Pneumonie : comment la prévenir ?

Ce 12 novembre, c'est la Journée mondiale de la pneumonie. Cette affection respiratoire est responsable de millions de décès chaque année dans le monde.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le
Pneumonie : comment la prévenir ?

En France, 400.000 à 600.000 personnes contractent une pneumonie chaque année. Cette infection est provoquée par des germes :  bactéries (pneumocoque notamment), virus (grippe, VRS), champignons, parasites. Elle peut vite dégénérer si elle n'est pas traitée à temps. Le Dr Gilles Dixsaut, physiologiste respiratoire, explique : "on va avoir globalement des signes d’infection, avec de la fièvre très élevée, une augmentation de la fréquence cardiaque, respiratoire... Au niveau spécifiquement pulmonaire, on a une zone complète du poumon qui ne va plus participer aux échanges parce qu'elle est remplie de sécrétions, de pus...".

La pneumonie entraîne donc une douleur thoracique, une toux, des difficultés respiratoires avec un essoufflement, de la fièvre. Il existe des facteurs favorisants : le tabagisme, l'existence d'une maladie pulmonaire (asthme, BCPCO,etc), une infection comme la grippe qui se complique d'une surinfection bactérienne, etc

La pneumonie entraîne chaque année jusqu'à 16.000 décès. Souvent, c'est une complication d'une maladie qui s'aggrave comme la grippe ou la rougeole. En se protégeant contre ces pathologies, on limite les risques de pneumonie. Cette affection respiratoire quand elle est due à une bactérie, peut aussi être évitée en se vaccinant contre les  bactéries directement responsables, le pneumocoque et l'haemophilus influenzae. Le vaccin est recommandé aux populations à risque : les personnes âgées et les patients immunodéficients ou celles souffrant de maladies respiratoires. 

La pneumonie bactérienne se soigne par des traitements antibiotiques par voie orale ou injectable si la maladie est déjà avancée. L'hospitalisation est nécessaire si les symptômes se majorent en dépit du traitement, en cas de dégradation de l'état général, ou d'aggravation sur la radiographie pulmonaire