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Comment rester belle malgré un cancer du sein ?

Ce lundi 1er octobre débute la 25ème édition d'Octobre Rose. Comme chaque année, Octobre Rose, la campagne de mobilisation pour la lutte contre le cancer du sein voit fleurir de nombreuses initiatives. Aujourd'hui, le Magazine de la santé vous en dévoile quelques-unes grâce à notre journaliste Setti Dali.

Rédigé le , mis à jour le

"Belle malgré le cancer du sein", chronique de Setti Dali, du 1er octobre 2018

Les ateliers de mise en beauté

Les ateliers de mise en beauté s'adressent aux femmes qui souffrent d'un cancer du sein. Dans cette épreuve, on pense surtout à sauver sa vie. Mais il est aussi important de rester une femme. A la fin du traitement, il est souvent difficile de retrouver sa féminité, ces ateliers de mise en beauté n'ont donc rien de futile. On unifie le teint, on redessine les sourcils, on met une nouvelle chevelure... Ces ateliers sont gratuits, anonymes et se déplacent à l'hôpital. Pour le mois d'octobre, ces ateliers sont ouverts au public tous les lundis. 

  • Elite Hair international
    Ateliers rencontres esthétiques, gratuits et anonymes. S'inscrire en ligne.
     
  • Association "Parlons-en"
    Le "Cancer du Sein Parlons-en !" est depuis 1994 la première association en France dédiée à l'information sur le cancer du sein et le dépistage précoce

 

Des tee-shirts fruités pour soutenir la lutte contre le cancer du sein

Cette année, ce sont les hommes qui ont décidé de soutenir les seins. Thierry Marx par exemple, les aime plutôt imposants. Quant à l'humoriste Artus, il préfère se fendre la poire sur le sujet... Pourquoi des fruits ? A cause de cette étrange manie de surnommer la poitrine avec des légumes. Qui n'a pas comparé un sein à une poire, à un melon ou à un pamplemousse ? L'idée a séduit une dizaine de célébrités qui ont accepté de jouer le jeu.

Le concept est décliné à travers une gamme de tee-shirts très fruités : au choix, fraise, ananas, banane ou pastèque. Chaque fruit représente ainsi une forme de sein. A vous de choisir la vôtre... ou celle de votre compagne ! 100% des recettes sont versées à l'association "Parlons-en", qui milite pour le dépistage du cancer du sein.

Derrière cette campagne de "com" pleine d'humour, se cache en réalité une marque de lingerie féminine. A sa tête, Charline Goutal, une diplômée d'HEC qui a monté sa start-up il y a cinq ans, à l'âge de 26 ans. Elle s'est lancée dans la création d'une gamme de lingerie très décalée, tout en jersey et dentelles tricotées en France. Le déclic a été le cancer du sein qui a frappé beaucoup de ses amies, elle a donc voulu s'engager à sa manière. 35% de ses clients sont des hommes. Elle s'est donc naturellement adressée à eux pour en faire les ambassadeurs d'une cause qui lui tient à coeur : le cancer du sein.

  • Ma Ptite Culotte
    Les T-shirts fruités pour soutenir la lutte contre le cancer du sein, opération "Ma Ptite Culotte".

 

Une lingerie adaptée

Qui de mieux pour dessiner des soutiens-gorge qu'une ancienne malade ! Cette créatrice a 39 ans quand elle a apprend son cancer mais ce qui a certainement le plus atteint son moral, ce sont les brassières qu'elle devait porter. C'était il y a 8 ans, et c’était tout ce qu’il y avait comme choix de lingerie adaptée : des sous-vêtements médicaux, achetés uniquement en pharmacie ou en magasins spécialisés.

Comme il y a toujours du bon dans le mauvais, elle profite de sa maladie et du temps qu'elle a, pour se lancer dans une première collection. Tous les modèles sont sans armatures, sans coutures extérieures, et surtout elles contiennent une poche pour y glisser une prothèse. Ses clientes, victimes d'un cancer du sein, sont ses meilleurs modèles. Le combat de la créatrice a depuis porté ses fruits puisqu'elle est la seule marque à être vendue en grande surface et sur un site de mode grand public. Le pari est gagné !

  • Garance
    Lingerie et maillots de bain pour les femmes victimes d'un cancer du sein.

 

Le tatouage 3D après une mastectomie

Après un cancer du sein, le plus dur est de se réapproprier sa poitrine. Après une mastectomie, certaines femmes optent pour un tatouage. Alexia, une chercheuse en oncologie, a tout plaqué pour monter un salon de tatouage artistique, dédié à 100% aux femmes ayant subi une ablation du sein. C'est la première en France à avoir créé ce "tétons shop" comme elle dit. Elle les reçoit chez elle.

Après la reconstruction mammaire, elle leur dessine une nouvelle aréole, sous la forme d'un trompe-l'oeil. Sa technique est aujourd'hui validée et soutenue par le milieu médical, dont l'Institut Gustave Roussy et l'Institut Curie. Grâce au réalisme de son travail, certaines femmes peuvent ainsi se passer d'une étape difficile qui est celle de la reconstruction du téton. Le prix est de 400 euros pour un tatouage, 600 euros pour les deux seins. Elle propose aussi des tatouages temporaires, à poser soi-même. Faciles à poser, ils durent trois mois. A travers ces dessins, elle aide les malades à retrouver un peu d'estime de soi, et surtout une part de leur féminité que le cancer leur a arrachée. 

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