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Douleurs chroniques : une prise en charge nettement insuffisante

Les associations de patients dénoncent un manquement dans la prise en charge de la douleur en France et les conséquences dramatiques pour les malades. 12 millions de Français souffrent actuellement de douleurs chroniques.  

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Douleurs chroniques : une prise en charge nettement insuffisante
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Des "insuffisances notoires" dans la prise en charge de la douleur en France. C’est ce qu’ont dénoncé le 21 octobre un total de 47 associations de patients, alertant sur les "conséquences dramatiques" de ce manquement pour les personnes concernées.

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Moins de 3% des patients pris en charge

Alors que "plus de 12 millions de Français souffrent de douleurs chroniques", "70% des personnes concernées ne bénéficient toujours pas d'un traitement approprié", estiment ces associations dans un communiqué, diffusé le 21 octobre à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la douleur.

"Moins de 3% d'entre elles sont prises en charge dans un des centres spécialisés, lesquels manquent cruellement de moyens", ajoutent-elles, à propos des 243 structures spécialisées douleurs chroniques (SDC).

Coût financier notable

Ces centres accueillent chaque année environ 400.000 patients atteints de douleurs qui durent depuis plusieurs mois ou qui résistent aux traitements proposés par leur médecin généraliste. Il faut souvent plusieurs mois d'attente pour y obtenir un rendez-vous.

Par ailleurs, "l'absence de prise en charge de la douleur a également un coût financier notable pour la société: désinsertion professionnelle, dépenses majorées de santé...", soulignent ces organisations, dont France Assos Santé, APF France Handicap, l'Association Française des Sclérosés En Plaques (AFSEP), la Ligue contre le cancer ou encore Fibromyalgie France.

"Une maladie à part entière"

Aussi, les 47 associations demandent que la douleur soit "reconnue comme une maladie à part entière", avec une reconnaissance de la part des soignants, qui minimisent encore trop souvent le sujet.

Elles appellent aussi "les pouvoirs publics à faire de la douleur une véritable priorité des politiques de santé", en mettant en oeuvre des actions de prévention de la douleur chronique, en développant la formation sur le sujet, en investissant dans la recherche et en reconnaissant la médecine de la douleur "comme une vraie spécialité médicale".

Les étudiants en médecine souhaitant se former à la médecine de la douleur suivent actuellement une "formation spécialisée transversale" d'une durée d'un an.

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