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Les abeilles, témoins de la pollution environnementale

Près de La Rochelle, des experts traquent les abeilles pour contrôler la qualité de l'environnement. C'est ce qu'on appelle la biosurveillance.

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Pollution : des abeilles sentinelles

Compter le nombre de poissons dans un lac ou de lichens sur les arbres d'une forêt... Non, ce n'est pas un passe-temps mais une méthode scientifique pour contrôler la qualité de notre environnement. C'est ce qu'on appelle la biosurveillance. Près de La Rochelle, une entreprise spécialisée de ce secteur utilise un indicateur environnemental très original : l'abeille.

Des bio-indicateurs sensibles à la pollution de l'air

Un pic de pollution en ville et tous les regards se tournent vers l'asphalte. Mais mieux vaudrait parfois prendre un peu de hauteur. Sur les toits de Paris, comme par exemple à Notre-Dame, des colonies d'abeilles oeuvrent à bas bruit pour le bien de notre environnement. Si l'objectif principal reste le miel, les abeilles ont une autre mission : la biosurveillance.

Les abeilles sont en effet de très bons indicateurs de pollution, de vraies sentinelles. Pour savoir si ces insectes ont accumulé ou non des polluants, la première étape est le prélèvement. Après avoir été prélevées, les abeilles passent entre les mains des scientifiques. Elles sont conservées en laboratoire à -80°C, puis réduites en poudre. Les chercheurs en extraient ensuite les protéines potentiellement dégradées par les polluants.

Le stress oxydant est particulièrement élevé chez les abeilles agressées par la pollution. Le seul moyen de le quantifier consiste à comparer les données. Des analyses plus poussées permettent ensuite d'identifier le polluant responsable du stress des abeilles : métaux lourds, pesticides ou hydrocarbures par exemple...

La pollution n'est pas l'apanage des grandes villes

Mais attention, la pollution n'est pas l'apanage des grandes villes. Des abeilles sont prélevées partout en France, y compris sur des sites plus verdoyants. Et elles réservent quelques surprises. Dans certaines zones anciennement industrialisées, les chercheurs constatent en effet une imprégnation des métaux lourds dans l'environnement. Et inversement, dans certaines zones où l'activité a a priori un impact environnemental, les chercheurs n'observent pas d'effets particuliers.

Difficile donc de préjuger de l'état de santé des abeilles. Seul enseignement à tirer : avec la biosurveillance, elles nous donnent une raison de plus de les protéger.

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