Robots au service de la santé : les innovations 2014

Depuis quelques années, les machines automatisées ont fait leur entrée dans les établissements de santé. Des robots (qui ne ressemblent pas forcément à ceux de La Guerre des étoiles) peuvent assister les malades dans leurs tâches quotidiennes, leur réapprendre à marcher, ou assister les chirurgiens au cours d'une opération. Au salon professionnel InnoRobo, qui se tenait à Lyon du 18 au 20 mars 2014, quelques nouveaux spécimens ont été présentés.

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Robots au service de la santé : les innovations 2014
Image promotionnelle destinée à vanter les qualités du robot Romeo®. (Crédits : Aldebaran Robotics)

Parmi les robots d'assistance à la personne, les visiteurs ont pu découvrir Diya One®. Développé par une firme française, ce gros cylindre à roulettes peut se déplacer, en toute discrétion, dans les couloirs de très grands établissements (laboratoires, entreprises, hôpitaux...) pour veiller à la qualité de l'air ambiant.

"Dès qu'il capte une pollution, même inodore comme le monoxyde de carbone, il allume ses ampoules LED en rouge tout en donnant l'alarme", explique à la presse une ingénieure. Il assainit alors l'air grâce à deux filtres à particules fines et d'un système de photocatalyse, "qui élimine les micro-organismes, les odeurs et les polluants chimiques". Quand l'air est purifié, le robot "le fait savoir en s'éclairant en vert"

Autre appareil sorti des murs d'un laboratoire français : le robot humanoïde Romeo®, conçu pour "approfondir les recherches sur l'assistance aux personnes âgées ou en perte d'autonomie". Il s’agit d’une version grand format du petit Nao®, habitué des salons de robotique. Comme lui, Romeo® peut reconnaître des visages, parler plusieurs langues, marcher... Mais du haut de ses 1,40 mètres, il peut également porter de petites charges (3 à 4 kilogrammes), ouvrir des portes, monter un escalier ou saisir un objet sur une table. La puissance de la machine est intentionnellement bridée, afin qu'elle ne puisse blesser personne. De fait, elle ne peut pas lever une personne tombée à terre. Mais Romeo® peut s'enquérir de l'état du patient, appeler les secours ou s’agenouiller pour constituer un point d'appui et aider à se relever.

Dans les couloirs du salon, on pouvait également croiser des "robots étudiants". Ressemblant à des parcmètres à roulettes, ces machines doivent permettre à un élève, se trouvant dans l'incapacité de se déplacer, d'assister et de participer aux cours, au milieu de ses camarades. Il ne s'agit pas que d'une caméra qui retransmet le cours : l'étudiant peut poser ses questions, ses devoirs transmis, et son assiduité peut être contrôlée. Un enfant hospitalisé sur une longue durée pourra continuer à interagir avec sa classe, et éviter ainsi de prendre trop de retard dans son apprentissage.

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