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Choléra : plus de 1.600 morts au Yémen

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé lundi que 300.000 cas suspects de choléra avaient été recensés au Yémen, pour 1.600 personnes décédées. Un mois plus tôt, le bilan était de 789 morts dans ce pays en guerre.

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Choléra : plus de 1.600 morts au Yémen
Carte du Yémen (DR)

L'épidémie de choléra, qui sévit au Yémen depuis le 27 avril, a fait plus de 300.000 cas, tuant plus de 1.600 personnes dans ce pays en guerre, a annoncé lundi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). "L'épidémie de choléra au Yémen continue de progresser de façon incontrôlée", a ajouté l'ONG dans un tweet.

Qu'est-ce que le choléra ?

L'agent du choléra, le vibrion cholerae, est une minuscule bactérie qui se transmet par voie digestive, par ingestion d'eau, de boissons ou d'aliments souillés par des déjections, par des mains sales ou du matériel contaminé.

Après une incubation de deux à cinq jours, la maladie débute brutalement par de violentes diarrhées vidant littéralement l'organisme de son eau. En l'absence de soins immédiats basés d'abord sur une réhydratation, cette déperdition gravissime de liquides (un malade peut perdre 10% de son poids en quatre heures) est souvent mortelle.

L'effondrement des infrastructures médicales et sanitaires au Yémen, ravagé par plus de deux ans de guerre entre les forces progouvernementales soutenues par une coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite, et les rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran, a favorisé fin avril l'apparition du choléra dans le pays pour la deuxième fois en moins d'un an. L'épidémie fait environ 7.000 nouveaux cas chaque jour, a précisé dans un tweet le directeur régional du CICR pour le Proche et Moyen-Orient, Robert Mardini.

Des mesures d'hygiène draconiennes et la fourniture d'une eau sûre demeurent les meilleurs moyens de stopper plus ou moins rapidement la progression d'une épidémie. "La transmission du choléra est étroitement liée à un accès inapproprié à l'eau potable et à des installations d’assainissement" souligne l'Organisation mondiale de la santé sur son site. Les bidonvilles périurbains ou les camps de réfugiés ou de personnes déplacées, où les besoins minimums en eau potable et en assainissement ne sont pas assurés, sont des "zones à risque typiques".

Avec AFP

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