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Du neuf au salon de la littérature érotique 2019

Rédigé le 31/10/2019 / 0

L’hiver s’annonce chaud avec le salon de la littérature érotique qui se tient le 24 novembre à Paris. L’organisatrice Flore Cherry fait le point sur les bienfaits de la littérature érotique et les nouveautés…

 

  • Quels sont les bienfaits de la littérature ?

 

Cela permet d'explorer ses fantasmes personnels, de se questionner. Par exemple, dans Cinquante nuances de Grey, on peut se demander pourquoi le sexe brutal m'excite ? Evidemment, cela ne veut pas dire que je veux le vivre mais qu'est-ce que ça questionne en moi ?  Il y a une forme d'introspection libératrice qui permet de mieux se comprendre soi-même. On se sent moins seule aussi : "oui, je fantasme sur les rapports de pouvoir mais je ne suis visiblement pas la seule". On s'autorise aussi à se questionner dans un espace qui est safe, celui du papier. La lecture de livre érotique est un temps pour soi, comme la masturbation, c'est un temps qui permet de prendre soin de sa sexualité, de sa libido. On se reconnaît le droit d'avoir une pulsion sexuelle et de la travailler, la soigner. La littérature érotique, c'est de la crème hydratante pour le cul en fait !

Le public est composé de femmes comme d'hommes (la sexualité intéresse souvent les hommes mais avec la littérature, les femmes ne se sentent pas en danger). Le mot « érotique » peut faire peur, il renvoie au sexe plaisir, au sexe désir – loin du discours médical et biologique, « sexo-santé ». Pour une fois, on parle librement de ce qui titille le cerveau avant de comment fonctionne le corps.

 

  • Cette année, quels auteurs se démarquent particulièrement ? Ou quels auteurs recommandes-tu ?

 

Cette année, il y a plein d'autrices féministes qui émergent et qui apportent un nouveau discours sur la sexualité : à la fois frais et très militant ! Je pense notamment à Camille du compte Instagram #Je m'en bats le clito" qui mêle des punchlines cinglantes à des situations très intimes très personnelles dans son dernier livre (du même nom que son compte Instagram). Il y a aussi Caroline Michel qui dit tout haut ce que toutes les femmes pensent tout bas dans "Sex Mille Personnes - A quoi pensent les femmes pendant l'amour ?". L'année 2019 est vraiment marquée par cette expression féminine sur la sexualité qui ne veut plus minauder, ni se cacher... et qui s'affirme dans sa vérité, loin de l'image de la femme passive et lascive se contentant d'être un simple objet de désir.

 

  • Il y a-t-il des évolutions dans ce domaine en termes de thèmes abordés et profils de lecteurs ?


Ce nouveau discours va de pair avec l'émergence d'une audience plus jeune, sensibilisée au féminisme et plus libérée sur la sexualité également. S'il était honteux il y a quelques années de se promener avec un livre érotique dans le métro ou de raconter ses fantasmes entre copines, j'ai l'impression que les mœurs changent et que le discours sur l'érotisme est plus libéré.

Et aujourd'hui l'audio érotique cartonne ne plus en plus avec l'émergence des podcasts !

Pour réserver vos billets : https://www.placeminute.com/salon/le_salon_de_la_litterature_erotique_2019,1,31558.html?langue_front=fr
https://www.facebook.com/events/636334693561774/

 

 

Ejaculation prématurée : quelle fréquence ? Quels traitements ?

Rédigé le 25/10/2019 / 0

Une enquête IFOP sur l'éjaculation prématurée a été abondamment relayée il y a 2 semaines, sous prétexte de montrer que de nombreux hommes éjaculaient rapidement. De là à dire qu'ils souffraient tous d'éjaculation prématurée, c'est un pas que certains journalistes ont franchi. A tort ! Décryptage et zoom sur la prise en charge quand elle est nécessaire.

80% des 1597 hommes ont répondu aux questions de l'IFOP. Au cours de leur vie, 80% reconnaissaient n'avoir pas pu se retenir de jouir avant leur partenaire au moins une fois au cours de leur vie. Au cours des 12 derniers mois, 71% des hommes sexuellement actifs reconnaissaient avoir éjaculé trop rapidement lors d’un coït, au cours des douze derniers mois.

Que montrent ces chiffres ? Certainement pas que 71% des hommes interrogés souffrent d'éjaculation prématurée... "Ces chiffres semblent effrayants alors qu'ils sont complètement rassurants ! s'exclame le Dr Bou Jaoudé, sexologue pour le site Charles.co qui a commandité l'enquête. Ils sont l'occasion de rappeler que c'est une simple variante de la normale." De nombreux lecteurs seront déjà rassurés en ce début d'article...

Alors pourquoi ces chiffres sont-ils différents de ceux publiés par les sociétés savantes qui estiment que 20 à 25% des hommes souffrent réellement d'éjaculation prématurée ? "Ce décalage s'explique grâce à la définition du trouble, reprend le sexologue. Il faut éjaculer vite mais aussi que l'homme dise n'avoir aucune maîtrise de l'éjaculation et qu'il y ait une souffrance. L'éjaculation prématurée n'est une anomalie que si cela provoque une souffrance de l'homme ou de son/sa partenaire !" Certains couples trouvent un équilibre, par exemple avec un/une partenaire dont la sexualité n'est pas axée sur la pénétration et dans les couples qui apprécient les jeux érotiques. " Dans certaines civilisations, un éjaculateur précoce était un homme viril car il avait une érection et éjaculait vite. C'est depuis que les femmes sont sorties du devoir conjugal et que l'on parle du plaisir féminin, que l'éjaculation prématurée a vraiment été abordée (après les années 30). Mais ce n'est pas une anomalie, c'est une variante normale....

Si 63% se sont déclarés préoccupés par leur capacité à se retenir de jouir avant que votre partenaire parvienne à l’orgasme, 20% en a vraiment souffert et 43% non. De même, 35% ont révélés être préoccupés par leur capacité à capacité à parvenir à éjaculer lors d’un rapport et 8% en a vraiment souffert (27% non).

Ne pas voir un marabout mais un sexologue !

Si ni l'homme ni le couple ne souffrent de la situation et que leur sexualité est globalement épanouissante, il est évident qu'une consultation est inutile ! En revanche, " si la situation gêne l'homme ou gêne ses relations, c'est possible de le travailler", reprend le Dr Bou Jaoudé. Là encore, l'enquête de l'IFOP offre quelques chiffres surprenant...  

"16% seulement consultent un médecin, déplore le sexologue. C'est encore moins qu'en cas de dysfonction érectile (25%) et 3% vont voir des marabouts ou guérisseurs ! Or les hommes doivent être au courant des solutions, souvent simples en plus." 

Ils se renseignent le plus souvent sur internet et utilisent des techniques qui peuvent avoir leur utilité, comme éjaculer une fois vite fait (en se masturbant avant ou au tout début du rapport. "C'est le plus utilisé mais après 30 ans, la 2e érection est plus lente...

Les traitements possibles

La prise en charge comporte des techniques ciblées sur le mental et/ou le comportement et des médicaments. Selon le sexologue, ces derniers sont particulièrement intéressants quand l'éjaculation est très rapide, ante portas (survenant juste avant la pénétration) ou juste après, ou très rapidement durant pour la masturbation, car l'homme dans ce cas n'a pas le temps de faire les exercices comportementaux. Cela peut aider un célibataire qui n'aura pas le temps de mettre en pratique les exercices avec une partenaire et qui aura besoin d'une petite aide durant les premières rencontres. De même, si l'éjaculation pose grand problème dans le couple et que la situation exige que cela aille le plus vite possible.

"C'est important d'explique toutes les options aux hommes, reprend le médecin. Entre les exercices comportementaux, les médicaments ou encore l'hypnose, c'est personnalisable à l'envi ! Les différentes méthodes sont similaires en efficacité mais on ne sait pas pourquoi telle e méthode fonctionnera chez tel homme, donc je propose un mélange impliquant le mental, le corporel, le changement de la méthode de faire l'amour... Et l'association du traitement et de la méthode comportementale donne de meilleurs résultats que l'un ou l'autre seul."

Cette étude met en lumière un élément-clé : s'il y a une éjaculation prématurée et une souffrance, il faut consulter. "Vous pouvez en parler avec votre médecin traitant ou directement à un professionnel de la sexologie, qu'il soit médecin, kiné, psychologue... conclut le Dr Bou Jaoudé.

A lire aussi : Ejaculation prématurée, des conseils pratiques pour lui et pour elle

Lutine, un film à découvrir sur la polyamorie

Rédigé le 09/10/2019 / 0

Dans le cadre de la série sur les différents types de relations de couple, j'aborderai prochainement la polyamorie, anciennement connue sous le terme restricteur de polyamour. Mais les Parisiens curieux  peuvent avoir un avant-goût de cette relation qui bouleverse la conception habituelle du couple. La projection du très joli film Lutine a lieu au Luminor, 20 rue du Temple dans le quatrième arrondissement à 16 heures. Elle sera suivie d’une rencontre-discussion avec la réalisatrice et d’un cercle de parole ouvert à tou·tes, de 18h30 à 20h. 
Plus de détails sur Facebook...
 
Une projection exceptionnelle aura également lieu le 13 octobre à 10h à l’UGC Bordeaux dans le cadre du festival Cinopsy’s.

Boostez votre estime de soi sexuelle

Rédigé le 04/10/2019 / 0

En améliorant votre estime de soi sexuelle, vous améliorerez votre satisfaction sexuelle et vous irradierez de bonheur et de confiance en vous. Ce qui attire les autres comme des mouches sur un pot de miel… 

  • Travaillez votre estime de soi globale. 

Affirmez-vous, affirmez vos opinions et ne craignez plus de les exprimer en face des autres. Mettez en valeur vos forces, vos atouts et vos qualités, et non pas vos défauts. Quand l'estime est trop faible, cela perturbe les différents pans de la vie (personnelle, sexuelle, professionnelle) ; l'aide d'un professionnel, psychologue ou coach, est parfois nécessaire et un regard extérieur accélère le travail sur soi.

  • Concentrez-vous sur ce que vous aimez en vous.

Ne focalisez plus sur vos "défauts" physiques mais au contraire, apprenez à vous concentrer sur ce qui vous plaît. Si vous réalisez que vous pensez à vos cuisses ou vos bourrelets, reprenez-vous et obligez-vous à penser à un élément que vous trouvez sexy (votre poitrine pigeonnante par exemple, votre cou élancé...).

  • Regardez-vous dans votre ensemble.

Au lieu de zoomer sur les zones mal aimées, regardez-vous dans votre ensemble. Apprenez à observer votre silhouette, et non une zone ciblée, sur laquelle vous n'êtes plus objective et vous jetez vos foudres. Les personnes extérieures voient l'ensemble de la silhouette et lorsque l'on est à l'aise dans son corps, elles perçoivent une harmonie avant tout.

  • Votre partenaire vous trouve attirante…

Le meilleur argument pour booster l'estime de soi sexuelle est le désir de votre partenaire. Il/elle vous le prouve à chaque étreinte : son excitation rend hommage à votre corps ! Que vous vous trouviez trop rond, avec des seins trop petits ou avec des hanches trop fortes, un gros ventre, acceptez le fait qu'il/elle vous trouve attirante. Tous les goûts sont dans la nature, le monde est bien fait. De la même façon que l'on ne peut pas plaire à tout le monde, il est impossible d'attirer tout le monde… L'homme ou la femme qui partage votre lit est visiblement séduit par votre corps : de quoi apprécier un peu plus ce corps, non ?

  • Concentrez-vous sur les sensations positives. 

En dépit de ses imperfections, il fonctionne aussi bien qu'un corps que vous trouvez "parfait" (au passage, mêmes les mannequins ont des complexes !). Alors durant vos ébats sexuels, concentrez-vous sur les sensations de plaisir et ne vous laissez pas envahir par les pensées négatives. Dès que l'une d'entre elles apparaît, recentrez-vous sur votre respiration et sur les sensations corporelles. Aimez ce corps pour tous les plaisirs qu'il vous offre… 

En travaillant l'estime de soi sexuelle, vous améliorerez aussi votre satisfaction sexuelle, comme l'a montré une étude de 2017. vous vous sentirez surtout mieux dans votre corps, ce qui n'a pas de prix...