Ch@t : BPCO

Ch@t du 14 mars 2014 de 15h à 16h : le Dr Gilles Jebrak, pneumologue et le Pr Sylvain Marchand-Adam, pneumologue ont répondu à vos questions.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

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Les réponses du Dr Gilles Jebrak, pneumologue

Vous avez bien fait d'arrêter le tabac. L'emphysème n'est peut être pas "revenu". Il n'a sans doute pas disparu complètement. Mais la distension de votre poumon a pu s'aggraver indiquant dans de rares cas (le votre semble t il) une intervention chirurgicale pour permettre au reste du poumon de travailler dans de meilleures conditions. On ne peut pas généraliser la réponse. Il est fréquent que les résultats chirugicaux ne durent pas au delà de plusieurs années.

Oui, sans aucun doute. Il existe des facteurs autres que le tabac. En ce qui concrene l'emphysème (fréquemment associé à la BPCO), un déficit enzymatique d'origine génétique (déficit en alpha 1 antitrypsine)est bien connu. Il s'agit cependant d'une cause rare de la maladie. Il est recommandé d'éviter toute exposition toxique, en particulier au tabac, quand on a un tel déficit. D'autres gènes sont suspectés.

L'obstruction des bronches de petits diamètres est attribuée à : - Une hypersécrtion des glandes bronchiques qui fabriquent trop de mucus bouchant les bronches - Une inflammation de la pâroi des bronches qui s'épaissisent et réduisent ainsi le calibre de la lumière bronchique - Une perte de l'éalsticité qui favorise un "effondrement" des petites bronches qui n'ont plus de tissu de soutien - Parfois des contractions des muscles lisses autour des bronches.

Tout comme la maladie qui s'est installée en plsueiurs décennies sans doute, l'amélioration n'est que rarement spectaculaire. Cependant, une hygiène de vie, la réhabilitation, le sevrage tabagique et les médicaments permettenet de gagner en qualité de vie et en amélioration des symptômes. De nouvelle classes de médicaments sont à l'étude.

Hélas oui. Le talc entraîne des symphyses (sortent de zones de collage) qui peuvent être extrêmement difficiles voire impossibles à scinder pour le chirurgien. La possibilité chirurgicale est à discuter au cas par cas.

Oui, les mesures peuvent être incohére,tes si l'appareil est mal réglé, et surtout si la façon de souffler a été différente. Une bonne mesure nécessite une application particulière de la personne qui réalise l'examen. Comme vous le savez, ce n'est pas douloureux, mais certaines personnes oint des difficultés à souffler avec un pince nez et un embout buccal. Celà étant, qui peut le plus peut le moins. Revoyer avec votre pneumologue la qualité de la courbe des EFR avant de tirer des conclusions.

Oui. Il est démontré depuis longtmpms que le déclin naturel du souffle lié à l'âge et qui est accéléré chez certains fumeurs revient à sa décroissance physiologique quand on arrête l'exposition aux toxiques inhalés.

Celà suffit à condition de ne pas avoir une autre maladie qui peut entraîner une obstruction des bronches comme une dilatation des bronches par exemple. Quelque soit le diagnostic retenu, cette obstruction, même légère, doit amener à ne pas s'exposer à des irritants.

Il ne s'agit pas seuelemnt du chauffage au bois. Toute inhalation d efumée irritante est suceptible d'entraîner une irritation des broonches si elle est prolongée et répétée. C'est ce qui est constaté dans certains pays. De ce point de vue, le chauffage sans émanation de fumée est moins irritant pour les bronches.

Le diagnostic sur les EFR repose avant toput sur le rapport entre débit respiratoire (VEMS en l'occurence) et volume respiratoire (Capacujité vitale en l'occurence). Le VEMS n'est utile que pour apprécier la sévérité de l'obstruction. D'autres critères plus clinqiues sont nécessaires à juger de la sévérité de la maladie.

Il est assez bine démontré que l'essoufflement est beaucoup plus lié à la distension de votre throax - qui est importante chez vous - qu'au taux d'oxygène. Ne vous trompez pas : l'oxygène apporté par les bouteilles ne modifie que voytre taux d'oxygène, pas la forme de votre poumon. Les indications reposent donc sur une mesure des gaz du sang au repos, et sont très bien codifiées. Si votre saturation au repos strict est supérieure à 90 % (je ne parle pas de celle à l'effort), l'aide apporté par l'oxygène n'est pas démontré. Il s'agit d'un traitement contraignant : arrêt impératif du tabac et durée minimale de plus de 15 heures par jours, voire 24h/24.

Si vous avez arrêté de fumer, le déclin de la fonction respiratoire est celui de tout le monde. Mais les dégats installés sont difficilemnt réversibles.

Avant tout la prévention, et l'arrêt de l'inhalation de toxiques. Puis la prévention des infections par certaines vaccinations. Il faut aussi maintenir une activité physique le plus possible. Si besoin, les médicaments, surtout inhalés sont indiqués selon la sévérité : on propose avant tout des bronchodilatateurs (il y en a de plusieurs types) et dans certains cas plus sévères des anti inflmmatoires inhalés.

Les BPCO sont minoritaires chez les non fumeurs en France. La question d'une autre pathologie doit être soulevée (dilattaion des bronches, pathologie cardiaque...). Pour éviter certaines complications d el'oxygénothérapie (notammenetbune augmentation préoccupante du taux de gaz carbonique qui est parfois très dangereuse), le médecin doit parfois faire des choix difficiles, quitte à ne pas corriger complètement le manque d'oxygène.

La suspicion est clinqiue, la confirmation radiologique (le scanner est plus fiable que la radiographie dans ce cas).

 

 

Les réponses du Pr Sylvain Marchand-Adam, pneumologue

Il y a eu peu d'études et toujours avec peu de patients qui ont porté sur l'interêt du yoga dans la prise en charge des patients BPCO. Malgré leurs faiblesses, ces études montrent un petit bénéfice sur la qualité de vie et le contrôle de la ventilation des patients BPCO.

La fréquence cardiaque monte rapidement habituellement en raison de l'handicap respiratoire mais aussi par le manque d'entrainement. L'activité physique et le réentrainement sont donc importants (en absence de contre indication cardiaque).

Non, la BPCO est une maladie chronique liée à une exposition prolongée (>5-10 ans) à un irritant (tabac, profession avec exposition à des fumées, gazs...).

Est ce qu'il fume ou est ce qu'il est exposé dans son travail à des fumées, gazs, poluants?? si oui, il faut prévoir une exploration respiratoire fonctionnelle. dans tout les cas, si votre mari doit avoir plus de 2 cures d'antibiotiques par an, cela pourrait nécessiter une consultation spécialisé auprès d'un pneumologue.

Oui, je vous propose d'aller sur le site de la société francaise de pneumologie : SPLF.org

La BPCO liée à un tabagisme passif est possible mais rare. Si vous êtes essouflé anormalement vous pouvez consulter pour faire des explorations fonctionnelles respiratoires.

Il existe une inflammation des bronches qui obstruent celles-ci et une destruction des alvéoles qui entraine l'emphysème.

Oui, malheureusement. La priorité est le sevrage du tabac.

Non, ce n'est pas une vrai BPCO, mais la radiothérapie peut détruire les bronches et favoriser une insuffisance respiratoire.

Il faut que votre amie demande les resultats (éventuellement par l'intermédiaire de son médecin traitant) pour débuter un traitement si nécessaire.

La pleurite était probablement une complication infectieuse, il n'y a pas de lien avec la BPCO mais les sequelles de la pleurite expliquent vos douleurs. L'IMC à 15.8 signe une dénutrition ce qui est sérieux. Il faudrait améliorer cela si possible par une aide alimentaire et une activité physique adaptée.

Non, les bronchopneumopathies étaient des infections, il n'y a pas de lien avec la BPCO qui est directement liée à une exposition chronique à des irritants (tabac...).

L'amélioration des symptômes passe par l'utilisation de bronchodilatateur mais le plus important est le sevrage tabagique. Les antibiotiques peuvent être utiles lors de surinfections bronchiques.

En dehors de l'essouflement, il y a parfois de la toux et des expectorations mais pas toujours.

La focntion respiratoire diminue pour tout le monde avec l'âge même si nous ne sommes pas atteints de BPCO. Cette décroissance est plus rapide chez les BPCO. L'arrêt du tabac empèche l'accélération de cette décroissance.

C'est un reflexe naturel.

Non.

Peut-être ! Il faudrait faire un test de marche de 6 min sans oxygène puis un autre avec de l'oxygène pour évaluer le bénéfice ressenti.

Non, pas de risque de décompensation. Mais le plus important est d'envisager le sevrage du tabac +++

Cela n'est pas prouvé. Les risques hivernaux pour un BPCO sont les surinfections virales.

Le corps humain a besoin d'une saturation en O2 dans le sang artériel > 90%. Certaines personnes peuvent s'adapter et supporter des saturations plus basses.

Oui plusieurs mois parfois années surtout si les nerfs ont été lésés. Les antaligques mais aussi la kinésithérapie pleurale peuvent être utiles.

Toute activité physique portant sur l'endurance sera toujours bénéfique pour votre respiration mais aussi votre handicap physique.

En savoir plus

Comme son nom l'indique, la broncho-pneumopathie chronique obstructive touche les bronches pulmonaires. Tout commence avec leur agression par des substances toxiques, en premier lieu le tabac, qui représente 90 % de l'ensemble des cas de BPCO.

Les 10% restants regroupent les BPCO dites "professionnelles". Elles sont causées par des poussières de ciment ou de silice, ou des vapeurs de solvants. Au total, la BPCO est la deuxième maladie respiratoire après l'asthme en France.

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