Le vertige, ça se soigne !

Alors que la tour Eiffel inaugure un plafond de verre, à son premier étage, Allodocteurs.fr fait le point sur le vertige. Une phobie qui paralyse un adulte sur vingt dans le monde...

Rédigé le

Le vertige, ça se soigne !
La tour Eiffel a inauguré son tout nouveau premier étage... de quoi donner le vertige !

La tour Eiffel a inauguré son tout nouveau premier étage : un plafond de verre qui culmine à 57 mètres du sol parisien et qui pourrait bien en faire trembler plus d'un...

Vertige ou acrophobie ?

A tord, l'acrophobie est populairement appelée vertige. Ce dernier n'est qu'un des symptômes physiologiques possibles de la peur du vide.

En réalité, le vertige est causé par un dysfonctionnement de l'oreille interne, système responsable de l'équilibre du corps. Quand l'oreille interne est désorientée, par exemple en situation de peur ou de stress, elle entraîne la sensation de vertige. Le trouble de l'équilibre conduit alors à des nausées, des confusions ophtalmiques ou encore des migraines.

"L'idée est d'avoir une sensation qui n'est pas celle de la vue, mais celle du vertige, en tout cas de la hauteur et de la transparence", explique Eric Spitz, responsable du projet, interrogé par l'AFP. Jambes qui tremblent, transpiration, tachycardie sont les premiers symptômes de la peur du vide (ou acrophobie). Ce mal tétanise 2 à 5% de la population.

La peur, irraisonnée et irraisonnable, varie souvent en fonction des hauteurs et des situations. Certains acrophobes redoutent les vides à pics (précipices, balcons au dernier étage), quand d'autres s'effraient de dénivelés de quelques mètres, comme un simple escabeau. Leur point commun ? L'impossibilité totale de se confronter à leur phobie. 

La réalité virtuelle pour soigner la peur du vide

Difficile alors de les traiter, quand on sait que la majorité des thérapies consistent à exposer directement le patient à l'objet de sa peur. Pourtant, depuis une dizaine d'années, des traitements par la réalité virtuelle sont mis en place pour guérir l'acrophobie.

Ces "cyberthérapies" consistent à exposer virtuellement un acrophobe à des situations d'angoisse : une marche au bord d'un précipice ou le long du dernier étage d'un building… A l'aide d'un visiocasque et de projections 3D sur les murs, le patient s'immerge dans un univers virtuel, mais réaliste. Les soignants le désensibilisent ainsi progressivement à sa peur en l'y confrontant peu à peu.

En moyenne, deux mois de séances hebdomadaires sont nécessaires pour se débarrasser de sa peur. Un bon remède pour pouvoir visiter la tour Eiffel sans crainte.

Etude de référence : "The use of virtual reality in acrophobia research and treatment", Journal of Anxiety Disorders 23 (2009) 563–574, DOI: 10.1016/j.janxdis.2009.01.014

VOIR AUSSI