Souffrance au travail : les salariés des banques subissent la crise

L'insécurité de l'emploi n'inquiète pas que les travailleurs précaires. Pour les salariés des banques, la crise économique est un facteur de souffrance au travail. C'est le résultat d'une étude menée auprès de 5 700 d'entre eux, en janvier 2011 et février 2014.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Tout porte à croire que la crise est passée par là. Et elle fait encore peur. Selon une étude réalisée par le Syndicat national de la banque et du crédit auprès de ses adhérents, un salarié des banques sur quatre craint pour son emploi. Cette inquiétude, qui n'est pas anodine, a des répercussions sur la santé : ce sont les risques psychosociaux du travail.

Stress, harcèlement, intimidations, pressions, comportements à risque… autant de maux auxquels sont soumis les salariés des banques. Et pour cause : pour 28,9% d'entre eux, la sécurité de leur emploi est aujourd'hui menacée, contre 23,1% en janvier 2011. De même, ils sont 80,3% à considérer que leurs perspectives de promotion sont faibles, et qu'il faudra peut-être un jour changer de métier (76,6%). Leurs compétences professionnelles, qui étaient auparavant mises en avant, ne sont plus des remparts rassurants.

Divers facteurs sont à l'origine de la souffrance au travail : exigences et organisation du travail, relations avec les collègues et la hiérarchie, valeurs, éthique et attentes des salariés ou encore tout changement dans le monde professionnel.  Selon cette étude, le temps, la concentration et la mobilisation des salariés, toujours plus forts, peuvent conduire à un déséquilibre émotionnel responsable de souffrance au travail.

Par ailleurs, l'étude de Xénophon Vaxevanoglou, psychologue du travail, ergonome et maître de conférences à l'université de Lille 2, souligne que "certaines recherches ont mis en évidence une corrélation possible entre la répression des émotions au travail (celle de la colère par exemple) et l'augmentation des troubles musculo-squelettiques (TMS), mais aussi d'autres pathologies comme l'hypertension artérielle".

Les risques psychosociaux du travail ne se cantonnent pourtant pas au stress. Ses manifestations mettent en jeu l'intégrité physique et la santé mentale des salariés, et ont par conséquent un impact sur le fonctionnement des entreprises.

Source : Enquête 2014 "Indicateurs RPS", commandée le lundi 2 juin par le Syndicat national de la banque et du crédit (SNB).

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