François Hollande favorable à la recherche sur les cellules-souches

Utiliser, oui ou non, des cellules souches embryonnaires à des fins de recherche… Le candidat socialiste, François Hollande, s'est prononcé sur cette question complexe. Il veut, s'il est élu, autoriser ce type de recherche. Tout en inscrivant prudemment cette autorisation dans un cadre législatif très strict.

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François Hollande favorable à la recherche sur les cellules-souches
François Hollande favorable à la recherche sur les cellules-souches

Pour lui, c'est oui. Lors d'une visite, mercredi 22 septembre 2012, au Genopole d'Evry, François Hollande a annoncé vouloir demander au Parlement de modifier la loi de 2011 révisant les lois de bioéthique, afin de rendre possibles les recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines. Il a précisé que cette autorisation serait encadrée et soumise à des autorisations préalables délivrées par l'Agence de la biomédecine. De manière, selon lui, "à éviter toute marchandisation du corps humain"

Cadre réglementaire ambigu

La recherche sur les cellules souches embryonnaires est soumise aujourd'hui en France à un régime d'interdiction, assorti de dérogations. Un compromis singulier qui vise à préserver les possibilités d'une recherche, qui, si elle tient ses promesses, ouvre d'immenses perspectives pour la médecine régénérative, tout en prenant en compte les réserves morales ou religieuses.

S'ils reconnaissent que le régime actuel leur a permis de travailler (58 autorisations de recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires ont été accordées par l'Agence de la biomédecine entre 2004 et 2010), la situation est jugée peu claire par les chercheurs. Ils ne remettent pas en cause la nécessité d'un encadrement, ils craignent que la France ne puisse tenir son rang dans la compétition internationale, avec un statut peu engageant pour les investisseurs, qui pourraient préférer des pays qui disposent d'un encadrement juridique plus sûr.

Compétitivité et retour en France des "cerveaux" exilés

Pour François Hollande, la France aurait donc tout à gagner à sauter le pas. Travailler sur les cellules souches embryonnaires lui permettrait de rattraper son retard sur les pays, qui eux, pratiquent déjà ce type de recherche. Avec comme avantage de rendre de nouveau la France attractive pour les post-doctorants qui avaient choisi de migrer à l'étranger pour poursuivre leurs travaux.

En raison des questions éthiques qu'elle soulève, la question de la recherche sur les cellules souches ne manquera pas de diviser les candidats.

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