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Découverte : mieux diagnostiquer le cancer de l'ovaire pour mieux le soigner

Une équipe de chercheurs Inserm-Institut Curie a découvert comment identifier deux types de tumeurs différents dans le cancer de l’ovaire. Ils espèrent ainsi mieux adapter les traitements des patientes.

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Découverte : mieux diagnostiquer le cancer de l'ovaire pour mieux le soigner
Découverte : mieux diagnostiquer le cancer de l'ovaire pour mieux le soigner

Mieux connaître la tumeur pour mieux la soigner, c’est l’espoir que nourrissent des chercheurs français. L'équipe "stress et cancer" de l'Inserm-Institut Curie, menée par Fatima Mechta-Grigoriou, a découvert les signatures moléculaires de deux types de tumeurs du cancer de l’ovaire. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Medicine.

La signature moléculaire est un ensemble d'anomalies moléculaires semblables que l'on retrouve chez des patients différents. Un marqueur qui permet d'identifier précisément la tumeur, d'émettre un pronostic sur l'évolution de la maladie et d'adapter la thérapie à la nature de la tumeur.

Les tumeurs agressives plus réactives aux traitements

Dans le cas du cancer de l'ovaire, les chercheurs de l'équipe de Fatima Mechta-Grigoriou ont donc identifié deux signatures moléculaires : la signature dite de "stress oxydant", qui correspond aux tumeurs agressives. Non seulement cette découverte permet un diagnostic précis, mais elle prouve aussi que le stress oxydant est bien un accélérateur du cancer de l'ovaire. Le stress oxydant est un phénomène qui peut se produire en réaction à la respiration. Les dérivés de l'oxygène peuvent agresser les cellules qui peuvent, dans certains cas, s'altérer et favoriser l'apparition d'un cancer.

Si ces tumeurs sont les plus offensives, celles dont la croissance est la plus rapide, ce sont aussi celles qui sont le plus sensibles aux traitements, particulièrement à un type de chimiothérapie.

L'autre tumeur identifiée est de type "fibrose", une tumeur dont les cellules se multiplient moins vite mais qui favorise la migration des cellules tumorales et donc la formation de métastases.

Grâce à cette découverte, les chercheurs travaillent à l'élaboration d'un test visant à définir facilement de quel type de tumeur leurs patientes sont atteintes, afin de mieux cibler le type de traitement nécessaire. Selon l'Institut Curie, chaque année en France, 4 600 femmes sont diagnostiquées d'un cancer de l'ovaire.

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