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On vous explique en quoi consistent les tests rapides déployés cette semaine

De nouveaux tests de diagnostic du Covid, dits tests antigéniques sont déployés à l’AP-HP. Ils repèrent des protéines propres au virus et offrent des résultats en moins de 20 minutes mais restent moins fiables que les tests PCR.

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On vous explique en quoi consistent les tests rapides déployés cette semaine
Image d'illustration. Crédits Photo : © Shutterstock / Noiel

"Cette semaine, en Ile-de-France, nous devrions commencer à déployer des tests rapides". c’est ce qu’a annoncé le 8 septembre le ministre de la Santé Olivier Véran au micro de France Inter. "On a 15, 20 minutes à attendre et on a le résultat", a-t-il précisé.

Détecter les antigènes du virus

Mais en quoi consistent ces tests, qui doivent démarrer ce 9 septembre à l’AP-HP ? Il s’agit de tests réalisés à l’aide de prélèvements par écouvillon dans les narines, comme les actuels tests PCR. Dans les deux cas, l’objectif de ces tests est de détecter la présence du coronavirus et donc de savoir si une personne est porteuse de ce virus au moment du test.

Mais alors que les tests PCR détectent le matériel génétique du virus, son ARN, les tests rapides sont "antigéniques" : ils détectent les antigènes du virus, des protéines spécifiques présentent à sa surface. Celles-ci sont repérables en quelques minutes seulement, grâce à une réaction biochimique qui occasionne ou non une coloration du test, alors que le test PCR nécessite une analyse en laboratoire qui dure plusieurs heures.

Aucun de ces deux tests ne permet de savoir si une personne a déjà contracté le covid. Pour cela, il faut réaliser un test sérologique, par prise de sang.

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Un tri plus rapide des patients

Quel est l’intérêt de ces nouveaux tests rapides ? Trier plus rapidement les personnes contaminées et tracer leurs contacts, notamment à l’accueil des hôpitaux ou dans les aéroports. Un bémol, cependant : alors que la sensibilité des tests PCR est élevée, celle des tests antigéniques devrait être plus faible.

L’utilisation de ces tests par l’AP-HP devrait prochainement permettre d’évaluer leur efficacité réelle et leur éventuel intérêt à une plus large échelle.

Bientôt des tests salivaires ?

Pas question, donc, pour l’heure de remplacer les tests PCR, qui restent les tests de référence, par ces tests rapides. Pour désengorger les laboratoires qui croulent sous les demandes de tests, c'est davantage "sur la priorisation qu'il faut travailler", selon le ministre de la Santé.

Qu’en est-il des tests salivaires, moins invasifs que les tests par prélèvement nasal ? "On devrait les avoir d’ici 15 jours", a annoncé ce matin sur Europe 1 François Blanchecotte, président du Syndicat national des biologistes. Moins douloureux et plus rapides à réaliser que les tests PCR naso-pharyngés, ils devraient être assez fiables pour se généraliser.

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