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100% psycho-sexo

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Le lieu de travail : usine à fantasme ou lieu de rencontre durable ?

Rédigé le 26/06/2020 / 0

L'entreprise voit éclore d'après l'IFOP, de fréquentes relations, qu'elles soient purement sexuelles ou sentimentales. Un tiers des sondés y a déjà eu des rapports sexuels, un cinquième y a rencontré son partenaire actuel. Succomber à la tentation sur son lieu de travail, une relation intense qui nécessite quelques précautions...

C'est une usine à fantasmes si l'on en croit l'IFOP, qui a effectué en 2018 une enquête sur la "drague au travail"... 1009 Français ont répondu aux questions de l'IFOP, qui dégage quelques analyses intéressantes. Précision, les sondages donnent des tendances à un instant t, fondées sur des déclarations et donc les résultats sont soumis à précaution.

Usine à fantasme et lieu de rencontre durable 

Plus d’un homme sur deux contre moins d’une femme sur trois a déjà fantasmé sexuellement sur un(e) personne de leur entreprise. En termes de passage à l'acte, les femmes sont aussi nombreuses à y avoir fantasmé sur quelqu'un (30%) qu'à s’être livrée à un jeu de séduction (27%). En revanche, si un homme sur deux (53%) a déjà fantasmé sur un(e) collègue, ils sont à peine un tiers (36%) à avoir tenté d’en séduire sur leur lieu de travail...

Le lieu de travail décuple la tentation de relations extra-conjugales : une personne sondée sur quatre admet s’être déjà livrée à un jeu de séduction avec un(e) collègue rencontré(e)sur le travail (ex : dirigeant, collègue, stagiaire...) alors qu’il était en couple avec quelqu'un d’autre. Près d’une personne sur six en couple déclarent avoir une aventure extraconjugale avec quelqu'un rencontré dans leur milieu professionnel.

Au total, 35% des sondés ont déjà eu des relations sexuelles avec quelqu’un de leur milieu professionnel, quel que soit leur rang hiérarchique. Mais le lieu de travail n'est pas seulement le lieu d'adultères légers et purement sexuels... 14% des sondés, actuellement en couple, ont trouvé leur partenaire dans un espace lié à leur activité professionnelle.

Davantage d'intensité... mais aussi de complexité

Le temps passé sur le lieu de travail fait émerger de belles complicités, des affinités, des jeux de regards et de frôlements qui attisent l'excitation. Le côté interdit de la relation, très souvent cachée aux collèges d'après l'IFOP, ravive la transgression et il décuple l'intensité... L'entreprise a l'avantage d'être pratique : les partenaires se voient souvent et n'ont pas à trouver d'excuse s'ils sont déjà en couple. Mais contrairement aux idées reçues, cette facilité ne pousse pas à consommer la relation dans les bureaux : dans le sodnage, seul un tiers des personnes concernées admettent s’être déjà livrées à des ébats ou à des jeux sexuels sur leur lieu travail, les chefs d’entreprises étant deux fois plus nombreux que les salariés à s'adonner aux ébats intra-professionnels...

La majorité des couples formés en milieu professionnel préfèrent la discrétion (53%) et n'en parlent pas à leurs collaborateurs. Afficher sa relation avec des baisers à pleine bouche à la cafétéria ou des danses langoureuses lors des soirées professionnelles, fait courir le risque de se décrédibiliser ou d'être l'objets de plaisanteries douteuses. A voir si l'on assume ou pas !

Il n'est pas non plus toujours facile de travailler avec une personne avec qui l'on partage une intimité, notamment si la relation est hiérarchique : d'une part, trouver l'équilibre entre les sujets professionnels et personnels n'est pas toujours évident et cela nécessitera de développer d'autres centres d'intérêt. D'autre part, accepter et bien vivre les ordres, les remarques négatives, n'est pas toujours simple. De plus, attention aux relation manager-managé(e) avec le risque de harcèlement sexuel qui nécessitera un signalement s'il est avéré et une prise en charge de la personne harcelée.

Enfin, une rupture agitée ou décidée de façon unilatérale, laisse augurer de moments éprouvants pour celui ou celle qui a été quitté(e), forcé(e) de croiser quotidiennement son ex-partenaire.

Ces freins ne semblent pas gêner les sondés et de très belles histoires ont vu le jour sous l'auspice de l'entreprise...

Le massage érotique, les bienfaits d'une parenthèse sensuelle

Rédigé le 19/06/2020 / 0

Le massage érotique est une parenthèse enchantée pour le couple. Moment d'intimité privilégiée, c'est un espace de détente et de plaisir loin du chaos de la vie quotidienne. A savourer en sortie de confinement, pour se connecter au corps de l'autre...

Un massage se fait dans une atmosphère douce et enveloppante. Le premier conseil est donc d'éteindre téléphones, tablettes, tout ce qui est susceptible de déconcentrer, et d'interdire l'accès de la chambre aux enfants s'il y en a dans la maison. Apportez un soin tout particulier à l'ambiance : musique douce invitant à l'abandon, lumière tamisée, par exemple à l'aide d'une bougie de massage dont vous utiliserez l'huile chaude ensuite.

Il existe de nombreux coffrets ou bougies de massage en ligne pour voyager au pays de l'érotisme (voir fin d'article).

La sensualité au cœur du massage

Commencez par le dos, qui est fréquemment le siège des tensions. Enduisez vos mains d'huile et débutez par de larges mouvements enveloppants. Effleurez la peau, pétrissez les muscles, faites des torsions, donnez carte blanche à votre imagination. Les trapèzes, les muscles situés en haut du dos, nécessitent une attention particulière. Tout comme la nuque très délicate, qui fait le lien entre l'esprit et le corps. Vous pouvez entre deux mouvements effleurer sa peau de vos lèvres à des endroits stratégiques, comme le bas du dos, la nuque,…  Le cuir chevelu est tellement riche en terminaisons nerveuses que son massage est source d'un plaisir immense. A ne pas négliger ! Selon les envies, tout le reste du corps peut être massé ainsi.

Autre possibilité encore plus voluptueuse, servez-vous de votre corps et non de vos mains : enduisez d'huile votre poitrine et votre ventre, et massez le dos de votre partenaire avec votre corps. Effet garanti...

Mais ne prenez pas ombrage si le ou la massé(e) s'endort, c'est que vos doigts de fée sont trop efficaces.

De délicieux dérapages

Après l'ambiance, ce qui rend un massage érotique ce sont les dérapages sensuels. Commencez par les seins, notamment chez la femme. A manipuler avec douceur en titillant les mamelons pour les hérisser de désir, puis en pratiquant des caresses circulaires, plus ou moins appuyés selon les réactions.

Pour les zones délicates, comme la vulve, les testicules ou le pénis, vous pouvez utiliser une huile de massage qui fait aussi office de lubrifiant. Ce double emploi est parfaitement adapté aux massages qui dérapent ! A vous de faire preuve d'imagination et de laisser vos mains rivaliser de douceur et d'audace. Du ventre qui se masse doucement dans le sens des aiguilles d'une montre, ou de l'intérieur des cuisses à effleurer en remontant pour exacerber le désir, les mains évolueront vers des zones beaucoup plus stratégiques. A vous de finir comme vous le souhaiter par des caresses, en utilisant vos mains ou votre bouche, pour un cunnilingus ou une fellation

Quant au massage des fesses, n'hésitez pas à bien pétrir les muscles fessiers. Pour terminer en apothéose chez l'homme, optez pour un massage prostatique, en commençant par poser la pulpe d'un doigt sur l'anus pour bien le détendre. Introduisez tout doucement ce doigt bien lubrifié, placé la pulpe vers le ventre du massé (et non vers son dos). Faites-le progresser lentement jusqu'à sentir une petite châtaigne sous la pulpe de votre doigt et pressez-la, comme on fait un signe "viens-là". Une sensation très plaisante ne devrait pas tarder à envahir le massé. A associer ou pas avec une masturbation ou une fellation.

Refermons maintenant cette parenthèse sensuelle, la suite n'appartient qu'à vous…

 

Mieux comprendre la soumission sexuelle et l'attrait de la douleur

Rédigé le 05/06/2020 / 0

Longtemps tabous, le masochisme et la soumission sexuelle séduisent de plus en plus de personnes, conquises par les plaisirs de l'abandon extrême. Une étude s'est penchée sur les raisons de cet attrait.

La question de la douleur dans l'amour et l'activité sexuelle est complexe : pourquoi aimer souffrir et faire souffrir ? Pourquoi prendre du plaisir à souffrir dans un contexte érotique (masochisme) ou à être humilié, contraint, discipliné (soumission sexuelle) ? Les deux n'ont pas la même histoire, le Kamâ-sutrâ recommandait de mordre, tirer les cheveux, fesser pour augmenter l'excitation sexuelle.

Une étude[1] sortie récemment dans le Journal of sexual research a cherché à répondre à ces questions à travers 227 adeptes du sadomasochisme (SM), Elle se penche sur les raisons de l'attrait de certaines pratiques du Bondage Domination Soumission Masochisme , ainsi que les origines de leur intérêt pour ces pratiques : "Qu'y a-t-il de si attirant dans la fessée, la domination ou la contention ? Réponses des praticiens du masochisme sexuel et de la soumission." D'emblée, les auteurs précisent qu'un nombre croissant d'études montrent que le BDSM n'est en rien un signe de maladie mentale. Et l'OMS a d'ailleurs retiré en 2017 le SM de la Classification internationale des maladies.

A lire aussi : Domination et soumission de puissants ressorts de l'excitation sexuelle 

Les raisons de s'engager dans le SM

  • Le désir sexuel

Même si la sexualité génitale n'est pas forcément associée aux activités SM, celles-ci sont considérées comme des activités érotiques ou sexuelles. Le fondement de ces pratiques est même la production d'un plaisir sensuel, sexuel, érotique. Il semble donc naturel que la principale raison soit d'enflammer le désir sexuel.

  • Les jeux de pouvoir

Pour de nombreux personnes, donner, prendre ou échanger du pouvoir est au cœur de de l'excitation sexuelle. D'après une étude de 2018, le déséquilibre de pouvoir était excitant pour la moitié des participants et ¾ étaient intéressés à s'engager dans des comportements de domination et soumission durant le rapport.

Les pratiquants SM étaient divisés dans certaines études en deux sous-groupes : ceux qui étaient puissants dans la vie, notamment professionnelle, l'activité sexuelle leur permettait alors de lâcher prise, de ne plus être responsable, en charge. Second sous-groupe : ceux qui étaient simplement plus excités sexuellement par la soumission. Comme dans la population générale, il y a plus de femmes que d'hommes, aussi bien dans les fantasmes que dans la pratique. A noter que 30% des adeptes de BDSM sont des switchers et peuvent passer de la domination à la soumission, en fonction de leur humeur, du partenaire, du contexte.

  • Une transe, un état de conscience modifiée

D'après les auteurs, de nombreux pratiquants décrivaient les rapports SM avec des termes religieux ou spirituels, comme une expérience mystique transcendante, une connexion sacrée, une appartenance à l'univers. Même si des expériences de conscience modifiée sont retrouvées chez les adeptes du bondage ou lors d'expériences non douloureuses, elles apparaissent beaucoup plus fortes avec des stimuli érotiques douloureux, intenses et prolongés. La douleur n'est plus un but mais un chemin pour atteindre ces états de conscience. A confirmer par des études comportant davantage de sujets.

  • Le carpe diem, ici et maintenant

Un certain nombre rapporte aussi des bénéfices similaires à ceux retrouvés dans la méditation, le sport, comme une concentration élevée, moins d'activité mentale, la relaxation et le fait d'être centré sur le moment présent. Les activités peuvent dès lors être vues comme une façon d'atteindre cet état centré sur soi, sur l'ici et maintenant. Mais là encore, la qualité des travaux rapportant ces expériences nécessite d'être approfondie. Pour certains auteurs, c'est une façon de s'extraire du monde pour explorer l'espace intérieur.

  • Une activité de loisirs

Les activités MDSM nécessitent de l'entraînement, une pratique cognitive et comportementale, qui pour certains auteurs s'apparentent aux activités de loisir.  Avec une exploration de soi, un sens de l'aventure, du plaisir. A confirmer de façon ciblée pour le SM.

Les origines de l'intérêt

Elles sont multiples, partiellement comprises, multi-factorielles, impliquant des facteurs génétiques, psychologiques, familiales, spirituels,  socio-culturels, environnementaux

  • Les origines intrinsèques

Pour 78% des personnes confiant leur vision du SM, les origines sont intrinsèques, comme l'histoire personnelle du sujet ("j'ai toujours été ainsi", "la première fois que j'ai essayé, j'ai su que c'était le vrai moi"). D'après certaines publications, l'intérêt est toujours présent, depuis l'enfance, même si la soumission n'était pas érotisée, dans les jeux de poupées par exemple. Cet intérêt se transforme en fantasmes sexuels à la puberté. D'après certains travaux, l'attrait pour le SM test plus fréquent chez les personnes avec une plus grande curiosité intellectuelle et sexuelle. Et une plus haute éducation est associée à une plus haute diversité sexuelle d'après certaines études.

  • Les origines extrinsèques

Elles sont liées à l'environnement, reposent sur l'initiation par une autre personne, ou une expérimentation personnelle (lors d'un jeu, ou encore le fait d'avoir été contraint, soumis ou puni entraine une excitation sexuelle). D'après certains travaux, une maltraitance dans l'enfance pousserait favoriser un mécanisme d'adaptation pour survivre à un traumatisme. Même si la fréquence des abus sexuels n'est pas supérieure chez les adeptes du ans la population générale, certains adeptes racontent que cela a fait partie du processus de guérison, en reprenant le pouvoir sur la relation. De la même façon, certains pratiquants atteints d'une maladie chronique douloureuse transforment la douleur chronique en plaisir.


[1] What Is So Appealing About Being Spanked, Flogged, Dominated, or Restrained? Answers from Practitioners of Sexual Masochism/Submissio. Labrecque. 02/06/20. J of Sex Res. https://doi.org/10.1080/00224499.2020.1767025