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Anticancéreux : 48 décès liés au docétaxel sur 20 ans

Le Figaro révèle le 28 mars que le traitement anticancéreux docétaxel a causé au moins 27 morts depuis 1996. Cette annonce s'appuie sur des résultats d'une enquête de pharmacovigilance lancée en septembre 2016 par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Dans un communiqué publié le 29 mars, l'agence explique que ce chiffre s'élève à 48.

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Anticancéreux : 48 décès liés au docétaxel sur 20 ans
Anticancéreux : au moins vingt-sept morts à cause du docétaxel (Image d'illustration)

Vingt-sept décès chez des malades du cancer traités avec le docétaxel ont été recensés sur la période de commercialisation de ce médicament, de 1996 à 2016, rapporte le 28 mars au soir Lefigaro.fr. Le docétaxel est utilisé dans le traitement des cancers du sein, du poumon, de la prostate, du cancer gastrique et des voies aéro-digestives supérieures.

[Mise-à-jour du 29 mars à 17h40] : selon un communiqué de l'ANSM, le nombre de décès suspects chez des malades du cancer traités avec le docétaxel depuis 1996 (date de sa commercialisation) s'élève à 48.

L'agence précise que "les décès restent rares (de l'ordre de 1/10.000) pour un médicament qui a permis de réduire la mortalité dans de très nombreux cancers". Dans l'attente des résultats d'autres analyses, par précaution, "la recommandation de non-utilisation du docétaxel dans les cancers du sein localisés opérables est maintenue", a précisé l'agence. 

Selon les résultats de l'enquête, "vingt-sept morts (17 d'entérocolite, une atteinte inflammatoire du tube digestif et 10 de choc septique) sont à déplorer à cause des effets indésirables du docétaxel sur toute la période de commercialisation", écrit Le Figaro.

Selon un communiqué de l'ANSM diffusé dans l'après-midi du 29 mars 2017, ce chiffre s'élèverait en réalité à 48 (voir encadré).

Le 17 janvier 2017, l'INCa (Institut du cancer) et l'ANSM ont recommandé aux cancérologues d'éviter temporairement, par précaution, d'utiliser le docétaxel pour les cancers du sein localisés, opérables, au profit d'une alternative, le paclitaxel.

Actuellement, le dossier est discuté au niveau européen en vue d'une réévaluation du rapport bénéfices/risques du docétaxel, selon l'ANSM.

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