''Nos étoiles contraires'' : quand le cinéma parle du cancer chez les adolescents

C'est avec humour que le film "Nos étoiles contraires" retrace l'histoire d'amour de deux adolescents malades du cancer. À l'heure des premiers émois amoureux, la découverte des sentiments n'a rien d'étonnant. Mais découvrir l'amour quand on a un cancer, c'est aussi évoluer dans un contexte médical particulier, qui nécessite une prise en charge appropriée. Comment permettre à ces adolescents de s'épanouir malgré la maladie et la lourdeur des traitements ?

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''Nos étoiles contraires'' : quand le cinéma parle du cancer chez les adolescents
''Nos étoiles contraires'' : quand le cinéma parle du cancer chez les adolescents

Hazel Grace est atteinte d'un cancer de la thyroïde métastasé. Augustus devient unijambiste à la suite d'un ostéosarcome. Ces deux jeunes adolescents se rencontrent au cours d'une séance au sein d'un groupe de soutien, puis tombent amoureux l'un de l'autre. L'adaptation cinématographique du roman de John Green, Nos étoiles contraires, raconte l'histoire d'amour entre ces deux jeunes personnes unies et séparées par la maladie.

Si l'affection réciproque qu'ils se portent peut paraître banale chez des adolescents, la maladie tisse sa toile de fond et rend le destin de ces deux jeunes hors du commun. Le cancer impose en effet une prise en charge adaptée dans un environnement spécifique que ne partagent pas les autres jeunes de leur âge. Sans compter que l'adolescence est une période de grande fragilité psychologique.

"C'est une période de la vie particulière et les difficultés pour un jeune atteint de cancer vont être différentes de celles d'un adulte ou d'un enfant. Alors que le jeune est en pleine construction, il doit faire face à des bouleversements importants qui vont avoir un impact sur son insertion scolaire, sa vie sociale et affective", indique le Dr Valérie Laurence, chef du service Adolescents Jeunes Adultes, sur le site internet de l'Institut Curie.

Faciliter l'accès à la formation, malgré la maladie

Depuis le mois d'avril 2013, l'Institut Curie propose une unité Adolescents – jeunes adultes (AJA). Ce dispositif permet aux patients âgés de 15 à 25 ans atteints du cancer de bénéficier d'un accueil adapté et individualisé se pliant aux contraintes des traitements.

Grâce à "l'École à l'hôpital", les malades peuvent poursuivre leur scolarité. Un accès à la formation également souligné dans le troisième Plan Cancer 2014-2019. Le gouvernement souhaite faciliter l'accès à l'enseignement à distance. D'une part sur le plan financier, en permettant l'extension de la gratuité des cours du CNED aux plus de 16 ans. Et, d'autre part sur le plan technologique, en développant des "massive open online course – MOOC" sur la plateforme France université numérique (les MOOC ne délivrent pas de diplôme).

Adapter les échanges avec les jeunes patients

L'adolescence est un âge où l'esprit et les sens sont en éveil. L'AJA propose donc différentes activités et animations, par exemple des ateliers hebdomadaires d'écriture, de musique et d'arts plastiques, une salle équipée d'un grand écran et d'une console de jeux…

Les modes de communication s'adaptent. Entre les patients et les soignants, les échanges sont connectés : hotline de l'équipe mobile AJA (EMAJA), SMS.

Chaque patient rencontre l'assistante sociale de l'équipe dédiée et une psychologue ou le pédopsychiatre. Une attention particulière est par ailleurs apportée au corps (psychomotricienne, kinésithérapeute, rencontre avec une esthéticienne…)."L'objectif est d'être au plus près des attentes et besoins de ces patients et de leurs proches, afin d'apporter une expertise médicale, soignante et psycho-sociale par des professionnels issus à la fois du monde pédiatrique et adulte, explique le Dr Valérie Laurence, sur le site Internet de l'Institut Curie.

En France, le cancer est la deuxième cause de mortalité chez l'enfant et l'adolescent après les accidents, selon la Ligue contre le cancer. Très rares, ils représentent environ 2.000 nouveaux cas par an. Il s'agit de cancers du sang et des organes lymphatiques pour 40%, de tumeurs d'autres organes pour 60%.

 

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