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Traitements contre l'incontinence urinaire : l'appel à la prudence des urologues

En France, trois millions de femmes souffrent d'incontinence urinaire. Pour traiter cette pathologie handicapante et toujours taboue, de nombreux dispositifs médicaux voient le jour. Les urologues mettent toutefois en garde les patientes : à défaut de recul scientifique, mieux vaut rester vigilant.

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Traitements contre l'incontinence urinaire : l'appel à la prudence des urologues

Un anneau vaginal pour soutenir le poids de la vessie et éviter le relâchement du sphincter, des cuissardes électro-stimulantes pour contracter le plancher pelvien ou une culotte rééducative... Pour résoudre l'incontinence urinaire féminine, les fabricants ne manquent pas de créativité. Sur Internet, les publicités foisonnent à grand renfort marketing. Les dispositifs de soins sont toujours plus innovants, mais leur efficacité reste encore à prouver au yeux de certains urologues comme le Dr Florence Court, spécialiste de l'incontinence urinaire. "Dans le pire des cas, ça ne marche pas, mais la patiente perd du temps au lieu de faire un bilan correct qui débouchera sur une rééducation, un traitement hormonal local, ou sur une prise en charge chirurgicale en cas d'incontinence urinaire d'effort". 

L'association française d'urologie réclame une évaluation sérieuse de ces nouveaux dispositifs. Parmi eux, le laser intra-vaginal. Une technique issue de la médecine esthétique qui provoque des contractions musculaires renforce les liens tissulaires entre le vagin et les structures urinaires, et limite ainsi les fuites. Mais en France, l’usage du laser est très récent et rares sont les études solides à son sujet. Le Dr Marc Géraud, administrateur de l'association française d'urologie, appelle à la prudence : "J’ai étudié les articles et les études sont pauvres : 39 patientes, des résultats à six mois sur des questionnaires non validés, recueillant uniquement l'avis des patientes…".

Pour éviter toute déconvenue, il est donc recommandé de consulter son médecin généraliste, son gynécologue ou un urologue avant l'usage de tout dispositif.

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