Comment sont conçus les casques de moto ?

En 2012, 664 motards ont trouvé la mort sur les routes. 96% de ces personnes ne portaient pas de casque ou un casque mal attaché, mal ajusté. Or, la loi oblige de porter un casque homologué qui répond à toute une série d'exigences et de tests. Comment fabrique-t-on les casques de moto ? Reportage dans les locaux du leader français en la matière.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le
La fabrication des casques de moto
La fabrication des casques de moto
Le casque de moto ne peut être vendu sans passer par une série de tests.
Le casque de moto ne peut être vendu sans passer par une série de tests.

La règle numéro un de la fabrication des casques de moto : le casque doit être rond et cette forme n'est pas anodine. En cas de chute, la tête va en effet souvent rouler et si une forme bloque ce mouvement, les cervicales vont souffrir. La forme du casque doit donc être ronde pour faciliter le mouvement.

Une fois le modèle du casque moulé, il est scanné puis modélisé en trois dimensions. Il faut plus d'un an aux experts pour faire de ce modèle une réalité, assembler les 300 éléments qui le composent, et concilier design et sécurité.

Les éléments amortisseurs sont obligatoires pour un casque. La pièce maîtresse étant une petite coque en polystyrène compensé, modestement baptisée calotin. Le calotin est la partie essentielle pour éviter les traumatismes crâniens et les commotions cérébrales.

Le casque de moto ne peut être vendu sans passer par une série de tests. La loi définit par exemple un champ de vision, en dessous de cet angle le motard est en danger.

Dernier passage obligé pour décrocher le titre à l'homologation : résister à une chute directe sur le bitume à 28 km/h. Tous les crash-tests sont exigés par la norme européenne et fixés par l'Organisation mondiale de la santé. Seuls les casques qui ont réussi les tests seront autorisés à la vente. Des contrôles aléatoires sont réalisés régulièrement sur la chaîne de production.

L'homologation ne garantit pas d'avoir la vie sauve. Le casque limite les traumatismes crâniens en protégeant la tête d'un choc ou d'une abrasion due aux frottements sur la chaussée. Après un accident, le casque doit être jeté.

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