Ch@t : Endométriose : quand faut-il opérer ?

Ch@t du 12 septembre 2011 : Avec le Dr Eric Sauvanet, gynécologue-obstétricien et le Dr Jérôme Loriau, chirurgien digestif.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses du Dr Eric Sauvanet, gynécologue-obstétricien

Aucune donnée scientifique ne confirme cette affirmation.    

Elle revient d'autant moins qu'un traitement hormonal sans règles est instauré.    

Oui, la sensibilisation est en train de se faire. 

Les douleurs physiologiques sont celles des deux premiers jours et qui ne vous empêchent pas de travailler.  

Seules les douleurs au fond peuvent éventuellement évoquer l'endométriose.    

Non.  

Oui, le risque est modérément augmenté. Mais si la grossesse survient, l'endométriose doit régresser.    

Rapprochez vous des associations de patientes comme Endo-France.   

Peu-être le curcuma ?    

Non, cela n'a rien à voir.  

Possiblement. Mais consultez car il peut y avoir d'autres causes.   

C'est probablement une endométriose profonde. Tout n'a pas pu être retiré...que votre sœur s'adresse a des centres spécialisés.    

Le choix de décider une opération repose toujours sur la lourdeur des signes ressentis et contre lesquels on veut lutter .

C'est possible.    

Oui. Revoyez votre gynécologue pour un traitement hormonal.    

Oui.  

Oui. 

Non rien n'est prouvé à ce sujet.   

La majorité des grossesses surviennent dans les douze mois

Non ce n'est pas un signe.

Si elle existait avant, elle peut récidiver à distance.

Le traitement hormonal en continu diminue le risque de récidive.

Jusqu'a six mois.

 Interrogez les sites d’associations de patientes comme Endo-France.

Très certainement.

Si vous n'avez pas de douleurs, continuez.

Oui, 4 a 5 kg

Interrogez votre gynécologue sur le stérilet hormonal

A priori aucun. 

Ca peut l'évoquer.

L'échographie et l'IRM par un radiologue connaissant la maladie. 

Oui, d'où la nécessité d'une surveillance. 

Non. 

IRM et dosage du CA 125. 

Toutes les pilules sont efficaces mais elles sont variables selon les patientes.

Effectivement, il faudrait ne pas dépasser 2 ou 3 injections et prendre le relais avec un traitement hormonal.

A priori non. 

Non

Non.

Surtout l'examen clinique.

Le nombre d'embryon obtenus est souvent moindre, mais pas le nombre de grossesses à terme. 

Un traitement par progestérone en deuxième partie de cycle peut vous aider.

Cela me parait bien assez.

L'Antadys® ne suffit pas. C'est l'intervention si la pilule est inefficace. 

Changer de traitement hormonal ou stérilet type Mirena®.

L'hyperoestrogenie.

 Il est efficace et il n'y a pas de risques décrits à long terme.

Revoyez plutôt le chirurgien digestif.

Pas d'intérêt à la kiné.

Pas vraiment car ils sont prescrits sur une courte période.

Non.

Si une plaque a été posée, c'est que l'exérèse était importante. Pas de risque à priori.

Colprone® ne donne pas d'infertilité. Votre âge inciterait à vous tourner rapidement vers une FIV si vous n'arriviez pas à tomber enceinte assez rapidement..  

Oui, s'il s'agit d'une adenomyose.  

Oui, c'est possible mais il existe un risque de fausse couche plus important.

Non, aucune indication.

Pas d'étude concluante...  

Non.  

Ce n'est pas une bonne idée. Plutôt le Mirena®.  

C'est possible.  

Selon les études c'est un très bon traitement contre les douleurs. En attente de commercialisation en France...  

C'est très rare mais c'est possible. Les symptômes surviennent toujours pendant les règles.  

Pas de traitement préventif. Les polluant sont en cours d'étude pour leur possible implication.  

10 % par an après la chirurgie si pas de traitement hormonal.  

Cela dépend de l'ensemble de votre bilan de stérilité.  

Les facteurs invoqués sont multiples et les axes de recherche également, ce qui explique la longueur des résultats des études.  

Pas de conclusion formelle pour l'instant.

Non, l'endométriose ne donne pas de douleurs ovulatoires .

Syndrome inflammatoire. Pas de troubles de l'ovulation.

A priori non.  

20 % de chances de réussite par cycle...  

 

Les réponses du Dr Jérôme Loriau, chirurgien digestif

En fait la plupart des équipes spécialisées dans cette pathologie proposent une prise en charge globale incluant si nécessaire des psychologues.

Il peut s'agir d'un signe témoignant de la présence d'endométriose à proximité du tube digestif sans que cela soit un élément de gravité. Le mieux est de consulter pour pouvoir réaliser les examens nécessaires.

Il peut en effet s'agir d'un signe qui doit faire rechercher la présence d'endométriose dans le petit bassin.

Cela dépend de la description de ce "kyste" dont vous parlez mais à priori non.

Comme pour toute pathologie certains signes peuvent être plus difficiles à déceler même avec des examens performants. Vous pourriez montrer les résultats de cette IRM à un praticien radiologue particulièrement investi dans la prise en charge de l'endométriose.

Non parfois d'autres examens peuvent être nécessaires pour déceler les lésions les plus complexes. IRM, scanner, échoendoscopie.

Les lésions d'endométriose peuvent se trouver à proximité de nerf qui commande la vessie. Dans certains cas l'ablation des nodules d'endométriose conduit à traumatiser ces nerfs et à occasionner ces troubles urinaires. Néanmoins la majorité de ces troubles régressent avec le temps. Une petite proportion de patientes garde des troubles prolongés voire définitifs.

Le choix de décider une opération repose toujours sur la lourdeur des signes ressentis et contre lesquels on veut lutter.

Avez vous simplement consulté votre gynécologue pour avoir son avis ?

Non rien n'est prouvé à ce sujet.

Non ce n'est pas un signe.

Savez-vous pour quelles raisons il ne vous a pas été proposé d'intervention ?

Le regroupement des prises en charge et les groupes multidisciplinaires sont sans doute une piste pour améliorer les prises en charge.

Les interventions successives peuvent créer des adhérences et ceci sans aucune autre maladie. Rassurez vous donc cela n'a sans doute rien à voir.

Cela dépend de l'étendue des lésions qui vous ont été enlevées. Les lésions étaient elles étendues ?

Outre les lésions objectives vues par les examens, l'endométriose est multifactorielle et encore en partie incomprise aujourd'hui. Autour de la prise en charge classique tout ce qui peut être associé et concours à améliorer la qualité de vie de la patiente a forcément sa place.

Cela dépend de la gêne ressentie et de la taille des lésions. Pourquoi pas mais il faut évaluer si d'autres options classiques ne seraient pas aussi voire plus efficaces.

Il est INDISPENSABLE que vous vous ayez cette discussion avec votre chirurgien. Surtout si l'opération a lieu bientôt. Ne vous lancez pas dans l'inconnu.

Vous pourriez contacter une association de patientes comme l'association Endo-France.

Question difficile pour un ch@t ! Cela demande une étude approfondie de votre dossier. Qu'en ont dit vos médecins ? Pourquoi parlez vous de récidive ?

Vous venez d'être opérée ? Il vous faut encore un peu de patience. Compter au moins un mois de convalescence. Un traitement hormonal est habituel après l'opération pas d'inquiétude. Pour envisager une grossesse il est capital d'en parler avec vos médecins bien en amont.

Quelles étaient les lésions décrites au cours de vos opérations ? De quel stade a t'on parlé ?

Habituellement c'est plutôt l'inverse. Les études montrent que les patientes porteuses d'endométriose sont plutôt longilignes.

Il peut y avoir des lésions à cet endroit. Cela dépend de ce que disent les bilans radiologiques.

C'est possible.

Selon les études c'est un très bon traitement contre les douleurs. En attente de commercialisation en France...

Le but du traitement hormonal n'est pas forcement de les faire diminuer mais aussi et surtout de les rendre moins inflammatoires et donc moins hémorragiques pendant l'opération.

En général les traitements hormonaux permettent d'améliorer les douleurs. Si ce n'est pas le cas il faut savoir réfléchir si besoin à d'autres pistes

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L’endométriose est une affection gynécologique fréquente et complexe. Concernant près d’une femme sur dix, elle se manifeste par de violentes douleurs pelviennes, des règles abondantes et peut même entraîner une infertilité. On estime que 10 à 15 % des femmes en âge de procréer et près de la moitié des femmes infertiles en sont atteintes. Non seulement elle perturbe le bien-être physique mais en plus elle peut avoir des conséquences psychologiques et peser sérieusement sur la relation avec le partenaire. L’un des problèmes tient au fait qu’une endométriose peut se manifester par des symptômes très divers qui expliquent certainement le fait qu'elle n’est souvent découverte qu’au bout de plusieurs années. Malgré ses répercussions, cette maladie gynécologique est souvent sous-estimée !

 

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* Les réponses avec le Pr. Patrick Madelenat, chirurgien gynécologue

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