Après la perte de poids, un nouveau combat

Maïko Ressiguié, retraitée de 63 ans, a pesé jusqu'à 300 kilos et pendant près de vingt ans, elle a écumé cliniques et hôpitaux pour finalement parvenir à perdre du poids. Une victoire incontestable, mais une victoire qui a laissé des séquelles notamment physiques. Il y a quelques semaines, Maïko a subi une opération de chirurgie réparatrice des seins.

Rédigé le

Après la perte de poids, un nouveau combat

Avec son kiné, quelques jours seulement après une opération de chirurgie réparatrice des seins, Marie-Claude peut se réjouir du chemin parcouru. En 18 ans, elle a perdu 200 kilos. Mais un corps lésé d'une telle charge garde des traces. Et notamment quatre kilos de peau sur les seins. Alors après cette chirurgie réparatrice, Marie-Claude revit.

Petit à petit, Marie-Claude perd du poids et retrouve une certaine autonomie. Mais les régimes et les interventions se suivent abîmant chaque jour un peu plus ce corps qu'elle ne reconnaît plus. Autre obstacle : elle n'était pas préparée à devoir financer la reconstruction mammaire. Car si la Sécurité sociale prend en charge son opération, Marie-Claude se voit réclamer des dépassements d'honoraires : 1.500 euros par sein en moyenne.

Après plusieurs déconvenues, elle trouve un médecin qui accepte de l'opérer sans dépassement d'honoraires. Mais la chirurgie réparatrice ne panse pas toutes les plaies comme l'explique Tom Billot, psychologue : "Il est facile d'imaginer qu'avec une opération, on va améliorer une partie de son corps et on va tout de suite aller mieux. Il est parfois important de considérer que c'est peut-être plus l'image, la relation avec son corps que l'on a, qui pose problème plutôt que la réalité de ce corps. La prise en charge psychologique est donc importante dans ce domaine-là".

Dans trois semaines, Marie-Claude quittera la clinique où elle est hospitalisée et tous les spécialistes qui l'entourent. Seule, elle devra donc continuer d'apprivoiser son nouveau corps.

VOIR AUSSI

Livre

  • J'ai perdu 200 kilos
    Maïko Ressiguie
    Editions Judena, juin 2014