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IVG : le nombre d’avortements en légère hausse

Le taux de recours à l'avortement a augmenté en 2019, atteignant son plus haut niveau depuis 30 ans, selon la Drees. Un taux qui varie néanmoins selon les tranches d’âge, les régions et le niveau fiscal des femmes.

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IVG : le nombre d’avortements en légère hausse
Image d'illustration. Crédits Photo : © Shutterstock / Yuliia Sereda

232.200. C’est le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) pratiquées en France en 2019, selon une étude de la Direction de la Recherche, des Études de l’Évaluation et des Statistiques (Drees) publiée le 24 septembre. Le nombre d’IVG atteint ainsi son plus haut niveau constaté depuis 30 ans.

"Tendance à la hausse"

Plus précisément, en 2019, 15,6 femmes sur 1.000, âgées entre 15 et 49 ans, ont eu recours à une IVG en métropole (+0,6 point comparé à 2018), et 28,2 dans les départements et régions d'outre-mer (+0,4).

Depuis 1995, "le taux global de recours à l'IVG (nombre d'avortements rapporté au nombre de femmes, ndlr) suit une tendance à la hausse", précise la Drees. Et depuis 2001, le nombre annuel d’IVG oscillait entre 215.000 et 230.000.

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Plus d’IVG chez les trentenaires

Mais ce chiffre comporte des nuances. Selon la Drees, "les jeunes femmes de 20 à 29 ans restent les plus concernées, leur taux de recours étant de 27,9 IVG pour 1.000 femmes."

Mais depuis les années 2010, le taux de recours à l'IVG augmente chez les trentenaires, note l'étude, tandis qu'il diminue chez les moins de 20 ans.

Du "simple au triple" selon les régions

Autre particularité : les disparités territoriales restent fortes, variant "du simple au triple selon les régions". Les recours sont plus élevés en Île-de-France, dans le Sud-Est, et dans certains départements et régions d'outre-mer (Drom) où le taux monte jusqu'à 39, comme en Guadeloupe et en Guyane.

Plus d’IVG chez les femmes précaires

Dernier point à noter : pour la première fois, la Drees a croisé les données sur les IVG avec les données fiscales, mettant en évidence une corrélation entre niveau de vie et recours à l'avortement. Ainsi, "les femmes les plus précaires y (recourent) sensiblement plus que les plus aisées".

Le rapport met enfin en évidence que, depuis l'autorisation des IVG par voie médicamenteuse, en 2001, le nombre d'avortements chirurgicaux est en baisse constante. Ainsi, en 2019, 70% des IVG sont réalisées de façon médicamenteuse contre 30% en 2001.

Vers un délai plus long ?

Par ailleurs, près d'une IVG sur cinq est réalisée entre la 10e et la 12e semaine de grossesse, délai légal maximal. La délégation aux droits des femmes à l'Assemblée a récemment préconisé de porter de 12 à 14 semaines ce délai, une mesure qui fera l'objet d'une proposition de loi étudiée en octobre prochain.

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