Les soignants cumulards : danger à l'hôpital !

Selon un rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS), 7 % des agents soignants hospitaliers ont un emploi extérieur supplémentaire à leur activité à l'hôpital. Risques : un surmenage des ces soignants qui pourrait entraîner des "situations potentiellement dangereuses pour les patients".

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Les soignants cumulards : danger à l'hôpital !
Les soignants cumulards : danger à l'hôpital !

À l'hôpital, un peu moins de 7 % des personnels soignants, soit tous ceux qui ne sont pas médecins, exercent une activité annexe. Celle-ci est autorisée dans seulement un quart des cas, et illégale pour les trois quarts restants. C'est l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) qui établit ce chiffre dans un rapport intitulé "Cumul d'activités dans la fonction publique hospitalière".

Les soignants cumulards : danger à l'hôpital !

Portrait du "soignant cumulard"

Le "soignant cumulard" est le plus souvent un homme, jeune, qui travaille dans un grand établissement de santé, dans une des trois grandes régions française (Île-de-France, PACA et Rhône-Alpes). Paradoxalement, les agents à temps plein se livrent plus facilement à une seconde activité que leurs collègues à temps partiel. L'activité annexe se pratique essentiellement dans le secteur de la santé.

Revenus modestes pour grand danger ?

Un tiers de ces multi-employés cumulent un grand nombre d'heures, voire deux temps pleins, sur une partie ou toute l'année. Les entreprises de travail temporaire dans le domaine de la santé ont recours aux agents publics, mais ne le reconnaissent pas facilement. Les revenus qu'ils en retirent "peuvent être très modestes", relève l'IGAS tout en notant que pour 30 % des pluri-actifs, l'activité annexe représente plus de 15 % de leurs revenus salariés annuels.

Si le lien entre "cumul d'emplois et risque pour la sécurité des patients est difficile à établir de façon formelle", le rapport de l'IGAS met tout de même l'accent sur les plus extrêmes, les stakhanovistes qui représenteraient environ 7 500 agents, soit 2 % de la totalité des agents hospitaliers.

Ces situations seraient "potentiellement dangereuses pour les patients".

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