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Le risque de maladie coronarienne est associé à la taille

Le constat est ancien : les personnes de petite taille à l'âge adulte ont un risque plus élevé que les autres de maladie coronarienne. Selon une étude publiée ce 8 avril 2015 dans le New England Journal of Medicine cette association existerait lorsque l'on se concentre sur l'origine génétique de la stature, indépendamment des facteurs socio-économiques pouvant influencer la taille.

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Le risque de maladie coronarienne est associé à la taille
Le risque de maladie coronarienne est associé à la taille - Image d'illustration cc-by-sa Simon A. Eugster

De nombreuses études épidémiologiques associent une petite stature à un risque accru d’hypertension, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Une étude réalisée en 2012 avait conclu qu’une différence de taille de 6,5 centimètres était associée à un risque accru de maladies coronaires (liées aux artères cardiaques) estimé entre 6% et 10%.

Une nouvelle étude publiée dans le New England Journal of Medicine, réalisée auprès de plus de 183.000 hommes et femmes, et portant sur l’analyse de 180 variations génétiques liées à la taille, a abouti à une conclusion comparable. Selon les auteurs, une différence de taille de 6,5 centimètres était associée à un risque accru de maladies coronaires estimé entre 5,4% et 22,1%.

Si ce dernier résultat présente une marge d’erreur bien plus importante, c’est que les chercheurs ont cherché à faire fi des paramètres socio-économiques qui influent la santé générale de l’individu, et accessoirement sa croissance. En d’autres termes : en mettant de côté les variables environnementales, le lien entre taille et risque cardio-vasculaire persiste.

Les chercheurs restent toutefois prudents, et s’interrogent sur de possibles causes sociologiques à ces observations. Ils n’excluent pas, en effet, que le fait d’être de petite taille puisse avoir une influence "sur le comportement et les choix de vie" (choix d’activités physiques, type d’alimentation privilégié), ce qui biaiserait leurs résultats.

Source : Genetically Determined Height and Coronary Artery Disease, Christopher P. Nelson et al. NEJM, 8 avril 2015. doi: 10.1056/NEJMoa1404881