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Et si on faisait appel aux vétérinaires pour lutter contre le coronavirus  ?

Les laboratoires vétérinaires et les producteurs de tests pour animaux pourraient au minimum, élaborer 150 000 tests de dépistage par semaine. Problème, la loi interdit aujourd'hui à ces experts de fabriquer des produits destinés aux humains.

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Et si on faisait appel aux vétérinaires pour lutter contre le coronavirus  ?

Habitués aux épisodes de grandes pandémies, chez les animaux d’élevage notamment, les industriels du secteur vétérinaire ont fait savoir aux autorités qu’ils étaient capables de produire en grand nombre des tests de dépistage du Covid-19 ainsi que des tests sérologiques. 

Si l’autorisation était donnée, les laboratoires vétérinaires départementaux pourraient eux aussi prêter main forte. Leurs biologistes ont d’ailleurs l’habitude de travailler sur des coronavirus, présents chez l’animal.

« Ils sont également formés à contrôler des pathogènes majeurs aussi dangereux que le Covid-19. On manipule des virus de la rage dans certains de nos laboratoires par exemple », confirme Aurèle Valogne, vétérinaire et présidente de l’association française des directeurs et cadres de laboratoires vétérinaires publics d’analyses.

Une position déjà appliquée en Europe

En France, la santé animale et la santé humaine restent deux mondes séparés. Alors pour faire bouger les lignes, l'Académie vétérinaire de France a publié samedi dernier un communiqué, appelant le gouvernement à accepter l'aide des laboratoires vétérinaires, comme c’est déjà le cas en Allemagne, en Italie ou encore en Belgique.

Pour François Blanchecotte, président du syndicat des biologistes, « il faut simplement poser des règles d’encadrement parce que nous avons de notre côtés des règles, des procédures et des recommandations. Mais si les vétérinaires peuvent nous donner un coup de main d’un point de vue technique (…) je pense qu’il ne faut pas refuser cette aide. » 

Samedi dernier, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé étudier dans quelles mesures ces interdictions pourraient être levées. Les professionnels de la santé animale attendent encore des retours du gouvernement.

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