Ch@t : La santé des étudiants

Ch@t du 25 octobre 2010 : Avec les réponses du Dr Dominique Monchablon, psychiatre ; Christophe Ferveur, psychologue et Quentin Dubois, psychologue clinicien pour Fil Santé Jeunes.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

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Les réponses du Dr Dominique Monchablon, psychiatre

Cela est inexact : les Bureaux d'Aide Psychologique Universitaires (BAPU) proposent un accueil et des soins psychologiques gratuits, bref au long court, à tous les étudiants.

Avez-vous ou non une inscription administrative universitaire ? Si oui, vous êtes couverte même si vous n'avez pas d'inscription pédagogique. Sinon, renseignez-vous auprès d'une assistante sociale de votre mairie.

Etes vous étudiante ? Si oui, consultez au plus vite l'assistante sociale de votre université ainsi que le service des médecines préventives de l'université.

En aucun cas le taux de potassium ne peut améliorer l'humeur, il faut savoir pourquoi ce taux est bas (cela se voit dans le trouble des conduites alimentaires) et envisager un traitement global physique et psychologique.

Très bonne question : la visite médicale (obligatoire) n'est pas suivie par tous les étudiants et actuellement, il y a trop peu d'enquêtes en population étudiante. Donc nous n'avons aucun moyen d'avoir des données extrêmement précises sur la santé des étudiants.

Oui absolument, pourvu que vous mettiez en place entre temps des stratégies pour aller mieux. Par ailleurs, il est souhaitable pendant votre pause de conserver une activité intellectuelle à minima.

Oui bien sûr : plus la filière est sélective plus les conditions sont stressantes par exemple, 1ère année d'études de médecine, classes préparatoires aux grandes écoles, en filières juridiques et psycho, le passage entre master 1 et master 2.

Quand on présente une dépression avérée, il y a plusieurs facteurs associés : un facteur de vulnérabilité personnel et des facteurs environnementaux stressants. A la fac, ce sont : la sélectivité de la filière essentiellement, des conditions d'enseignement un peu anonymes, un isolement relatif des étudiants.

De manière globale, une santé physique précaire, un certain nombres de problèmes somatiques (problème endocriniens surtout) peuvent retentir sur le moral. Une mauvaise alimentation, une mauvaise hygiène de vie, contribuent à un climat dépressogène.

Aucun aliment n'est antidépresseur à proprement parler. Certain en revanche sont psychostimulants : thé, café, chocolat, coca. Attention au risque de dépendance avec la caféine au delà de deux tasses.

 

Les réponses de Christophe Ferveur, psychologue clinicien

Oui, si vous êtes habitué à ce type d'approche médicale.

Votre fille devrait pouvoir avoir accès au service de Médecine préventive de son université pour rencontrer un médecin qui pourra la guider vers des soins psychologiques. Il existe aussi les CMP (Centre Médico Psychologique) dont tout le monde dépend pour des consultations gratuites en fonction de votre lieu d'habitation. Enfin il existe les BAPU (Bureau d'Aide Psychologique Universitaire) qui sont des lieux de consultations psychologiques gratuits et dédiés aux étudiants.

L'avantage du fast-food pourrait être de prendre un menu qui pourrait être plus équilibré qu'un seul sandwich. Mais ni l'un ni l'autre n'est dans l'absolu top !

C'est en effet une évaluation délicate. Quelle que soit la réponse des "psy" vous avez raison de demander un avis, voire de prendre plusieurs avis.

Dans ce cas vous pouvez prendre contact avec une structure experte à Paris, qui fera une évaluation précise avec vous de votre situation psychologique : C'JAAD (01 45 65 81 54) - Consultation hospitalière conventionnée.

Les réponses de Quentin Dubois, psychologue pour Fil Santé Jeunes

C'est en effet une question à soumettre aux présidences des universités.

Tout dépend de ce que vous recherchez, un soutien psychologique, des aides pour la scolarité etc. ? Le temps n'est en effet pas toujours extensible, il s'agit aussi de suivre un cursus qui le permette.

En effet, cela existe dans les services de médecine préventive pour les étudiants, et c'est gratuit, nous pouvons vous donner des coordonnées sur le fil sante jeunes au 32 24, par téléphone.

Les phobies scolaires peuvent en effet se déclencher à l'université, c'est un grand changement dans le parcours scolaire, mais il ne faut pas forcément tout mettre "sur le dos" des études, les changements sont très nombreux à l'entrée en fac, êtes-vous concerné(e) ?

Je vous propose de nous appeler au 32 24 à Fil Santé Jeunes, nous pouvons notamment vous donner l'adresse d'un PAEJ (Point Accueil Ecoute Jeunes) où vous serez reçue gratuitement, par un psychologue le plus souvent. Il y a aussi les CMP, centres médico-psychologiques, gratuits.

Ces structures (les bureaux d'aide psychologue) ne sont pas ouvertes seulement entre midi et deux, vous pouvez aussi avoir des rdv à d'autres moments, en dehors de vos cours.

Avez-vous essayé de consulter à ce sujet, si le stress est trop envahissant, vous pourriez vous faire aider, notamment dans un BAPU (bureau d'aide psychologique) ou au service de médecine préventive de la fac, il y a encore d'autres lieux gratuits que nous pourrions vous donner par téléphone au 32 24 à Fil Santé Jeunes.

Comme ailleurs je suppose qu'il s'agit d'un service de médecine préventive ou d'un BAPU, n'est ce pas ?

En effet, les prépas bénéficient d'un régime particulier, elles ne sont pas rattachées aux universités. De ce fait certains services de médecine préventive sont conventionnés avec celles ci. Il faut se renseigner auprès de la prépa, ou nous appeler au fil santé jeunes pour obtenir une autre adresse : 32 24, gratuit et anonymes, tous les jours de huit heures à minuit.

Il est toujours important de faire attention d'avoir une alimentation équilibrée, mais de là à dire qu'elle peut avoir une fonction anti-stress... je n'ai pas connaissance de cela. Il y a d'autres méthodes que la nourriture pour lutter contre le stress, le sport, ses passions, la relaxation, la sophrologie, le yoga, méditation, ou... une écoute psychologique quand c'est nécessaire.

Je suppose que vous pourriez trouver cela sur internet ou dans un livre, nous n'avons pas de recommandations particulières, à part peut-être d'éviter les plats cuisinés, d'aller au marché et de tout faire soi même...

Oui, entre autre, ils sont anormalement salés, les produits naturels sont plus sains (je ne suis pas médecin...) et moins chers la plus part du temps.

Il est important que vous soyez écoutée, vous ne devez pas rester seule avec cette difficulté. Je vous propose dans un premier temps de nous contacter à Fil Santé Jeunes au 32 24, ou sur le site dans la boîte à question sur le www.filsantejeunes.com. Nous sommes ouverts tous les jours de huit heures à minuit par téléphone au 32 24

 

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L'état de santé des étudiants dévoile des aspects préoccupants. Faute souvent de moyens mais aussi de temps, les étudiants ont une alimentation peu équilibrée et souvent carencée. Les soins dentaires et optiques sont souvent "relégués".

Beaucoup souffrent de stress. Quant à leur état psychiatrique, 25,7 % d'entre eux ont des troubles, 8,9 % souffrent de troubles anxieux et 10 % ont déjà pensé au suicide.

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