Sida : toujours pas de vaccin contre les préjugés

Sida : toujours pas de vaccin contre les préjugés

20% des Suédois avouent essayer de ne pas fréquenter les personnes séropositives de peur d'être contaminés, selon un rapport suédois à paraître en 2013. C'est l'occasion de faire (une nouvelle fois) le point sur les modes de transmission du sida et de soigner l'ignorance.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Un Suédois sur quatre pense que le sida peut être transmis par les moustiques. Parions que pas mal de Français partagent cette croyance. Lars Plantin, sociologue à l'Université de Malmö et auteur de cette étude, explique cette ignorance par "l'absence du sujet du sida dans les discussions. Nous avons constaté que seulement 3% des personnes interrogées parlaient du sida avec leurs parents ou avec leurs enfants."

Ces observation sont contenues dans un rapport sur la perception du sida dans la société suédoise, à paraître en 2013. Le rapport se fonde sur une enquête réalisée en décembre 2011 par l'Institut de contrôle des maladies contagieuses, qui avait généré plus de 21 000 réponses.

Le VIH se transmet par les muqueuses et par le sang

Il n'y a aucun risque de transmission du virus du sida (VIH) par la salive, la sueur, les larmes ou par l'urine car le VIH y est en trop faible quantité.

Le virus du sida est effectivement présent dans le sang, le sperme et les sécrétions vaginales des personnes atteintes. Il se transmet par les muqueuses lors de rapports sexuels non protégés. Il peut donc se transmettre par le vagin, le rectum ou la bouche.

Le risque de contamination est réel quand la pénétration n'est pas protégée, et ce, avant même l'éjaculation, car le virus est présent dans le liquide séminal qui précède l'éjaculation.

Les cas de contamination après un cunnilingus ou un anulingus sont extrêmement rares. En revanche, la fellation non protégée peut constituer un risque surtout en cas de lésion de la muqueuse de la bouche.

Les autres transmissions se font par le sang. Une mère malade peut transmettre le virus à son enfant. Deux toxicomanes qui échangent une seringue contaminée peuvent se transmettre le virus. Les risques par transfusion sanguine sont normalement impossibles car des tests sont réalisés en aval.

En France, on estime qu’un tiers des 150 000 personnes atteintes par le VIH ignorent encore leur séropositivité. Le préservatif est à ce jour le moyen le plus efficace de se protéger du virus. Et des préjugés.

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