Première résolution de l'ONU contre l'excision

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté, lundi 26 novembre 2012, à New York, sa première résolution dénonçant les mutilations génitales féminines. Ces pratiques, dont l'excision, affectent 140 millions de femmes dans le monde.

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Première résolution de l'ONU contre l'excision
Première résolution de l'ONU contre l'excision

Les mutilations génitales féminines sont illégales dans une vingtaine de pays africains et en Europe ainsi qu'aux Etats-Unis et au Canada notamment, mais elles n'avaient encore jamais fait l'objet d'une condamnation à un tel niveau dans les instances de l'ONU.

Une résolution partagée

"Nous ne ménagerons aucun effort pour atteindre notre objectif : mettre fin aux mutilations génitales féminines en l'espace d'une génération. Aujourd'hui cet objectif est plus proche que jamais", a déclaré l'ambassadeur italien à l'ONU, Cesare Ragaglini, l'un des principaux partisans de cette initiative.

Ainsi plus de 110 pays, dont une cinquantaine africains, ont soutenu conjointement ce texte qui demande aux Etats membres de "compléter les mesures punitives par des activités d'éducation et d'information".

Selon l'Organisation internationale des migrations (OIM), les mutilations affectent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde et cette pratique s'est étendue ces dernières années aux pays occidentaux en raison de l'accroissement des flux migratoires.

Ce que dit la loi en France

La législation française est intraitable pour les auteurs et les responsables d'excision ou d'infibulation. Elles condamnent pénalement à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende pour des violences entraînant une mutilation ou infirmité permanente. Pour des mutilations commises sur une mineure de moins de 15 ans, les peines vont jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.

Aujourd'hui, il y a 55 000 femmes mutilées en France. Considérant cette manipulation comme une grave atteinte à la dignité, à l'intégrité et à la vie des femmes, une chirurgie réparatrice permettant la reconstruction clitoridienne a été mise en place et remboursée par la Sécurité sociale.

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