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Cancer du col de l'utérus : une région particulière mise en cause

Le virus du papillome humain, ou papillomavirus, principal responsable du cancer du col de l'utérus, ne se fixerait que sur un seul type de cellules de cet organe, selon une étude, publiée le 11 juin 2012, dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

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Cancer du col de l'utérus : une région particulière mise en cause
Cancer du col de l'utérus : une région particulière mise en cause

Une zone spécifique du col de l'utérus pourrait être responsable de la majorité des cancers utérins. En effet, elle serait composée de cellules spécifiques sur lesquelles se fixerait le papillomavirus, à l'origine de la majorité des cancers utérins. L'équipe du Dr Christophe Crum, chef du service de pathologie périnatale du Brigham and Woman's Hospital de Boston, a montré que ces cellules possèdent une signature génétique retrouvée également dans les cellules tumorales des cancers du col de l'utérus. Elles définiraient donc une assise favorable au développement du virus.

En identifiant cette région, les chercheurs se disent capables de cibler la recherche de lésions précancéreuses et ainsi d'adapter au mieux les traitements si une tumeur est repérée. Ils ont également montré que les cellules retirées ne se régénèrent pas, ouvrant ainsi une nouvelle voie à la prévention de ces cancers. Il suffirait alors de retirer la région concernée chez une jeune femme avant qu'elle ne soit exposée au papillomavirus, pour l'en préserver.

Il sera toutefois nécessaire de réaliser des études complémentaires pour évaluer le rapport bénéfice/risque de l'ablation préventive de ces cellules. Mais le fait de les stigmatiser permet d'ores et déjà de recentrer la recherche sur le cancer du col de l'utérus.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), cette maladie touche environ 500 000 nouvelles femmes par an, et cause 250 000 décès chaque année. Malgré la mise en place d'un vaccin agissant contre le virus du papillome humain, il reste le facteur déclenchant dans 99 % des cas.

Source : "A discrete population of squamocolumnar junction cells implicated in the pathogenesis of cervical cancer", 11 juin 2012, Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

En savoir plus :

  • OMS
    Aide-mémoire de l'OMS sur le cancer (février 2012).

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