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Grossesses tardives, grossesses à risque?

Selon le dernier rapport Euro-peristat, publié au mois de mai 2013, la France doit améliorer la santé des mères et des nouveau-nés. Taux de césariennes, de naissances prématurées ou encore taux de mortalité... Ce rapport européen étudie les principaux indicateurs de la santé de la mère et de l'enfant dans 28 pays de l'Union et les chiffres ne sont pas très bons pour la France qui ne se situe que dans la moyenne des pays analysés et n'a pas réellement amélioré ses indicateurs en 5 ans. Une des explications serait le nombre de grossesses tardives, chez les femmes âgées de 38 ans et plus. Ces grossesses sont de plus en plus nombreuses dans notre pays et pas toujours aussi simples à mener qu'on voudrait parfois le faire croire.

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Grossesses tardives, grossesses à risque?

Compte tenu de leur âge, les femmes aux grossesses tardives sont suivies par un médecin, et non par une sage-femme. Les médecins sont particulièrement vigilants concernant l'état de santé de la mère car les grossesses après 38 ans sont statistiquement plus risquées que les autres. "Il y a en France environ 120 femmes par an qui vont décéder d'une grossesse. Et 40% ont entre 38 et 50 ans. De manière incontournable, le risque de maladies sévères qui peut aller jusqu'au décès est plus fréquent chez les femmes de 38 à 50 ans alors qu'il y a bien évidemment beaucoup moins de grossesses dans cette tranche d'âge car la fertilité diminue avec l'âge", explique le Dr Hervé Fernandez, gynécologue-obstétricien à l'hôpital Bicêtre.

Ces accidents parfois mortels peuvent être provoqués par le diabète, l'hypertension artérielle ou des hémorragies au cours de l'accouchement. Et puis il y a aussi le risque de fausse couche que de nombreuses femmes redoutent.

Après 45 ans, la plupart des grossesses sont induites par des aides médicales à la procréation. Et pour le Pr Alexandra Benachi, gynécologue obstétricien à l'hôpital Antoine Béclère, les risques diffèrent certainement selon le cas de figure : "une patiente qui est enceinte spontanément à 45 ans a probablement des cycles qui sont encore de bonne qualité, des ovulations de bonne qualité et un utérus capable de recueillir une grossesse. On peut donc penser qu'une femme enceinte spontanément après 45 ans serait moins à risque qu'une femme qui va avoir un traitement pour obtenir une grossesse".

En matière de grossesses tardives, difficile d'établir le degré de risque individuel, mais les médecins s'accordent sur un point : elles sont à déconseiller chez les patientes présentant des pathologies, diabète ou obésité par exemple, pouvant mettre en danger la mère et l'enfant.

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