Le nombre d’avortements en baisse chez les jeunes femmes

Dans la dernière étude de la Dress publié mardi 27 septembre le nombre d’IVG est stable. Cependant, l’organisme a observé une baisse de l'avortement chez les jeunes femmes.

Mathieu Pourvendier avec AFP
Rédigé le , mis à jour le
L'avortement "continue à décroître parmi les plus jeunes femmes", en dessous de 30 ans, note la Drees
L'avortement "continue à décroître parmi les plus jeunes femmes", en dessous de 30 ans, note la Drees  —  shutterstock

Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) est resté pratiquement stable en 2021 par rapport à 2020 en France. Mais les chiffres sont en baisse pour les femmes de moins de 25 ans et notamment pour les mineures, selon une étude de la Drees publiée mardi 27 septembre. 

15,5 IVG pour 1000 femmes en 2021

Au total, 223.300 IVG ont été enregistrées en 2021, contre 222.000 en 2020 (année marquée par une baisse des conceptions pendant le premier confinement lié au Covid-19), et 233.000 en 2019, précise l'étude réalisée par la direction des statistiques des ministères sociaux. Rapporté au nombre de femmes en âge de procréer (entre 15 et 49 ans), le taux de recours à l'IVG a atteint l'an dernier 15,5 pour 1000, pratiquement stable par rapport à 2020 (15,4 pour 1000). 

Depuis 1995, "le taux global de recours à l'IVG (nombre d'avortements rapporté au nombre de femmes) suit une tendance à la hausse" explique la Drees dans sa précédente étude. Depuis 2001, on constate que le nombre annuel d'IVG oscille entre 215.000 et 230.000. Néanmoins, depuis 2020, les chiffres ne sont pas sur la même dynamique.

Un nombre de naissances également en baisse

L'avortement "continue à décroître parmi les plus jeunes femmes", en dessous de 30 ans, note la Drees. La baisse est particulièrement notable pour les femmes de 18 et 19 ans. Pour les mineures, âgées de 15 à 17 ans, le taux est passé sur la même période de 8,7 pour 1000 en 2014, à 6,0 en 2019 puis 4,9 en 2021. Cette baisse se prolonge, elle était déjà observable avant la pandémie. 

Mais le nombre de naissances a également baissé chez les femmes jeunes, si bien que, chez les moins de 30 ans, les "ratios d'avortement", c'est-à-dire le rapport entre le nombre d'IVG et le nombre de naissances, sont restés stables entre 2018 et 2020. 

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Des différences régionales

Les disparités régionales en la matière sont très marquées, notent les auteurs de l'étude : le taux de recours à l'IVG atteint ainsi 11,5 pour 1000 dans les Pays-de-la-Loire, mais 22,1 en Provence-Alpes-Côte d'Azur. 

Dans les départements d'Outre-mer, l'avortement est deux fois plus fréquent qu'en métropole, avec un taux moyen de 29,6 pour 1000, contre 14,9. C'est en Guadeloupe que le taux le plus élevé a été relevé l'an dernier, avec 47,2 IVG pour 1.000 femmes de 15 à 49 ans. 

IVG, un droit entravé ?  —  Le Magazine de la Santé

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