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"Je souffrais de problèmes d'alcool, de maladies invisibles [...] J'étais en errance diagnostique"

L'humoriste Jérémy Ferrari est venu nous parler de son nouveau one-man-show "Anesthésie générale" dans lequel il s'attaque avec humour et provocation à notre système de santé mais se livre également sur ses souffrances personnelles.

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"Je souffrais de problèmes d'alcool, de maladies invisibles [...] J'étais en errance diagnostique"

Dans "Anesthésie générale", Jérémy Ferrari livre son regard sur notre système de soin et pour la première fois, il s'épanche également sur ses souffrances personnelles en évoquant ses maladies invisibles, ses troubles obsessionnels et sa dépendance à l’alcool. Depuis l’âge de dix ans, il souffre d’insomnie, de crises d’angoisse puis plus tard de paranoïa, de troubles obsessionnels et de l’attention.

« Je souffrais depuis longtemps de problèmes d'alcool, de maladies invisibles sur lesquels je n'avais pas mis de mots ni de diagnostic puisque j'étais en errance diagnostique, comme beaucoup de patients [...] Ça fait trois ans et demi maintenant que je ne bois plus d'alcool, que je suis rentré en cure de désintoxication, que j'ai appris mes diagnostics. Donc, quand il a fallu se repencher sur le nouveau thème du spectacle, à savoir la santé, il était évident pour moi que je devais parler de ce qui m'était arrivé. »

Maladies invisibles : une longue errance diagnostique

A 31 ans, Jérémy Ferrari est enfin diagnostiqué obsessionnel compulsif, haut potentiel avec trouble de l'attention. Mais pendant très longtemps, il a vécu en cachant ses troubles et se sentait incompris par les professionnels de santé qui n'arrivaient pas à poser de diagnostic sur ses pathologies.

« On se sent différent, on se sent pas compris parce que le problème des maladies invisibles, c'est que quand vous l'expliquez avec des mots, ça ressemble à ce que n'importe quelle personne vit au quotidien [...] On s'isole, la plupart du temps, on a honte. Les obsessions, c'est parfois des choses tellement absurdes, puériles donc on a peur de le dire. J'avais des psys qui se sont moqués de moi [...] donc le jour où, à 31 ans, on me fait la liste de mes maladies, c'est terrible à dire mais moi c'est l'un des plus beaux jours de ma vie. On se sent compris. »

"Anesthésie générale" de Jérémy Ferrari, en tournée dans toute la France.

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