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Apnées du sommeil : un nouvel implant testé en France

C'est un implant qui pourrait changer la vie des patients souffrant d'apnées du sommeil. Une maladie souvent mal diagnostiquée qui touche pourtant entre 4 et 10% de la population française. Inventé aux Etats-Unis en 2006, ce dispositif est en phase d'essai clinique en France depuis trois ans. Il fonctionne comme un pacemaker, en envoyant un micro-courant électrique qui stimule un nerf de la langue. Ainsi, il facilite la circulation de l'air et empêche la survenue d'apnées du sommeil obstructives. En France, seuls trois patients ont été équipés de ce dispositif.

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Apnées du sommeil : un nouvel implant testé en France

Avec le syndrome de l'apnée obstructive du sommeil, lorsque le patient dort, au niveau de ses voies aériennes supérieures, plusieurs fois dans la nuit, un relâchement musculaire va diminuer, voire empêcher complètement, le passage de l'air. "Vous avez une fois toutes les deux minutes ou une fois toutes les minutes l'équivalent de quelqu'un qui vient et qui vous secoue pendant votre sommeil. Sur le long terme, les apnées obstructives du sommeil exposent les patients à des conséquences cardiovasculaires principalement l'hypertension artérielle et les conséquences de l'hypertension artérielle lorsqu'elle n'est pas traitée, c'est-à-dire accident vasculaire cérébral et autres pathologies cardiovasculaires aiguës", explique le Dr Valérie Attali, pneumologue. 

Un nouveau dispositif fonctionnant comme un pacemaker est actuellement testé en France. Il représente un espoir pour les personnes souffrant d'apnées du sommeil. Placé sous la peau, l'appareil est relié au nerf hypoglosse, le nerf moteur des muscles de la langue. Il stimule électriquement ce nerf et provoque une contraction pour laisser plus d'espace à la circulation de l'air.

En France, seuls trois patients ont été équipés de ce dispositif. Pour évaluer son efficacité, les patients passent des nuits sous surveillance à l'hôpital. Electrocardiogramme, tension artérielle, mouvements respiratoires… Des électrodes permettent de scruter leur sommeil. Chacun des capteurs placés sur le nerf sera testé, l'objectif étant de choisir les plus efficaces pour permettre au patient de mieux dormir. Ainsi, il pourra bénéficier du dispositif réglé pour son usage et sera suivi pendant cinq ans.

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