Maladie de Lyme : un guide pour réagir rapidement en cas de piqûre

Fièvre, signes grippaux, plaques rouges… plusieurs symptômes doivent alerter après une piqûre de tique. La Haute Autorité de Santé vient de publier un guide pour mieux orienter les patients.

Mathis Thomas
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La tique est un animal vecteur de la maladie de Lyme.
La tique est un animal vecteur de la maladie de Lyme.  —  Crédits Photo : ©Catkin / Pixabay

91 cas pour 100 000 habitants. Le taux d’incidence de la maladie de Lyme en France est au plus haut en 2021. Aussi connue sous le nom de “borréliose de Lyme”, cette infection bactérienne est transmise à l’homme par la piqûre d’une tique infectée.

Pour améliorer la prise en charge des patients atteints de la maladie de Lyme, et devant l’augmentation des cas ces dernières années, la Haute autorité de Santé (HAS) a publié le 10 mars un “guide du parcours de soins des patients présentant une suspicion de borréliose de Lyme”, destiné aux professionnels de santé.

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Trois niveaux de prise en charge

Ce guide repose sur trois niveaux de prise en charge. Du médecin traitant aux centres de référence des maladies vectorielles à tiques (CRMVT), le guide a pour objectif de définir pour chaque situation “la conduite à tenir et l'orientation médicale du patient”. 

Pour le niveau 1, le médecin traitant est chargé de suivre le patient et de retirer la tique. En cas de signes cliniques évocateurs d'une borréliose de Lyme comme un érythème migrant, le médecin peut proposer un traitement antibiotique adapté. 

Pour le niveau 2, un spécialiste est nécessaire pour intervenir auprès du patient. Il devra également se diriger vers un centre de compétences des maladies vectorielles à tiques en cas de “présence d'autres signes évocateurs dans les six semaines suivant la piqûre”.

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Conseils de prévention

Enfin le niveau 3 nécessite une expertise pluridisciplinaire en cas d'évolution défavorable après un traitement, auprès d’un CRMVT. La HAS recommande également d'adresser les patients à un centre de compétences en cas d'échec thérapeutique. L’autorité de santé délivre également quelques conseils de prévention pour les patients eux-mêmes.  

Il est ainsi recommandé d’extraire immédiatement la tique à l’aide d’un tire-tique, surveiller la zone piquée pendant au moins un mois et suivre l’évolution de son état de santé avec son médecin traitant.