Attention à ces déguisements d’Halloween dangereux pour vos enfants

"Bébé diable", "Petite sorcière", "Loup-garou"... plusieurs déguisements d'Halloween ont fait l'objet d'un rappel car ils comportent des risques pour la santé des enfants. Rapportez-les en magasin pour faire la fête sans danger.

Mathieu Pourvendier
Rédigé le
En 2016, le magazine 60 millions de consommateurs alertait déjà sur le "trop grand nombre de substances indésirables" présent dans le maquillage et les masques d’Halloween.
En 2016, le magazine 60 millions de consommateurs alertait déjà sur le "trop grand nombre de substances indésirables" présent dans le maquillage et les masques d’Halloween.  —  shutterstock

Halloween arrive, et comme chaque année, c'est l'occasion pour petits et grands de se déguiser. Mais attention, certains costumes pour enfants ont fait l’objet d’un rappel conso, alerte le magazine 60 millions de consommateurs. Il ne faut donc surtout pas faire porter ces produits à vos enfants. 

En tout, sept objets sont concernés comme déguisements problématiques parce qu'ils présentent des risques d’étranglement, qu'ils contiennent des phtalates ou du cuivre en quantités trop importantes, ou qu'ils pourraient prendre feu. Si ces produits sont encore dans vos placards, rapportez-les en magasin dès que possible.

Quels sont les produits concernés ?

Les déguisements visés sont :      

· un déguisement « Bébé diable » de la Foir’Fouille ; les trois boutons de ce déguisement présentent une teneur en cuivre supérieure aux limites autorisées. Le risque est une intoxication.
· une robe Halloween Batwing vendue sur Wish ; ce déguisement comporte des cordons présentant un danger pour les jeunes enfants. Les risques sont la suffocation et l'étranglement.
· un déguisement Petite sorcière de la marque Fiestas Guirca ; les sequins peuvent être arrachés et ingérés par un enfant. Le risque est celui d'un étouffement.
· un chapeau de sorcière vendu par les magasins Action ; ce chapeau n’est pas conforme aux exigences de sécurité incendie applicables aux jouets. Les cheveux garnissant le chapeau peuvent prendre feu.
· le masque d’un déguisement de loup-garou de la marque B&M ; le masque peut s’enflammer, avec un risque de brûlures et d'incendie.
· un déguisement de diable ; la ceinture du costume présente un risque de strangulation et de coincement. Les risques sont l’étranglement et un arrêt respiratoire.
· un masque d’horreur; la langue du masque présente une teneur en phtalates (DEHP) supérieure aux limites autorisées. Le risque est que les phtalates DHEP sont, notamment, des perturbateurs endocriniens.       

Ces costumes ont été rappelés à différent moments : certains en décembre 2021, d’autres en janvier et février 2022 .

Attention aussi à certains produits de maquillage

Mais les déguisements ne sont pas les seuls à représenter un risque. Le maquillage de fête aussi doit faire l'objet d'une vigilance particulière. Certains produits ont ainsi fait l'objet d'un rappel pour non-respect des normes sanitaires. Ce n’est pas la première fois que cela arrive. En effet, en 2016, le magazine 60 millions de consommateurs alertait déjà sur le "trop grand nombre de substances indésirables" présent dans le maquillage et les masques d’Halloween.

À lire aussi : Alerte sur la composition du maquillage pour enfants

Au sein de ces articles festifs, ils avaient trouvé : du DEHP (l’un des phtalates les plus préoccupants) et du bisphénol A (un perturbateur endocrinien interdit dans les contenants alimentaires). Les limites règlementaires étaient respectées donc ils étaient commercialisables.

Lors d'autres tests sur des produits de maquillage, de nombreuses molécules indésirables ont été détectées: le propylparabène, un potentiel perturbateur endocrinien  ; le BHA, un antioxydant classé "cancérogène possible" par le Centre international de recherche sur le cancer ; ou encore la méthylisothiazolinone (MIT), un composé provoquant des allergies. Ce dernier est d'ailleurs interdit depuis 2017 dans les crèmes et lait pour les douches. 

Derrière les mythes, les histoires, les films d'horreur se cachent en fait un phénomène physiologique inné, commun à tous les êtres humains
Derrière les mythes, les histoires, les films d'horreur se cachent en fait un phénomène physiologique inné, commun à tous les êtres humains  —  Le Mag de la Santé - France 5

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