Campagne choc pour mieux connaître la loi sur le don d'organes

"Si François meurt, sauf son opposition, ses organes pourraient sauver Nicolas. C'est la loi." Et "si Nicolas meurt", c'est pareil. C'est sur ce ton que la fondation Greffe de vie veut faire connaître la loi méconnue sur le don d'organes, vidéo à l'appui.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le

- Entretien avec Jean-Pierre Scotti, président de la fondation Greffe de vie, invité dans le Magazine de la santé du 26 avril 2012 -

 

En France, la loi sur le don d'organes est régie par le principe du droit d'opposition : "si tu n'as pas dit non, tu es donneur".

La loi sur le don d'organes est une "bonne loi" mais "inappliquée car méconnue", souligne cette fondation, reconnue d'utilité publique. Or, seuls 13 % des Français connaissent cette loi, selon une enquête d'Opinionway faite en 2011.

Le taux de refus a atteint 32,2% l'année dernière, déplore la fondation Greffe de vie. Quand on sait qu'un don d'organes permet en moyenne de sauver trois vies, et qu'en 2011, sur les 16 000 patients en attente seulement 4 945 greffes ont pu être réalisées, il est capital de faire connaître cette loi afin que chacun puisse prendre position de manière éclairée, poursuit-elle.

En France, l'inscription sur le registre national des refus (géré par l'Agence de la biomédecine) écarte du prélèvement les personnes inscrites. "Ce registre comporte seulement 83 000 noms inscrits (en 2011)", relève Jean-Pierre Scotti, président de la fondation.

Il est essentiel, pour faire respecter son choix, de le dire à ses proches pour qu'ils puissent en témoigner le cas échéant. Il est important d'en parler insiste la fondation car "juridiquement la carte de donneur n'a pas de valeur et ce n'est pas la famille qui décide".

En informant ses proches de sa décision, on les protège "car lorsque le drame survient, ils essaient d'interpréter la volonté du défunt, ce qui rajoute de la douleur à leur douleur et souvent le regret, plus tard, d'avoir dit non".

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