Ebola : les contrôles dans les aéroports plus utiles au départ qu'à l'arrivée

Ebola : les contrôles dans les aéroports plus utiles au départ qu'à l'arrivée

Selon une étude parue dans la revue The Lancet, prendre la température des passagers, qui descendent d'un vol provenant d'un pays touché par Ebola, serait peu efficace. Les auteurs recommandent un contrôle au départ.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Pour ralentir la propagation d'Ebola mieux vaut contrôler les passagers au départ qu'à l'arrivée. Selon une étude publiée le 21 octobre 2014, dans la revue médicale britannique The Lancet, le contrôle de la température doit être mis en place uniquement dans les trois aéroports des pays touchés par Ebola : Conakry, Freetown et Monrovia. Les auteurs, de l'université de Toronto, estiment que chaque mois trois personnes infectées quittent le sol de ces pays africains.

Pourquoi contrôler au départ ?

Plus les dépistages se font proche de la source d'infection et plus ils sont utiles, car la propagation reste géographiquement limitée. Par ailleurs, au lieu de multiplier les contrôles dans un grand nombre d'aéroports mondiaux, l'étude recommande de centraliser tous les moyens disponibles (humains et matériels) sur ces trois aéroports. Pour finir, selon les chercheurs, la durée de vol n'a pas d'incidence sur la transmission, un malade pouvant déclencher de la fièvre vingt jours après avoir été contaminé par Ebola.

Il faut maintenir le trafic aérien

Se basant sur les données de transit des compagnies aériennes de 2013 et 2014, ainsi que sur les chiffres de l'épidémie, l'étude établit des conseils simples pour éviter la dissémination. Elle demande notamment aux autorités de ne pas restreindre les vols vers les pays contaminés. Car si les lignes aériennes ne sont pas maintenues, les chercheurs canadiens redoutent de graves conséquences sanitaires : manque de matériel et manque de soignants. Isoler les pays touchés n'est donc pas la solution.

Des contrôles à l'arrivée des vols provenant de ces pays sont effectués aux Etats-Unis et en Angleterre. La France quant à elle surveille systématiquement la température des passagers descendants du vol Conakry-Roissy. 

Source : Assessment of the potential for international dissemination of Ebola virus via commercial air travel during the 2014 west African outbreak; Isaac I. Bogoch, Kamran Khan. The Lancet, octobre 2014. DOI : 10.1016/S0140-6736(14)61828-6

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