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Maladie de Lyme : le nombre d'hospitalisations reste stable

Les médecins diagnostiquent de mieux en mieux les cas de maladie de Lyme. Toutefois, le nombre de cas graves – conduisant à des hospitalisations – n’évolue pas.

Rédigé le

Une équipe médicale dédiée à la maladie de Lyme

Depuis 2009, les diagnostics de borréliose de Lyme sont systématiquement recensés par des médecins généralistes membres d’un réseau de surveillance national [1]. Les données collectées permettent d’estimer chaque année le nombre de nouveaux cas à l’échelle du pays.

En 2011, les responsables de la collecte estimaient l’incidence comprise dans une fourchette assez large, "entre 31 et 51 cas pour 100.000 habitants". Deux ans plus tard, ce taux était estimé "entre 43 et 67 pour 100.000", ce qui ne permettait pas de conclure à l’existence d’une évolution. Toutefois, en 2016, une augmentation notable a été identifiée, l’incidence étant estimée entre 70 et 98 pour 100.000 habitants.

Voir également : Maladie de Lyme : l'Académie de médecine craint les surdiagnostics

Une plus grande médiatisation de la maladie

Mais cette évolution ne se retrouve pas dans le nombre d’hospitalisation, observe-t-on à Santé publique France. Sur la période 2005-2016, ce taux est resté stable, autour de 1,3 pour 100.000 habitants. La croissance du nombre de diagnostic par les médecins généralistes semble donc correspondre "à une médiatisation croissante de la maladie auprès du grand public et des professionnels de santé, permettant une meilleure reconnaissance [des symptômes] à la fois par les personnes atteintes et les médecins".

Sur 10 ans, la moitié des cas hospitalisés présentent des manifestations neurologiques liées à la borréliose, principalement des atteintes du nerf facial et des méningites. Des arthrites sont recensées dans un cas sur sept.

Les forêts ne sont pas les seuls lieux à risque

Sans surprise, les cas rapportés par les généralistes ne sont pas uniformément répartis sur le pays, l’Alsace, le Limousin et la région Rhône-Alpes enregistrant le plus grand nombre de cas, "les tiques se développent idéalement dans des zones à fort niveau d’humidité, supérieur à 80%". Les régions de climat méditerranéen sont les moins touchées.

Selon d’autres données présentées par Santé publique France, la forêt ne représente que 56% des lieux où les tiques vectrices de la borréliose ont été identifiées – les jardins publics ou privés (26%) et la prairie (17%) étant les deux autres lieux de piqûre les plus fréquemment rapportés.

Une proportion importante de cas concerne des adultes âgés de 60 à 70 ans. Celle-ci est interprétée "comme la conséquence d’une pratique plus fréquente de la randonnée pédestre par les jeunes retraités".

la rédaction d'Allodocteurs.fr

Sources : études publiées dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France, 19 juin 2018.


[1] À noter que sur l’ensemble des diagnostics initiaux (1163 cas déclarés en huit ans), environ 30% ont été exclus des calculs, pouvant s’agir de cas non confirmés, d’erreurs de déclaration ou de cas insuffisamment décrits.

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