BPCO : la grande oubliée de la prévention ?

La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) fait plus de 17.000 morts chaque année et pourtant elle ne fait l'objet d'aucune prévention spécifique. C'est ce que dénonce l'Association BPCO à l'occasion de son colloque annuel.

Rédigé le , mis à jour le

Entretien avec le Dr Yves Grillet, pneumologue et président d'honneur de l'association BPCO

La broncho-pneumopathie chronique obstructive entraîne une inflammation des voies respiratoires inférieures. Les bronchioles se mettent à sécréter trop de mucus, leur paroi s'épaissit, leur diamètre est réduit. Le tissu autour des bronchioles perd aussi en élasticité. Toutes ces transformations contribuent à une obstruction lente et progressive des voies respiratoires et à une réduction du passage de l'air. Cette lenteur d'évolution explique que longtemps il n'existe pas de symptômes.

De ce fait, la BPCO est insuffisamment diagnostiquée et traitée. Plus de deux malades sur trois s'ignorent. Le tabac reste la cause principale de la BPCO. Mais la BPCO peut aussi être une maladie professionnelle.

Quand les signes apparaissent, il s'agit d'une toux persistante, d'expectorations anormales et d'un essoufflement. Au fur et à mesure que la maladie progresse, elle peut être responsable d'une insuffisance respiratoire sévère qui limite le moindre effort.

Dans le cadre de la Journée mondiale de la BPCO, l'Association BPCO alerte face au manque d'intérêt qu'accordent les politiques à cette maladie.

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