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Coronavirus : quels risques de contagion sur le paquebot Diamond Princess ?

3 600 personnes sont toujours confinées à bord du paquebot Diamond Princess, au Japon. 135 passagers et membres d’équipage ont déjà été touchés par le coronavirus et la contamination pourrait se poursuivre parmi dans les coursives du bâteau... 

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Coronavirus : quels risques de contagion sur le paquebot Diamond Princess ?

​Alors que l’épidémie de coronavirus a franchi la barre des 42 000 personnes contaminées et des 1000 morts, le temps s'est arrêté à bord du Diamond princess. Depuis le 3 février, la croisière ne s’amuse plus. Environ 2500 vacanciers et 1000 membres de l’équipage sont en quarantaine sur le paquebot dont 135 passagers ont été testés positifs au coronavirus. Des conditions qui pourraient favoriser sa transmission...

Une situation très anxiogène

« Ce virus se transmet par voie respiratoire avant tout, par des gouttelettes qui sont transmises lorsqu’on tousse notamment à un mètre pour des personnes qui seraient malades, explique le Pr Arnaud Fontanet, responsable de l’Unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur. On peut imaginer que dans les espaces très confinés d’un bateau, la taille des cabines, les contacts assez étroits qui peuvent exister entre les passagers et l’équipage, il y ait des opportunités de transmission, ce qui rend certainement la situation très anxiogène pour l’ensemble des personnes qui sont actuellement sur ce paquebot ».

A bord du paquebot, des mesures strictes ont été prises.  Les passagers doivent rester isolés au maximum dans leur cabine, pour limiter les contacts entre eux. Le port du masque est obligatoire pour les sorties autorisées sur le pont. Et chacun doit prendre sa température deux fois par jour. En cas de fièvre, un test est réalisé. S’il s’avère positif au coronavirus : le passager est débarqué et hospitalisé. Objectif : éviter la propagation du virus. 

Attention aux poignées et aux boutons d'ascenseurs...

« Ce qui est connu et établi par rapport à des infections respiratoires de ce type, c’est que, pour des périodes de quelques heures, des poignées peuvent être contaminées, des boutons d’ascenseurs, tout ce qui aurait pu être touché par des postillons de patients, poursuit le Pr Arnaud Fontanet. Par rapport à d’autres modes de transmission plus atypiques, on n’a pas de réponse. On se demande évidemment si ce virus pourrait passer en aérosol et à ce moment-là être transmis par la climatisation, mais on n’a pas d’évidence pour cela. »

La mise en quarantaine va se prolonger pour les passagers qui ont été en contact avec les dernières personnes diagnostiquées. Pour les autres, elle devrait s’arrêter à la fin de la semaine. Cette situation inédite devrait permettre aux chercheurs de recueillir un maximum d’information pour mieux comprendre le mode de transmission et combattre le coronavirus.

 

 

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