Ch@t : le cancer de la prostate

Ch@t du 5 avril 2012 de 15h à 16h : les réponses des Prs. François Desgrandchamps et Laurent Salomon, urologues.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses du Pr. François Desgrandchamps, urologue

Rarement, c'est plutôt des signes d'adénome bénin.

Le PSA doit toujours être interprété en fonction du TR.

Si votre PSA est stable depuis plusieurs années un contrôle annuel peut être suffisant.

En principe non cette maladie est indépendante.

Non.

Oui il y en a, des injections endoscopiques, des ballons ou des bandelettes.

Biopsie après IRM.

Non.

Il n'y a pas de chiffre précis mais c'est un risque qui existe même s'il est rare.

Oui essentiellement diététique en réduisant les graisses saturées animales, les produits laitiers, et en augmentant les poissons gras et les fruits et légumes, en particulier les tomates.

Il n'y a pas de limite de durée.

Ni le vélo ni la course à pied n'ont d'effet délétère sur la prostate.

Un premier dosage "test" avant 50 ans, puis annuel ou tous les deux ans en si le PSA est respectivement supérieur ou inferieur à 2.5.

S'il y a des ganglions à distance, l'hormonothérapie est adaptée.

Il s'agissait de possibles développements dans l'avenir de traitements focaux.

Au delà de 2,5 si on veut être rigoureux.

Non si le PSA est inferieur à 10.

Non.

Non il s'agit plutôt d'adénome.

Non il s'agit alors de cancers pas agressifs.

Il faut être prudent et voir un urologue.

Parce que l'IRM fonctionnelle est plus fiable.

Les résultats de l'ablatherm sont surtout bons dans les cancers peu agressifs. Ce n'est pas une alternative à la chirurgie ou a l'irradiation, méthodes de référence pour ces affections.

Seule la biopsie permet une certitude du diagnostic.

Il vaut mieux consulter un urologue mais ça ressemble plus à un adénome qu'à un cancer.

Ca réduit les cancers agressifs mais petit risque des cancers non agressifs.

Infection et hémorragie.

Ce n'est pas le dépistage qui est le problème mais ce qu'on en fait : le sur traitement de cancers peu agressifs découverts à l'occasion de ce dépistage.

Non.

C'est en ambulatoire.

Il y en a, il faut voir un spécialiste.

Votre cas ne relève effectivement pas de la chirurgie.

On peut envisager une chimiothérapie.

Au tout début aucun signe ensuite gêne pour uriner et douleurs osseuses.

Elle trouve sa place.

Déjà répondu.

Hors sujets c'est pour l'adénome.

C'est un sphincter artificiel, voyez un urologue pour lui en parler.

Ca peut signifier un obstacle urétral.

Non s'il n'y a pas de MST.

De façon marginale.

Non.

Non le cancer de la prostate n'expose pas à d'autres risques de cancers.

Déjà répondu voir plus haut.

Déjà répondu.

Les biopsies ne modifient pas le cancer. Il faut au moins une biopsie de contrôle à un an.

Elle stabilise.

Oui, voyez un urologue.

Non.

Non.

Ca peut être un signe.

Déjà répondu voir plus haut.

Tout a fait d'accord avec vous.

Ultrasons sons focalisés.

0,4.

Oui mais vos symptômes ne sont pas spécifiques.

Chaque cas est particulier mais échographie répétée n'est pas nécessaire.

Déjà répondu : non.

Non, déjà répondu.

Bouffées de chaleur et impuissance, la durée dépend de chaque cas.

Oui mais sans éjaculation.

Une IRM pourrait être utile.

Déjà répondu.

Oui.

Le recul est encore court pour le MDV mais votre résultat est très bien.

Minimum 3 à 4 semaines.

Oui.

Oui bien sur, c'est une voie encore très préliminaire, et d'accord pour l'intérêt de l'IRM.

Les sondages pour le bcg peuvent élever le PSA. Il faut donc le contrôler.

Inférieur à 0,7 à 50 ans.

Oui.

Oui je crois que dans votre cas un traitement est utile, l'hormonothérapie peut être limitée a trois ans.

L'hormonothérapie est efficace sur une durée variable en fonction de chaque cas.

6 mois en moyenne.

La curiethérapie réduit le volume en détruisant le volume mais l'annule rarement.

Il s'agit souvent d'une simple sensibilité vésicale.

Non.

Non il peut y avoir des nodules de prostatite.

Le Tadenan® n'influe pas sur le PSA.

Déjà répondu voir plus haut.

0,06 c est un très bon résultat, jusqu'a 0,4 il faut considérer qu'il n'y a pas de raison de proposer un traitement complémentaire par irradiation.

Compte tenu de votre âge le traitement peut-être discutable.

L'écho a peu de place dans le diagnostic du cancer de la prostate.

Après 15 mois c'est rare, il faut s'aider de médicaments ou d'injections.

Tout dépend de l'agressivité du cancer.

Les réponses du Pr. Laurent Salomon, urologue

Ce n'est pas un symptôme du cancer de la prostate mais est un symptôme rencontré fréquemment dans les hypertrophies bénignes de la prostate (adénome de la prostate) et qui n'a aucune conséquence.

Il s'agit d'un taux de PSA qui augmente lentement et sûrement. Il vaut aller consulter un urologue qui vous examinera et prendra en compte votre âge et vos antécédents pour juger de la meilleure conduite à tenir.

A priori, dans le cancer de prostate localisé (et je dis bien localisé), il n'y a pas d'indication à un traitement hormonal isolé. Votre père ayant un profil de centenaire, il vaut mieux lui proposer un traitement curatif de type radiothérapie ou curiethérapie après avis onco-gériarrique pour confirme son profil centénairien.

Il s'agit de troubles urinaires banaux qui ne sont pas spécifiques de cancer et qui peuvent exister dans toutes circonstances de pathologie urinaire (adénome de prostate, rétrécissement de l'urètre...). Si ces symptômes vous gênent, consultez votre médecin traitant ou votre urologue qui en fera le bilan.

Tout dépend de votre âge ! Si vous êtes jeunes (moins de 70 ans), il vaut effectuer ce traitement complémentaire avant que le taux de PSA soit à 0,5 voire 1 ngr/ml.

A votre âge, le traitement de référence reste la chirurgie. L'ablatherm est réservé à des personnes plus âgés (plus de 70 ans) Mais on peut aussi vous proposer sous certaines conditions la surveillance active qui consiste à vous surveiller selon différents critères (PSA, biopsies) tout en restant dans une fenêtre de curabilité si ces critères se modifient avec le temps.

La HAS parle de dépistage systématique c'est-à-dire d'un dépistage organisé par les pouvoirs publiques. Clairement dans son rapport, elle ne s'oppose pas au diagnostic précoce individuel après information, ce que nous proposons.

Il n'y a pas d'indication à traiter un cancer de prostate localisé par hormonothérapie. Il vaut mieux ne rien donner.

Les troubles respiratoires ne sont pas liées au Zoladex mais peuvent une conséquence d'un problème cardiaque ou pulmonaire dont il faut faire le bilan. La remontée de la testostérone est fonction de votre âge. Chez la personne âge, il y a un risque que ce taux ne retrouve pas une valeur normale après deux ans de traitement.

Effectivement, le traitement après un échec de Protect est la radiothérapie.

Le lien entre prostatite aigue et cancer de prostate n'a jamais été démontré. En revanche, vos antécédents familiaux vous autorisent à être surveiller sur le plan clinique (toucher rectal) et taux de PSA.

La curiethérapie fait parti de l'arsenal thérapeutique comme la chirurgie et la radiothérapie. Il s'agit d'un traitement curatif réservé aux tumeurs de bas risque à partir de 65 ans. Les risques de troubles d'érections existent mais ces troubles peuvent survenir à distance du traitement. Si les indications de la curiethérapie sont respectées, elle donne d'excellents résultats.

Il n'y a pas de traitement spécifique mis à part espacer les rapports sexuels !

Cela fait 8 ans qu'il est traité et son taux de PSA est égal à 0 , ce qui est parfait. On peut envisager un traitement intermittent c’est-à-dire d'arrêter le traitement et de le reprendre si le PSA remonte. Les troubles urinaires sont liés à la prostate en tant que telle et peuvent nécessiter une résection (un grattage ) pour l'améliorer s'il est très gêné.

Les biopsies peuvent entrainer la présence de sang dans les selles et les urines pendant 24-48h et dans le sperme jusqu'à un mois. Elles n'ont aucunes conséquences psychologiques, mis à part la crainte naturelle que l'on a avant tout examen médical et la crainte de ses résultats !

Le cancer de la prostate ?

Aucune inquiétude. Avec un PSA de moins de 1 ngr/ml, vous avez un risque extrêmement faible d'avoir un cancer de la prostate. Nous recommandons avec ce résultat de NE PLUS effectuer de dosage de PSA. Vos troubles urinaires sont en rapport avec votre adénome de prostate, s'ils ne sont pas gênants, il ne faut rien faire.

Aucun facteur n'a été démontré.

Aucun facteur précis n'a été mis en évidence... Mangez équilibré, faites du sport est la meilleure prévention !

Aucune influence ni dans un sens ni dans l'autre.

Il faut aller consulter votre urologue ou votre radiothérapeute qui vous proposera un traitement spécifique pour vos symptômes.

Absolument pas. S'il est gêne, il faut qu'il consulte son médecin traitant ou son urologue.

Si le patient le demande, il faut réaliser un toucher rectal et un dosage des PSA qui permettent le diagnostic précoce du cancer de la prostate.

Pour la réalisation de ces biopsies, il faudra relayer les anticoagulants oraux par des anticoagulants injectables pour limiter les risques de saignement. Mais à 70 ans, avec un taux de PSA à 5, il y a t-il une indication à les réaliser dans ce contexte ?

A priori non !

Il existe des cancers de la prostate avec des PSA normaux, d'où l'importance du toucher rectal. 

Il faut qu'il aille voir un urologue. A cet âge avec ce taux de PSA, le risque de cancer est pratiquement nul !

Vous aurez probablement une résection de la prostate. Il s'agit d'une intervention couramment pratiquer qui ne rend ni impuissant ni incontinent et qui permet d'arrêter tout traitement médical.

Cela peut être une conséquence du traitement et peut être traité médicalement.

Tout dépende de votre âge et du rythme de remontée du taux de PSA. Une simple surveillance est possible ou un traitement hormonal intermittent.

Risque de saignement mais limité du fait du relais des anticoagulant oraux en anticoagulants injectables.

Tout dépend de votre taux de PSA, du résultat des biopsies de prostate et de votre toucher rectal ! Les deux centres sont excellents.

Cette intervention ne rend ni incontinent ni impuissant.

C'est un des traitements du cancer de la prostate.

Problème vésico prostatique, non cancéreux ! Allez consulter !

Pourquoi a t-il eu une IRM de prostate ? Est-ce dans le cadre d'un cancer de la prostate ?

Où un problème de traitement...Il faut qu'il aille revoir son urologue.

Tout dépend de votre âge)! Si vous avez plus de 60 ans, n'en faites plus jamais ! Le risque de cancer est égal à 0.

Il y a un risque de récidive qui peut être traiter par hormonothérapie intermittente s'il le PSA continue d'augmenter.

Il existe d'autres traitements (bandelettes etc...) Il faut qu'il aille consulter !

Tout dépende de votre âge et de votre examen clinique !

Tout dépend de votre type de cancer, votre âge, vos antécédents.

Excellent traitement si les indications sont respectées. Il existe des troubles de l'érection qui peuvent apparaitre à distance du traitement lequel vous pouvez fonctionner sans vous priver de tout !

En savoir plus

Messieurs, à plus de 50 ans, votre vessie vous oblige à vous lever plusieurs fois par nuit ? C'est peut-être la prostate ! Une glande à surveiller de près pour éviter les cancers, très courants, mais d’autant plus curables que le dépistage est précoce.

Dans notre pays, le cancer de la prostate se situe au premier rang des cancers chez l'homme. Le nombre de nouveaux cas estimé en 2011 est de 71 200, devant les cancers du poumon et les cancers colorectaux. Ce cancer représente la troisième cause de décès par tumeur chez l'homme.

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