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Homme : le plaisir anal et le massage prostatique

Rédigé le 21/06/2018 / 0

Après avoir abordé la sodomie du côté féminin, place à l'introduction d'un doigt chez un homme et au massage prostatique (la sodomie dans le cadre de relations homosexuelles, ou avec une ceinture plug lors de relations hétérosexuelles, sera abordée ultérieurement).

Le plaisir masculin, qu'il s'agisse d'un doigt ou d'une sodomie s'explique par le fait que l'anus et le rectum sont très sensibles car riches en nerfs (toutefois, ils ne disposent pas des récepteurs aussi sensibles que sur le gland du pénis). Sur un plan psychologique, la pénétration anale peut être très érotisée : interdit sulfureux, fusion avec le ou la partenaire, sensation excitante de soumission ou abandon total,...

Le simple bout du doigt, introduit délicatement dans l'anus, peut transporter un homme et augmenter son plaisir ! Doigt, qui peut d'ailleurs doucement s'aventurer dans le rectum à la recherche de la prostate. Attention, on demande toujours l'autorisation avant d'introduire un doigt.

Vers le massage de la prostate...

La stimulation de la prostate démultiplie chez certains l'intensité du plaisir. Celui-ci est alors plus diffus, plus profond et laisse des souvenirs particulièrement intenses à ceux qui l'ont connu...

Le doigt lubrifié (majeur ou index), avec la pulpe du doigt située du côté de la vessie, sera introduit avec précaution. Un sextoy tel qu'un stimulateur de prostate vibrant ou un plug anal lubrifié font également l'affaire.

Les sphincters anaux nécessitent d'être détendus (tout comme l'homme !) ; un massage des fesses rendra l'homme très réceptif au massage prostatique, surtout les premières fois. Une fois les sphincters détendus, le doigt peut progresser doucement en direction de la prostate. Comment la reconnaître ? Elle forme une petite boule, comme une châtaigne, d'une consistante plus molle. Le doigt doit alors faire un mouvement de "viens-là", pour presser doucement la prostate : l'intensité de la stimulation sera alors adaptée à la réceptivité de l'homme...

Pour plus de détails : Le massage prostatique, la voie vers le 7ème ciel

Pour celui ou celle qui pénètre :pPlus le pénétré sera excité, mieux le massage se passera bien. Lui offrir un massage érotique des fesses le mettra dans d'excellentes dispositions. Idem en lui offrant du plaisir avant la sodomie ou pendant, en le caressant ou en lui faisant une fellation en même temps aussi... Si un doigt est utilisé, les ongles doivent être courts et bien limés. Le lubrifiant reste à portée de main pour en ajouter régulièrement.

Questions psychologiques

  • Je suis hétéro et j'aime la pénétration anale... est-ce normal ?

Oui ! La question de "normalité revient souvent et elle n'a pas grand sens. Le plaisir est recherché par les êtres humains, quel que soit le moyen par lequel il est donné. Assimiler la sodomie à l'homosexualité est une idée reçue persistante mais qui n'a aucun fondement.

  • J'ai peur d'avoir mal, la douleur est-elle systématique ?

La douleur est présente si le sphincter anal n'est pas relâché. La douceur de celui ou celle qui pénètre est indispensable, notamment les premières fois, et l'utilisation de lubrifiant facilitera la pénétration puisque l'anus ne lubrifie pas spontanément.

  • Comment proposer à son partenaire d'être pénétré ?

Pas entre le fromage et le dessert ! Cela peut dépendre du type de communication sexuelle du couple : soit manuelle, soit verbale... La proposition peut se faire durant l'ébat, en demandant s'il aimerait un doigt, ou en approchant son doigt (en général, la réaction ne se fait pas attendre). Ou lors d'une discussion sur la sexualité, il est possible d'aborder ses fantasmes et les envies sexuelles, que l'on aimerait mettre en pratique. Ou encore dire négligemment "ah j'ai lu un article intéressant à propos de la pénétration anale. Utiliser la forme interrogative, ouvre la porte, sans mettre de pression... avec légèreté, "qu'en penserais-tu ?" Ou "Ca te tenterait ?"

  • Quelles positions choisir ?

Plusieurs positions sont possibles : en levrette (ce qui permet éventuellement d'être masturbé en même temps), en cuillère, ou encore allongé sur le dos (ce qui permet de voir son partenaire) avec les fesses surélevées par un oreiller (ce qui peut offrir la possibilité d'une fellation simultanée, effet garanti...). Dans tous les cas, la meilleure position est celle où l'on se sent le plus à l'aise.

Dernier, conseil, la muqueuse étant très vascularisée et la pénétration créant des microtraumatismes de la muqueuse, le risque d'infections sexuellement transmissibles est important. Un préservatif est incontournable avec un partenaire récent ou si le sextoy est utilisé avec plusieurs partenaires.

Sexualité féminine, prendre du plaisir lors d'une sodomie

Rédigé le 15/06/2018 / 0

Si la semaine prochaine sera consacrée au plaisir analau masculin, l'article du jour s'adresse aux femmes tentées par la sodomie. Comment s'explique le plaisir anal ? Comment majorer les chances de le ressentir ?

Sodomie et plaisir, explications

S'initier au plaisir de la sodomie a un parfum d'interdit… La transgression exacerbe l'excitation sexuelle et le plaisir ressenti. Cette pratique sexuelle est souvent testée par curiosité, pour apporter un peu de nouveauté dans l'ébat. La femme peut aussi s'initier seule avec son doigt ou un sextoy et l'intégrer à ses pratiques, durant la masturbation ou le rapport.

Communication et confiance

A deux, la sodomie requière en effet un minimum de préparation physique et psychologique. La confiance et la communication entre les partenaires sont des prérequis indispensables au plaisir. La partenaire doit être certaine de la douceur et de l'écoute de celui qui la pénètre. La pratique doit pouvoir être interrompu dès qu'il ou elle le souhaite.

Si l'homme qui pénètre voit son plaisir majoré par l'étroitesse de l'anus, la femme nécessite souvent d'autres stimulations pour jouir. En effet, l'anus et le rectum ne disposent pas des récepteurs sensitifs du gland du clitoris, des zones érogènes primaires (capables de provoquer une jouissance). Par conséquent, les caresses parallèles du clitoris ou du vagin offrent la certitude du plaisir et il ne faut pas hésiter à se caresser.

Toutefois, certaines femmes confient pouvoir jouir avec la seule pénétration anale ; elles réussissent à érotiser l'anus, le plaisir passant par le corps mais aussi par la tête… Même sans récepteurs particuliers, l'anus et le rectum restent très innervés, donc potentiellement riches en sensations : s'ils sont investis de façon érotique, cela accentue le plaisir. Sur un plan psychologique, se soumettre à la puissance de son partenaire est parfois un puissant ressort de l'excitation et du plaisir sexuels.

De plus, la contraction des muscles du périnée, les muscles du plaisir, augmente les sensations : le muscle releveur de l'anus en fait partie, il assure la continence anale et il enserre également le tiers inférieur du vagin. Le vagin est situé juste devant l'anus et du rectum, il peut être indirectement et légèrement stimulé par les allers et venues du pénis.

Etre à l'écoute de son corps, s'abandonner à ses sensations et à son partenaire permettront de lâcher-prise totalement. Le but n'est pas de vouloir absolument un orgasme, ce qui est le meilleur moyen de l'éloigner, mais juste de prendre du plaisir à la pratique…

Conseils pratiques pour sodomie réussie

Certaines précautions toutefois s'imposent pour garantir le plaisir, tout en gardant à l'esprit que toutes les femmes n'aiment pas la pénétration anale. A chacune ses goûts et ses préférences, qu'il convient de respecter.

  • Etre libre d'accepter... ou pas

La femme reste libre d'accepter ou pas cette pénétration particulière. En sexualité, il n'y a aucune obligation et la plus mauvaise raison d'accepter une sodomie est sans doute de le faire uniquement pour faire plaisir à son partenaire our sous la pression !

  • Etre très excitée

La pénétration anale nécessite d'avoir l'esprit voluptueux et le corps torride. Elle est à reporter si l'envie n'y est pas ou si l'appréhension est trop importante. L'envie mutuelle et la confiance sont en effet incontournables pour le bon déroulement de ce moment intime. L'homme peut amener sa partenaire à une excitation maximale par des préliminaires sensuels, des caresses ou même lui offrir un orgasme pour la détendre au maximum.

  • Bien lubrifier

L'introduction d'un doigt enduit de salive ou de lubrifiant permet ensuite de commencer en douceur. L'anus dispose de deux sphincters qui s'apprivoisent avec délicatesse, le premier en le massant avant de le pénétrer et le deuxième en prenant son temps. Qu'il s'agisse d'un sextoy ou d'un pénis, l'utilisation d'un lubrifiant est indispensable puisque l'anus ne se lubrifie pas spontanément. Sans lubrifiant, le risque d'avoir mal est bien réel, a fortiori si la douceur n'est pas de mise !

  • Choisir la bonne position

La sodomie peut être pratiquée en cuillère, en levrette ou la femme allongée sur le ventre (mais elle peut se sentir davantage contrainte). La bonne position est celle où l'on se sent le plus à l'aise physiquement et psychologiquement…

  • Se protéger

Le risque d'infection sexuellement transmissible est majeur du fait de la vascularisation importante de l'anus et du rectum. Un préservatif est donc incontournable en cas de partenaire récent.

  • Ne pas enchaîner sur une pénétration vaginale

Cela nécessite de changer de préservatif ou de se laver le pénis : les germes fécaux perturberaient la flore vaginale et risqueraient de provoquer une infection vaginale…

Sexualité des ados : lectures conseillées

Rédigé le 07/06/2018 / 0

Aujourd'hui, je vous propose deux livres sur la sexualité des adolescents, l'un par une gynécologue et l'autre par une jeune femme youtubeuse. Deux points de vue très différents, qui se complètent

L'adolescence est une période riche en bouleversements et métamorphoses, qui impliquent de ce fait un nombre phénoménal de questions. Les ados ne trouvent pas forcément de réponses fiables sur Internet ou auprès de leurs amis. Et les parents ne sont pas toujours à l'aise pour répondre à leurs questions. Ces  deux livres offrent des réponses adaptées, qui sont finalement aussi intéressantes pour les jeunes que pour leurs parents.

Le premier, baptisé Questions d'adolescentes/Mon corps, ma sexualité…l'amour est écrit par Chusita, une youtubeuse espagnole, dans un style amical et intime. Je ne connais pas ses vidéos sur youtube mais son livre est bien fait, ludique, avec ses illustrations modernes. Chusita puise dans son expérience récente d'ado pleine d'interrogations ; elle prend le rôle de la grande sœur et détaille d'un ton décomplexé les changements du corps, l'attirance, le genre sexuel ou encore les normes, le consentement et les pratiques sexuelles. D'autres témoignages d'adolescents enrichissent le propos, ce qui en fait un livre intimiste, pratique et concret.

Ceci n'est pas une livre de sexe. Chusita. Editions Nathan. 14,90€

A lire aussi : parler sexo avec son ado https://www.allodocteurs.fr/grossesse-enfant/ado/sexualite-des-ados/comment-parler-sexo-avec-son-ado_13092.html

Autre genre, autre ton avec le Dr Diane Winaver qui répond à toutes les questions que les adolescentes peuvent se poser sur leur corps, leur tête mais aussi leur cœur. La gynécologue répond avec bienveillance aussi bien aux questions physiques que psychologiques, sensuelles que sexuelles. Désir, plaisir et sensualité sont évoqués avec respect de soi et de l'autre, mais le médecin offre des informations fiables et détaillées, tout en étant parfaitement accessibles. L'auteure fait ainsi la place à la contraception, au préservatif ou à certaines affections qui touchent fréquemment les femmes. Un ouvrage très complet et très agréable à lire…

Questions d'adolescentes. Mon corps, ma sexualité…l'amour. Dr Winaver. Editions In press. 9,50€.

Le rire pendant l'amour

Rédigé le 01/06/2018 / 0

Le rire est une émotion incroyable, qui décuple le sentiment d'intimité entre deux personnes. Mais une fois sous la couette, l'humour est souvent absent et parfois mal vécu par le partenaire quand il se manifeste.

Le rire entre en jeu dès la phase de séduction. Certaines études montrent que les femmes aiment les hommes qui les font rire : l'humour est une arme de séduction massive (souvenez-vous, le fameux proverbe "femme qui rit à moitié dans ton lit…"). En revanche, ce n'est pas toujours le cas dans le sens inverse : certains mâles sont décontenancés par une femme trop drôle. Quel dommage ! 

Les bienfaits du rire

  • Un moyen de se détourner de la performance

Un éclat de rire et c'est une sensation de détente totale qui envahit et libère les corps…  Cette détente est propice au désir et au plaisir ; elle éloigne l'impératif de performance qui parasite trop souvent nos ébats. Rire et orgasme ont d'ailleurs en commun la production par le cerveau des endorphines, les messagers chimiques du bien-être.

  • Un accès privilégié à l'intimité

Un couple qui partage le même sens de l'humour voit ses liens et sa complicité renforcés. Tout simplement parce que l'on ne rit pas avec tout le monde et que des rires partagés témoignent d'une relation libre et partage de points communs. De plus, le rire ramène immédiatement à l'instant présent, loin du stress et des préoccupations...

Le rire, pourtant rare sous la couette

Une fois sous la couette, le rire disparaît bien souvent… Les couples privilégient la concentration sur les sensations corporelles, les mots tendres ou coquins, le partage des fantasmes.  Autre raison, la peur de "tomber à plat" et de blesser sans le vouloir le partenaire. Celui-ci peut mal interpréter par le ou la partenaire, comme une moquerie par exemple. L'étreinte est le moment où l'on se met à nu, au propre comme au figuré et elle majore la vulnérabilité et la sensibilité. Les rires et tentatives d'humour sont donc à expliquer si l'on sent le partenaire déstabilisé ou susceptible…

Toutefois, attention à doser savamment le rire pour ne pas faire évoluer la relation en camaraderie peu excitante.

 Quand l'orgasme provoque un fou rire   

Il n'est pas rare que l'orgasme provoque une crise de rire, ce qui est très déconcertant pour le partenaire et qui peut être mal vécu. Mais à l'instar des pleurs après l'orgasme, c'est la décharge d'une émotion forte et il faut l'accueillir comme une preuve supplémentaire d'intimité, qui n'a rien d'une moquerie ! Même si cette réaction est déstabilisante, elle est à partager avec bonheur, pour profiter ensemble de la force des endorphines et de la complicité…

 

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