Ch@t : Cancer de la prostate

Ch@t du 19 janvier 2011 : Les réponses du Pr. François Haab, du Pr. François Desgrandchamps, du Pr. Arnaud Mejean, du Dr Christophe Egrot et du Dr Nicolas Henry, tous urologues.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses du Pr. François Haab, urologue

La fréquence recommandée pour le dosage sanguin du taux de PSA est annuelle. Parfois si le taux est très bas une surveillance tous les deux ans peut-être préconisée.

Non, ce sont deux pathologies qui n'ont pas de lien entres elles. Même si elles peuvent être associées. L'adénome de prostate est toujours une pathologie bénigne de la prostate.

Il existe effectivement un profil génétique qui peut prédisposer au cancer de prostate dont certains éléments sont partagés avec le cancers du sein. La présence de plusieurs cancers de prostate et cancers du sein dans une même famille doit donc effectivement attirer l'attention.

Comme cela a été dit pendant l'émission, le cancer de la prostate peut se manifester par un élévation du taux de PSA et parfois simplement par une anomalie du toucher rectal. Si une induration a été constatée alors des biopsies sont probablement justifiées.

Le principal risque de la biopsie de prostate est l'infection prostatique.

Le traitement de la dysfonction érectile après chirurgie prostatique repose sur quatre traitements différents : les médicaments type viagra, cialis ou levitra. Les injections intra caverneuses, l'utilisation de dispositifs appelés vacuum qui provoquent un appel de sang dans la verge ou encore la mise en place d'un implant pénien. Chacune de ces options a forcément ses avantages et inconvénients. Discutez-en avec votre urologue.

Parmi les effets secondaires possibles de la prise en charge d'un cancer de prostate, il existe effectivement l'incontinence urinaire. Son importance peut être plus ou moins importante. Malheureusement nous n'avons pas encore déterminé de manière absolument certaine, les causes très précises de cette incontinence urinaire. Son intensité peut-être extrêmement variable allant de quelques gouttes à une impossibilité totale de retenue.

Non

Cela a été fait mais malheureusement avec des résultats décevants.

Le rapport PSA libre/PSA total est une aide pour analyser plus finement le taux de PSA total, mais c'est juste un indicateur supplémentaire.

Il est actuellement beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions sachant que l'incontinence peut parfois mettre plusieurs mois pour disparaitre et le retour de l'érection peut prendre plusieurs années. Il est en revanche utile de débuter une rééducation pour accélérer le retour de la continence et de faire un traitement permettant de provoquer des érections, là aussi pour augmenter les chances de récupération. Parlez-en avec votre urologue. Bon courage.

Non le tabac ne provoque pas d'élévation du PSA.

Le symptôme que vous décrivez s'appelle une hémospermie. C'est fréquemment angoissant et gênant pour les patients mais ne cache habituellement rien de grave.

 L'ablatherm est un traitement du cancer de prostate lorsque que celui-ci reste limité à la glande.  Habituellement proposé après 70 ans et systématiquement associé à un "grattage" de la prostate par voie endoscopique. Ce traitement est également évalué dans le cadre d'études cliniques en cas d'échec de radiothérapie ou curiethérapie ou comme traitement "focal" c'est à dire limité à une seule partie de la prostate.

Concernant la prostatectomie totale, aucune technique n'a fait la preuve formelle de sa supériorité par rapport à l'autre.

La découverte de calcifications dans la prostate est une situation très fréquente qui n'est pas un facteur de risque de cancer.

La gêne urinaire est plus un signe lié à l'hypertrophie bénigne de la prostate.

La préservation des nerfs lors de l'intervention est un facteur positif de récupération. Cette dernière peut néanmoins être tardive et prendre plusieurs années. Il est en revanche important de poursuivre les injections pour augmenter les chances de récupération.

 La principale conséquence mais positive, a en attendre est la disparition des fuites. Il est en revanche nécessaire pour déclencher la miction et vider la vessie d'appuyer sur une petite pompe cachée dans la bourse. Le sphincter artificiel autorise par ailleurs tous types d'activités.

Les biopsies peuvent assez fréquemment entrainer les présences de sang dans le sperme. On appelle cela une hémospermie. Au début le sang est plutôt rouge et progressivement peut devenir plus brun. C'est bénin, et disparait après quelques semaines, parfois plus...

Oui, notamment si la vessie se vide mal en raison d'un obstacle prostatique.

La scintigraphie n'est pas systématique dans le bilan d'un cancer de prostate. Mais c'est un examen qui est indiqué en fonction de différents critères si l'on veut avoir une évaluation précise de l'ensemble du squelette et détecter d'éventuelles métastases.

Différentes solutions de rééducation, médicaments ou encore chirurgie, sont disponibles. Discutez-en avec votre urologue

Habituellement oui, même s'il peut y avoir parfois de petites fluctuations.

Les réponses du Pr. François Desgrandchamps, urologue

Une ou des petites doses inhibiteurs de la 5 Alpha réductase, peuvent être utilisées contre la chute des cheveux. Cependant, leurs effets au long cours sur les pathologies prostatiques n'ont pas été évalués.

Trois petits foyers de Gleason 6 ne suscitent pas obligatoirement une opération.

En phase terminale du cancer de la prostate, le but est d'accompagner le mieux possible le patient sans qu'il ne souffre. En cas d'échec de la  chimiothérapie, il y a peu de traitements à visée curative.

L'incontinence après chirurgie est rare, l'impuissance est plus fréquente. Ces bons résultats ne sont pas obtenus que par le robot mais par toutes chirurgies bien faites.

Il n'y a pas plus de risque du cancer de la prostate. Mais la sodomie peut transitoirement élever le PSA.

Globalement le traitement hormonal a pour but de ralentir la maladie. Chaque indication se décide de façon individuelle en particulier en fonction de la rapidité d'augmentation du PSA.

À 88 ans, il n'aurait pas fallu demander de dosage de PSA. Si votre père n'a aucune douleur osseuse ni aucun problème urinaire, il ne faut rien faire.

Le PSA normal n'existe pas. Et certains adénomes peuvent faire monter beaucoup ce nombre sans qu'il n'y ait de seuil limite.

C'est le simple jus de grenade et non l'élixir qui peut ralentir l'évolution du PSA.

Officiellement le PSA normal est inférieur à 4. En fait, il reste encore un risque de cancer même si le chiffre est plus petit et en pratique, le seuil de danger possible est de 2,5.

Des radiofréquences sont des pratiques courantes pour traiter l'hypertrophie de la prostate uniquement.

Périodicité : tous les ans sauf si le PSA est inférieur à 2,5, que le toucher rectal est normal et qu'il n'y a pas de difficultés pour uriner. Dans ces cas là, la périodicité est tous les 2 ans.

Gleason 7 avant 75 ans est une maladie potentiellement dangereuse pour laquelle un traitement est nécessaire, chirurgie ou irradiation.

Globalement les recommandations diététiques sont les suivantes : réduction des graisses saturées : viandes rouges grasses, beurre, fromage. Limitation de l'apport en calcium à partir des produits laitiers, augmentation du poids des poissons gras : saumons, harengs, macros et enfin, augmentation des fruits et légumes en particulier tomates.

Si le PSA est inférieur à 2,5 le risque existe mais il est très faible.

La photothérapie est expérimentale pour le cancer de la prostate et ne doit se faire qu'en protocole.

L'irradiation peut venir compléter une opération. C'est le traitement de référence quand on pense que le patient a une récidive locale.

En cas de PSA élevé et de biopsies négatives et si l'on craint d'être passé à côté du cancer, on peut soit refaire des biopsies multiples soit faire une IRM fonctionnelle de la prostate pour cibler de nouvelles biopsies.

 Il n'y a pas de données prouvées sur la supériorité de l'un ou de l'autre traitement. Le but du traitement intermittent est d'en limiter les effets secondaires.

Un risque familial accru de cancer de la prostate, est lié à la présence de membres de la famille ayant également un cancer de la prostate. La leucémie et les autres cancers n'augmentent pas le risque.

Dans quelques cas de prostatites chroniques, il peut y avoir une induration au toucher rectal.

 Le PSA peut remonter si le cancer persiste, soit sous forme de métastase soit sous forme de récidive locale. Au moment de l'intervention quelques cellules cancéreuses étaient déjà sorties de la prostate et sécrètent secondairement du PSA.

Le risque de récidive du cancer diminue avec le temps. À trois ans, il peut persister mais il est faible.

Les biopsies de prostate n'entrainent pas d'extension du cancer.

 Oui le traitement hormonal est efficace sur les métastases osseuses.

 On peut conseiller un premier PSA à 45 ans.

L'alternative à l'intervention peut être une irradiation.

 

Les réponses du Pr. Arnaud Mejean, urologue

Non le PSA est spécifique de la prostate mais pas du cancer. Il peut s'élever après une infection, une inflammation ou un grossissement de la prostate.

C'est tout l'objet du dépistage INDIVIDUEL et de la campagne de Michel Cymes. A vous de voir....

Vous devez rentrer dans un protocole pour tester de nouvelles drogues (abiraterone par ex) qui seront bientôt commercialisées mais qui attendent leur AMM. Tournez-vous vers un service d'oncologie ou demandez à votre urologue.

Très très rare mais pas impossible.

Uniquement pour des quantités énormes donc en pratique pas de risque.

Non des études sont en cours d'autres ont été publiées avec le finasteride et le dutastéride mais avec des résultats encore trop peu convaincants pour les recommander surtout qu'ils pourraient méconnaitre des cancers plus agressifs.

Oui.

Dès que le PSA n'est plus indétectable.

Non.

Il faut attendre au moins un an pour parler d'échec après une kiné bien conduite. Des solutions existent si les fuites persistent.

Il est recommandé de faire PSA et TR dans votre cas ? Allez voir un autre médecin ou un urologue si le votre refuse.

Non.

C'est une excellente équipe demandez conseil à votre urologue ou oncologue.

Le rapport PSA libre / total ne peut être interprété qu'avec le PSA total.

En matière de cancer, on parle de rémission car la surveillance doit être longue.

C'est une possibilité ce qu'on appelle le traitement alterné. Il doit être évalué en fonction de la gêne que vous resssentez à prendre Goséréline.

Pas nécessairement cela dépend de leur taille de leur nombre.

C'est un traitement par ultrasons focalisé de haute intensité le plus souvent après résection de la prostate et traitement hormonal. En France il est recommandé chez l'homme âgé > 75 ans en bon état général.

Poursuivre la surveillance si nouvelle élévation faire une IRM dynamique et de diffusion qui permet de mieux cibler les biopsies.

Non ce n'est plus vrai (on le pensait jadis).

Si légères fuites on peut proposer des bandelettes ou des ballons appelés proACT mais cela dépend de l'importance de l'incontinence. Parlez-en à votre urologue.

Cela peut être infernal c'est vrai et il n'y a pas de traitement miracle....

Vous pouvez arrêter le Bicalutamide mais devez garder Goséréline.

Cancer localement avancé : le traitement de référence est hormono 3 ans + radiothérapie.

C'est extrêmement difficile de répondre à cette question et toute réponse serait fausse tant il y a des progrès. De nouveaux traitements seront bientôt sur le marché avec des effets positifs sur la maladie même en 2ème ou 3ème ligne. Ne perdez pas espoir.

Cela dépend de votre âge, du nombre de BP positives de leur longueur, du TR des signes urinaires, .... Autant de points dont on doit discuter. Cela dit la prostatectomie reste le traitement de référence du cancer de la prostate localisé.

Les problèmes d'érections après prostatectomie sont classiques. Il faut d'abord savoir si les bandelettes neuro-vasculaires ont été préservées et seul votre urologue pourra vous le dire. Ensuite vous devez attendre au moins 1 à 2 ans pour parler de dysfonction érectile. Les traitements existent, des médicaments oraux, des injections jusqu'aux prothèses.

Non si vous avez bien fait la kiné.

C'est le procédé normal d'AMM qui prend du temps. Cela dit certains centres peuvent proposés ces traitements dans le cadre de ce qu'on appelle une ATU. Renseignez vous.

Vous parlez surement du PCA3, test urinaire après massage prostatique, non remboursé, 300 euros qui permet d'orienter vers une nouvelle série de BP. Cela signifie qu'une première série de BP a été faite et était négative.

C'est une sténose de l'anastomose qui est problématique car une chirurgie trop agressive risque de vous rendre incontinent....

C'est vrai vous avez raison.

Non le dépistage n'est plus recommandé à partir de 75 ans.

Chez l'homme jeune l'hémospermie est exceptionnellement inquiétante, chez l'homme plus âgé > 50 ans elle doit faire l'objet d'un dépistage du cancer de la prostate même si elle est très rarement le signe d'une maladie.

C'est le degré de différentiation du cancer c'est à dire son agressivité : 4+3 c'est moyennement différentié

Les réponses du Dr Christophe Egrot, urologue

La curiethérapie, comme la chirurgie ou la radiothérapie conventionnelle, a des effets secondaires, notamment sur le plan de la continence ou des érections, même s'ils sont moindres. En l'absence d'amélioration, un traitement médical ou par injections est tout à fait envisageable.

La résistance à la castration chimique induite par le traitement hormonal apparaît après un délai d'environ 24 mois.

Les biopsies prostatiques conservent un risque faible (inférieur à 5 %) de complications infectieuses graves (prostatites) et ne doivent être pratiquées qu'en cas de forte suspicion clinique et/ou biologique de cancer de la prostate, en aucun cas en première ligne de dépistage.

Votre risque de cancer de prostate est probablement légèrement supérieur à la moyenne, sans être majeur en l'absence d'autre cas dans votre famille, notamment parmi vos autres ascendants.

Non

L'évaluation définitive se fait à un an post-prostatectomie. Eu égard à la gêne dont vous parlez, il est possible qu'il faille envisager une prise en charge chirurgicale. Mais le volume des pertes d'urines doit être au préalable évalué avec précision, de même que votre gêne.

Dans l'hormonothérapie, la castration chimique est obtenue paradoxalement en utilisant des agonistes d'une hormone sécrétée par l'hypothalamus, la GnRH (Gonadotropin Releasing Hormon). Avant d'obtenir le blocage par saturation de la sécrétion des hormones LH et FSH hypophysaires, une augmentation transitoire peut survenir au début du traitement : c'est l'effet flair up (qui peut "booster" le cancer). Cet effet est jugulé par la prise d'antiandrogènes.

Oui, il s'agit de l'un des arguments utilisés dans le dépistage du cancer de la prostate, mais pas dans le suivi !

Une rétention d'urines est un événement qui constitue un tournant dans l'évolution d'une hypertrophie de prostate, surtout si elle survient en l'absence d'infection, ou sous traitement alphabloquant.  Elle est un argument fort pour envisager effectivement un traitement chirurgical.

Oui. Ils demeurent exceptionnels. Leur forme histologique diffère parfois de l'adénocarcinome, forme habituelle du cancer de la prostate.

Le volume de votre prostate, de même que la cinétique d'évolution du taux de votre PSA demeurent des informations capitales pour répondre clairement à votre question.

L'IRM prostatique demeure le meilleur examen pour évaluer avec précision l'extension locale, et notamment le franchissement capsulaire, notamment si on envisage un traitement chirurgical.

L'hémospermie n'est jamais en rapport avec les vésicules séminales qui éclatent. Elle est le plus souvent bénigne, mais peut être en rapport avec la prostate, qui sécrète 40 à 60% du volume de l'éjaculat.

On ne peut raisonner sur deux dosages de PSA. Il est nécessaire d'observer la cinétique d'évolution du PSA sur au moins trois dosages suffisamment espacés pour être significatifs.

Si vous êtes traités par hormonothérapie, c'est probablement pour une ré-évolution de votre PSA (récidive biologique). Avec un PSA à 0.07, il semble que la réponse à l'hormonothérapie soit bonne, et le traitement doit donc être poursuivi. On peut donc parler de rémission, mais pas de guérison.

Non, cela n'est pas indispensable avant radiothérapie

 Aucun intérêt de l'échographie pour le dépistage du  cancer de la prostate.

Quelle intervention ? Résection endoscopique ou prostatectomie ?

Non aucune n'influe sur les rapports sexuels.

Si vous ne prenez aucun traitement hormonal, ces résultats correspondent à une rémission complète ; il faut cependant poursuivre la surveillance.

Non. Elle peut être également réalisée en cas de récidive locale, suspectée sur la base de différents critères, notamment biologiques.

Cela dépend en réalité de votre fonction propre. En l'absence d'intumescence, même minime, les inhibiteurs des phosphodiestérases risquent d'être insuffisants.

Oui, surtout dans la zone périphérique (majorité des cancers), s'il fait plus de 5 mm ; en voie d'amélioration.

Un an suffit largement si les feux sont au vert.

Nécessaire jusqu'à 70-75 ans, avec une espérance de vie estimée supérieure à 10 ans

Si votre prostate fait moins de 45 g, que votre cancer est inférieur Gleason 7, que tous les prélèvements sont positifs du même côté, et que vous n'êtes pas gêné sur le plan urinaire, une  curiethérapie peut vous être proposée. Sinon, la radiothérapie externe peut également vous être proposée.

La chirurgie robotique apporte incontestablement un confort inespéré au chirurgien qui opère. Elle n'a pas aujourd'hui fait la preuve de sa supériorité, tant sur le plan des résultats cancérologiques que sur le plan des résultats fonctionnels. Elle fait l'objet d'une politique marketing appuyée, actuellement non justifiée dans cette indication.

Les médecines alternatives sont en pleine expansion actuellement, sans aucune justification quant à leur efficacité. Elles sont dangereuses dans certaines indications, notamment pour la prise en charge des cancers où elles peuvent induire des retards de prise en charge.

Non, c'est le contraire.

Faible. Il s'agit d'un cancer bien différencié, facteur de bon pronostic.

Il existe des susceptibilités génétiques pouvant effectivement représenter une "fragilité" exposant au risque de cancer indépendamment d'un organe donné. Votre famille semble effectivement exposée, en l'absence de facteurs de risque spécifiques (tabac pour le cancer de vessie par exemple).

Avec un score 3 + 3, il existe peu de facteurs prédictifs de l'évolution à long terme, bonne ou mauvaise. D'autres facteurs d'évaluation rentrent en ligne de compte, comme la taille, le taux de PSA, le nombre de biopsies positives...

La surveillance à long terme de votre taux de PSA total.

Non. Le cancer est souvent périphérique, hors d'atteinte de la résection qui peut cependant trouver de temps en temps un cancer développé au niveau de la zone de transition.

Non, ce n'est pas l'hormonothérapie qui induit une résistance. Cette résistance, qui apparaît parfois tardivement, est parfois déjà présente au sein de certains clones de cellules tumorales, et se développe pour son propre compte, jusqu'à devenir visible.

Il s'agit d'une voie d'abord devenue historique qui n'est à l'heure actuelle, plus pratiquée en France.

Rarement, dans certains cas pour votre première question. En revanche, l'épaississement de la paroi vésicale doit pousser votre mari à consulter un urologue, oui.

Cela dépend du volume de votre prostate, et de la cinétique d'évolution de votre taux de PSA.

 T1c signifie un cancer diagnostiqué chez un patient asymptomatique sur la base d'un dosage de PSA (après biopsies) ! (Apparu lorsque le PSA a été utilisé à ses débuts dans les années 90, permettant enfin un dépistage, impossible auparavant). En pratique, il ne s'utilise presque plus car, avec le toucher rectal et l'IRM, on peut détailler plus qu'avant la taille d'un cancer asymptomatique.

Le volume normal de la prostate est d'environ 15 à 20mL (15 à 20g). La cinétique, c'est la courbe d'évolution, la vitesse d'évolution en cas de pente ascendante.

Le rapport PSA L/T est diminué en cas de cancer, pour une raison encore mal définie. Cela signifie que l'on retrouve dans le sang moins de PSA libre que lié (à diverses protéines, dont notamment l'alpha-1-antichymotrypsine) dans ce contexte. Ce rapport a un seuil fixé à 25 %. Il ne s'agit que d'un argument supplémentaire pour orienter un patient vers d'éventuelles biopsies de prostate.

Mais oui, c'est bien (en fait le résultat doit apparaître ainsi : < 0.06 ng/mL), marquant que le taux est inférieur au seuil de détection de l'automate qui dose le PSA!

 

Les réponses du Dr Nicolas Henry, urologue

Si il existe des antécédents familiaux (= 2 parents de première génération) de cancer de prostate avéré, il faut commencer le dépistage à 45 ans.

Non, cela n'est sûrement pas en rapport avec le cancer de la prostate mais plus probablement avec une inflammation voire une infection de la prostate. Il faut pour s'assurer de l'absence d'infection, réaliser un examen d'urines avec massage prostatique à la recherche de germes intra prostatiques.

Non cela n'a aucun rapport. Je vous conseille néanmoins d'aller consulter un urologue pour davantage d'investigations.

Il doit être inférieur à 0.2 ng/l.

Non aucun rapport

Cela peut tout à fait être justifié, pour prévenir une récidive locale du cancer.

Le cancer de la prostate est cliniquement peu symptomatique.

Cela dépend du type d'incontinence urinaire. Il est préférable de consulter un urologue.

Aucun élément en faveur de cette hypothèse n'a été démontré.

Non, votre taux est redevenu normal. Il faudra commencer à suivre votre taux de PSA à partir de 50 ans.

Oui tout à fait.

Il peut tout à fait fluctuer (après un toucher rectal, une infection). C'est pourquoi il est souvent préférable de recontrôler un taux anormalement élevé

 Oui il est augmenté en cas d'adénome (tumeur bénigne) de la prostate.

Si le PSA reste stable une simple surveillance annuelle jusqu'à 75 ans est recommandée.

La pose de bandelettes sous urétrale chez l'homme, après prostatectomie radicale, est une très bonne solution en cas d'incontinence minime à modérée avec un taux de succès entre 70 et 80 %.

Je crois qu'il est préférable de se faire suivre par un urologue...

Il s'agit d'un très bon examen à la recherche de prostatite chronique (infection chronique de la prostate).

Le cancer de la prostate ne donne pas ou très rarement des symptômes. Il faut aujourd'hui dépister le cancer de prostate par le PSA entre 50 et 75 ans.

Il est en effet préférable de réaliser des biopsies prostatiques.

Pour dépister le cancer de la prostate : toucher rectal

Non

Oui tout à fait.

On parle de récidive à partir de dosages successifs supérieurs à 0.2 ng/ml

Il est préférable de réaliser des biopsies prostatiques compte tenu de l'élévation du PSA.

Cela est tout a fait rassurant. Il faut continuer à surveiller annuellement le PSA.

Non il n'est pas remboursé.

Votre taux de PSA est stable mais compte tenu de lésion de PIN il est préférable de réaliser des biopsies à 6 mois.

Non.

Non ceci reste exceptionnel.

C'est possible. Il est nécessaire de recontrôler le taux de PSA à 3 mois.

Vous pouvez essayer de supprimer les injections intra caverneuses et éventuellement compléter par un traitement par voie orale.

Ce sont deux médicaments différents. Reprenez donc l'alfuzosine.

Cela est suffisant si le PSA reste stable. L'échographie n'est pas utile pour la surveillance.

Non la valeur seuil de normalité de 4 ng/ml, est aujourd'hui débattue. Il faut mieux considérer l'évolutivité du taux de PSA.

Oui.

Ce traitement est maintenant dispensé dans différents centres. Il n'y a pas aujourd'hui de recul suffisant pour juger de son efficacité à long terme.

Le pin de haut grade n'est pas une lésion précancéreuse mais elle est davantage associée à des cancers de la prostate. C'est pourquoi il est préférable de réaliser des biopsies de contrôle à 6 mois.

 Non.

Non.

Non.

Non les polypes de vessie donnent du sang dans les urines (hématurie).

Oui

Il est préférable de réaliser une radiothérapie complémentaire.

Il faut envisager la radiothérapie en fonction du PSA post opératoire mais aussi de l'analyse définitive anatomo pathologique de la pièce opératoire. Elle doit de toute façons, sûrement débutée à 0.2 ng/ml.

Les antécédents familiaux, de facteurs génétiques, l'âge, et l'origine ethnique.           

Il s'agit du degré de différenciation des deux contingents les plus représentés.

Le cancer de la prostate est très peu symptomatique. Son dépistage se fait par le toucher rectal et le PSA.

Non mais après prostatectomie radicale, il est nécessaire d'avoir recours à une procréation médicalement assistée.

Quand il y a plusieurs localisations tumorales.

Non cela n'a jamais été démontré.

Il faut voir un urologue pour réaliser un premier bilan et plusieurs solutions sont envisageables: traitement médicamenteux, vaccuum, injection intra caverneuse et prothèse pénienne.

 

Non 

Que la tumeur atteint plus de 50 % d'un lobe de la prostate.

Si 12 prélèvements ont été effectués à chaque fois, un contrôle par PSA à 6 mois peut en effet être envisageable.

Ne pas s'inquiéter. L'élévation du PSA peut tout à fait s'expliquer par l'augmentation du volume de la prostate. Il faut recontrôler le taux dans 6 mois.

Non pas de rapport. Les douleurs testiculaires peuvent être multifactorielles : infection kyste,... Un examen clinique est nécessaire.

Il s'agit d'un dispositif (une pompe) qui aspire le sang dans les corps caverneux de la verge pour permettre des érections.

A ce jour ce traitement n'a jamais été évalué.

Ceci est un peu élevé. Il est nécessaire de recontrôler.

Oui

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