Soleil de montagne : gare aux kératoses solaires !

Soleil de montagne : gare aux kératoses solaires !

Provoquées par une trop forte exposition au soleil au cours de la vie de l'individu, les kératoses solaires sont des lésions de l'épiderme fréquentes, qui touchent environ un quart des personnes de plus de 60 ans. Sources potentielles de complications graves, il convient de prendre des mesures préventives, notamment durant les séjours en altitude où le rayonnement UVB est particulièrement fort.

Florian Gouthière
Rédigé le , mis à jour le

L'hiver sera peut-être pour vous l'occasion de profiter de la montagne, d'immenses étendues enneigées et d'un beau soleil... Mais, comme en été, il faut se méfier du soleil d'hiver. Au fil des années, l'action de ses rayons sur les cellules des couches supérieure de la peau peut progressivement altérer leur fonctionnement. Les rayons UVB, fortement présents en altitude et notamment responsables des coups de soleils, participent à la destruction progressive de ces cellules. La couche cornée de l'épiderme s'épaissit localement et de petites rougeurs, sensibles au toucher, peuvent apparaître.

L'apparition des kératoses solaires

La survenue de ces kératoses solaires (on parle également de "kératoses actiniques") alerte sur le fait que le capital soleil de la peau commence à s'épuiser. C'est d'ailleurs souvent dans les zones les moins protégées du soleil, tel le sommet du crâne ou le dos des mains, qu'apparaissent ces lésions discrètes.

"Dans l'immense majorité des cas, elles disparaissent spontanément", nous explique le docteur Fabien Guibal, dermatologue à l'hôpital Saint-Louis de Paris. Cependant, dans environ 2% des cas, "ces lésions peuvent annoncer un cancer de la peau. Or, comme ces lésions sont extrêmement fréquentes, il convient de prendre des précautions."

Ces kératoses peuvent en effet évoluer en carcinome spinocellulaire "in situ" (ou carcinome hyperdermoïde), c'est à dire localisé dans la couche supérieure du derme. Connue sous le nom de "maladie de Bowen", cette seconde affection a une probabilité importante - dans près d'un cas sur cinq - de dégénérer elle-même en un cancer infiltrant ou invasif (qui peut envahir les tissus et organes voisins).

Limiter les expositions

"La chose la plus intelligente à faire consiste à se protéger du soleil," insiste le docteur Guibal. "En se protégeant suffisamment tôt et en réduisant son exposition, on évite très simplement l'apparition de la kératose actinique". Les peaux blanches sont majoritaires dans la survenue de cette pathologie.

A l'approche des vacances hivernales, alors que le froid peut réduire les sensations de brûlure solaire et que les étendues enneigées réverbèrent fortement les rayons UV, il faut redoubler de vigilance. Autant qu'en plein été !

Surveillez régulièrement votre peau et au moindre doute consultez un dermatologue.

En savoir plus