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Cet été, bronzez... mais pas trop !

La cancer de la peau est le plus fréquent des cancers. La ligue contre le cancer lance une nouvelle campagne pour nous rappeler les dangers du soleil.

Rédigé le , mis à jour le

Cet été, bronzez... mais pas trop !
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On dénombre chaque année plus de 80 000 nouveaux cas de cancers de la peau dont près de 11 176 mélanomes. Le nombre de victimes de cette dernière forme la plus agressive de cancer augmente même de 10% chaque année. En cause ? L’évolution, notamment, de notre comportement à l’égard du soleil : esthétique du bronzage, sports de plein air, vacances dans les destinations de plus en plus ensoleillées. Et une attitude pas toujours vigilante : exposition aux heures les plus chaudes (11h-16h), crèmes à faible indice de protection, absence de casquette et/ou de lunettes de soleil. Conséquence, notre peau trinque. Et ce qui apparaît comme étant un simple coup de soleil, peut, sur le long terme se transformer en cancer. « Nous avons accru et modifié notre consommation/exposition soleil et trop de personnes ignorent encore les risques réels de cette exposition » avertit la ligue contre le cancer qui lance une campagne d’affichage et d’alerte sur les réseaux sociaux en pleine période estivale. 

Trois principaux types de cancer

Dans 80% des cas, le cancer de la peau s’avère être un « carcinome cutané », c’est celui qui guérit le plus facilement.

Sa forme la plus fréquente est le « carcinome basocellulaire », une petite perle, ferme, translucide et parcourue par des petits vaisseaux qui apparaît généralement après 60 ans dans des zones d’exposition de la peau au soleil. Peu invasif, il nécessite tout de même un traitement.

Plus rare, le « carcinome spinocellulaire » se développe dans la couche médiane de l’épiderme. Il est reconnaissable par l’apparition de petits bourgeons rouges, en relief, qui saignent facilement. Contrairement à son acolyte, il est invasif et peut s’avérer mortel s’il n’est pas traité.

Moins fréquent mais plus grave, le « mélanome » représente 15 à 20% des cas de cancer de la peau. Il se développe généralement sur une peau saine, parfois à partir d’un grain de beauté, sous la forme d’une tâche de couleur noire, rouge ou même bleue, de grande taille et aux contours asymétriques.

Le mélanome est dangereux car il se développe dans la partie profonde de l’épiderme, il est invasif et peut se développer à d’autres organes.

Enfin, beaucoup plus rare, le « kératose actinique ». On le retrouve surtout chez les personnes âgées, où apparaissent des plaques rouges ou rosés, rugueuses au toucher, généralement sur le front et les oreilles.

Le point commun entre ces différentes formes de cancer : les expositions au soleil favorisent leur développement.   

Se prémunir contre le soleil

« La plupart des cancers de la peau font partie des cancers évitables » prévient l’association de lutte contre le cancer. Pour cela, elle appelle à limiter le temps d’exposition et éviter à tout prix les coups de soleil notamment chez les plus jeunes (avant 15 ans) et pour les peaux claires.

Elle insiste également dans cette campagne de communication sur la nécessité de se faire dépister régulièrement. « Le mélanome cutané peut être guéri s’il est diagnostiqué tôt » rappelle la ligue, « en revanche, si le diagnostique est tardif, les chances de guérisons, sont considérablement réduites car c’est un cancer qui s’étend rapidement »

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