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Cancer de la prostate : l'autotest de nouveau autorisé

Le test PSA, qui permet de dépister chez soi un cancer de la prostate, sera de nouveau autorisé à la vente. Le Conseil d'Etat a décidé de revenir sur l'interdiction de l'ANSM datant de 2012. A l'époque, la commercialisation avait été suspendue, faute de preuves de son efficacité.

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Cancer de la prostate : l'autotest de nouveau autorisé
Cancer de la prostate : l'autotest de nouveau autorisé

Alors qu'ils avaient été interdits en 2012 par l'agence du médicament, les autotests pour dépister le cancer de la prostate "pourront à nouveau être autorisés à la vente" a annoncé l'ANSM. Le 16 mars, le Conseil d'Etat a annulé la décision d'interdiction "pour excès de pouvoir". Le 24 août 2012, le directeur de l'ANSM "avait interdit la mise sur le marché, l'importation, la distribution en gros et la délivrance au public des dispositifs médicaux d'autodiagnostic de l'antigène prostatique spécifique".

Le PSA (antigène prostatique spécifique) est normalement présent dans le sérum des hommes à une faible concentration. Son augmentation est constatée en cas de cancer de la prostate, mais aussi dans certaines pathologies non cancéreuses comme les hypertrophies bénignes ou les prostatites (infection de la prostate). Par ailleurs, un taux normal de PSA n'écarte pas la présence d'un cancer, selon l'ANSM. C'est ce diagnostic imprécis et peu spécifique qui avait motivé l'interdiction du test en 2012.

Un test peu spécifique ?

Dans sa décision de 2012, l'ANSM avait indiqué qu'il s'agissait d'une "décision de précaution" dans la mesure où le dosage du PSA "ne permet pas, à lui seul, d'établir le diagnostic du cancer de la prostate". "Il ne doit donc être utilisé que dans le cadre d'une stratégie globale de diagnostic de ce cancer, en association avec d'autres examens, à l'initiative d'un médecin et en fonction de chaque situation individuelle" ajoutait alors l'ANSM.

Le dosage est en principe réalisé sur prescription médicale, mais deux autotests de dosage du PSA, produits par les sociétés Vedala et Nanorepo, étaient commercialisés en France en 2011-2012 au moment de l'interdiction. Ces autotests sont également vendus sur internet.

Un diagnostic à confirmer systématiquement

S'il autorise à nouveau sa commercialisation, le Conseil d'Etat rappelle tout de même que le dosage PSA n'est qu'un simple "témoin coloré", indiquant un taux d'antigènes supérieur à la norme. Dans tous les cas, ce diagnostic doit être confirmé par une biopsie. Une décision prise par les médecins mais qui peut entraîner des effets secondaires : perte de sang dans les urines et le sperme, risque d'infections, de rétention urinaire. Sans compter les conséquences physiques et psychologiques liées à d'éventuels surtraitements : troubles sexuels, urinaires ou digestifs.

 

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