Intoxication : gare à la confusion entre colchique et ail des ours !

La saison de l’ail des ours a commencé. Mais si vous êtes adeptes de la cueillette, prenez garde à ne pas la confondre avec le colchique. Ce dernier est toxique et peut entraîner des intoxications s'il est consommé.

La rédaction d'AlloDocteurs
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L'ail des ours a de petites fleurs blanches, contrairement au colchique / Shutterstock ©Testbild
L'ail des ours a de petites fleurs blanches, contrairement au colchique / Shutterstock ©Testbild

Ce week-end, si vous profitez des beaux jours pour vous adonner à la cueillette de l’ail des ours, soyez vigilants. Cette plante, dont la saison bat son plein entre les mois d’avril et juin, ne doit pas être confondue avec le toxique colchique.

En 2019, les centres antipoison avaient rapporté 31 cas dont quatre graves d’intoxications au colchique à cause d'une confusion avec l'ail des ours, rappelle l'Agence nationale de sécurité sanitaire alimentaire (Anses). Et en mai 2020, le centre antipoison Grand Est avait déploré un cas d’intoxication mortelle.

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Distinguer les deux plantes

Comment éviter la confusion entre colchique et ail des ours, qui poussent tous les deux dans les sous-bois ? L’ail des ours, comestible, est une plante haute de 15 à 40 cm, dont les fleurs en forme d’étoile sont blanches. L’Anses recommande de vérifier qu’une odeur d’ail s’échappe bien de ses feuilles quand on les froisse. Autre caractéristique : ses feuilles sont plus ou moins brillantes et portées par des tiges.

Le colchique, toxique, possède en revanche des feuilles plus rigides, sans tiges et avec un bulbe rond et foncé. Ses fleurs sont mauves et n’apparaissent pas en même temps que celles de l’ail des ours.

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Des précautions pour éviter une intoxication 

Afin de prévenir tout risque, l’Anses recommande de ne pas cueillir les feuilles par brassées pour éviter de cueillir plusieurs espèces et de mélanger des espèces toxiques et comestibles. Ensuite, photographiez votre cueillette pour en faciliter l’identification en cas d'intoxication. En cas de doute, de goût amer ou désagréable, l’agence préconise de ne rien consommer.

Selon l’Anses, les premiers symptômes d’une intoxication au colchique sont des troubles digestifs comme des diarrhées et des vomissements dans les heures suivant l’ingestion. L’association avec certains médicaments courants, comme les antibiotiques macrolides ou l’antivitamine K, peuvent accroître le risque toxique.

Chaque année, en France, le réseau des centres antipoison enregistre environ 250 cas de confusion de plantes toxiques avec des plantes comestibles.