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Un passager à l’odeur pestilentielle force un avion à atterrir… et meurt peu de temps après

Un Russe de 58 ans souffrant d’une grave nécrose des tissus a provoqué l’atterrissage forcé d’un avion. Il est décédé quelques jours plus tard d’une défaillance d’organes.

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Un passager à l’odeur pestilentielle force un avion à atterrir… et meurt peu de temps après
Un passager à l’odeur pestilentielle force un avion à atterrir… et meurt peu de temps après

C’est une triste histoire dont les passagers du vol Transavia qui reliait les Canaries à Amsterdam le 30 mai se souviendront pendant longtemps : un homme de 58 ans qui dégageait une odeur nauséabonde a entraîné un atterrissage forcé au Portugal. Il est finalement décédé des suites d’une défaillance d’organes le 25 juin. "Plusieurs passagers se sont trouvés mal et se sont mis à vomir. Pour nous épargner, l’équipage l’a même fait rester un moment dans les toilettes de l’avion", a confié l’un des voyageurs.

Andrey Suchilin, un guitariste russe de 58 ans, souffrait en réalité d’une grave nécrose des tissus. En vacances aux îles Canaries, il avait contracté une infection cutanée, qui s’était aggravée très rapidement dans l’avion. Pris en charge après l’atterrissage, il avait subi plusieurs opérations pour enrayer le processus de nécrose, sans succès. Il était finalement tombé dans le coma. Andrey Suchilin était considéré comme l’un des meilleurs musiciens de Russie.

La nécrose est spectaculaire et souvent fatale

Les cellules de notre corps peuvent avoir une mort naturelle, on parle alors d'apoptose : la cellule se disloque en différents fragments facilement éliminés par les globules blancs. En cas de mort accidentelle des cellules en revanche, on parle de nécrose. Celle-ci entraîne une destruction beaucoup plus explosive des cellules, dont les "débris" sont très inflammatoires. Ces résidus agressent ensuite les cellules voisines, ce qui explique le caractère spectaculaire et souvent fatal de la nécrose. Malgré tout, la rapidité de cette propagation est parfois sous-estimée.

Dans l'idéal, l'angioplastie et le pontage permettent aux membres de cicatriser, et seule la partie déjà nécrosée tombe d'elle-même. Malheureusement, des infections prolifèrent souvent à la frontière de cette zone. La seule solution pour éviter la gangrène est alors l'amputation. Cette opération est très fréquente en France, avec plusieurs milliers de patients diabétiques touchés chaque année. Ceux-ci doivent donc bénéficier d'une surveillance des pieds particulièrement rapprochée.

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