Diabète de type 1 : mise au point d'un pancréas bio-artificiel

Un pancréas bio-artificiel capable de produire directement de l’insuline dans l’organisme de patients atteints de type 1 a été mis au point par un groupe de chercheurs européens. Après des essais concluants sur des animaux, il devrait rapidement être testé sur l'homme.

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Diabète de type 1 : mise au point d'un pancréas bio-artificiel

Il s'agit d'un nouveau dispositif qui a tous les avantages d'une greffe de pancréas, sans les inconvénients. Le premier pancréas bio-artificiel a été élaboré dans le cadre de deux projets européens, en partenariat avec le Centre de transfert de technologie du Mans (CTTM), le Centre européen d'étude du diabète (CEED) à Strasbourg et la société Statice à Besançon.

Chez les diabétiques de type 1, les cellules pancréatiques ne produisent pas d'insuline. Ils sont donc incapables d'assimiler et de stocker les sucres, qui retournent dans le sang. Résultat : leur taux de glycémie augmente. Le traitement habituel consiste à s'injecter de l'insuline plusieurs fois par jour, grâce à un stylo, ou parfois par le biais d'une pompe implantable.

Le nouveau concept se présente sous la forme d'une petite poche semi-perméable de dix centimètres de côté, implantée dans le ventre du patient. A l'intérieur de cette poche, une membrane accueille des cellules vivantes, animales ou humaines, capables de sécréter directement l'insuline dont le malade a besoin. L'intérêt est que le patient n'a plus besoin de s'injecter de l’insuline.

Le dispositif, qui laisse passer dans l'organisme le glucose, l'oxygène, l'insuline et les nutriments, reste toutefois imperméable aux molécules du système immunitaire, rendant inutile la prise de médicaments anti-rejet.

A première vue, le principe de ce pancréas bio-artificiel, s'appuyant sur la biologie, semble simple. Cela fait pourtant plus de vingt ans que des chercheurs planchent notamment sur ces fameuses membranes implantables, dont les prototypes ont encore certaines limites : elles peuvent s'obstruer rapidement, leur durée de vie est donc très courte.

Après des tests concluants sur des petits animaux, le pancréas bio-artificiel est désormais à l'étude chez le singe et le porc. Les chercheurs espèrent ensuite pouvoir lancer un essai sur seize patients diabétiques d'ici fin 2015.

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