Ch@t : L'épilepsie
Ch@t du 16 septembre, de 15h à 16h : Avec les réponses des docteurs Jean-Marc Pinard et Emmanuel Raffo, neuropédiatres, et du Pr. Philippe Kahane et du Dr Laurent Vercueil, neurologues.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le
Les réponses du Pr. Philippe Kahane, neurologue
Oui, il faudrait voir avec votre neurologue.
Oui, cela dépend de la forme d'épilepsie dont souffre votre enfant mais il aura besoin d'un traitement pendant plusieurs années.
Généralement dans ces formes d'épilepsies, il n'y pas de zone épileptogène bien circonscrite surtout si l'IRM est normal.
Oui mais pas spécifiquement pour cette forme particulière d'épilepsie.
Si vous continuez à faire des crises il faut essayer d'autres médicaments et voir avec votre médecin.
Oui bien sur, vous pouvez toujours demander un autre avis à un neurologue pédiatre.
Non, les effets sur la mémoire peuvent dépendre de la maladie sous jacente ou des médicaments.
Je pense qu'il doit s'agir d'une épilepsie myoclonique juvénile, auquel cas le traitement doit être poursuivi pendant des très nombreuses années.
L'homéopathie n'est pas un traitement validé de l'épilepsie.
Cela peut être très bénéfique ponctuellement lors de périodes ou les crises sont très fréquentes.
Il peut s'agir de formes particulières d'absences.
Non, en dehors de l'aspect parfois bénéfique sur le plan psychologique.
Surtout ne jamais baisser les bras et voir avec votre médecin si votre épilepsie relève de la chirurgie.
Il s'agit malheureusement d'une encéphalopathie fixée, le stimulateur du nerf vague peut être efficace sur certaines des crises notamment quand il y a des chutes.
Votre peur me parait infondée.
Faites attention, certains des composés peuvent favoriser la survenue des crises. Cela doit être indiqué sur la notice.
En général, les crises sont favorisées par le stress, les émotions, la fatigue et les privations de sommeil.
Il faut documenter en vidéo les malaises, vous pouvez même utiliser un caméscope ou un téléphone avec vidéo et les montrer à votre médecin.
Certaines épilepsies sont difficiles à traiter et on ne trouve pas toujours le bon traitement du premier coup. Il faut revoir votre médecin spécialiste de l'épilepsie.
Vous pouvez contacter le Dr Genton à Marseille (centre st Paul), le Pr. Hirsch à Strasbourg ou le Dr Kaminska à Paris (Necker).
Je ne peux que vous conseiller d'en rediscuter avec eux.
Malheureusement oui mais ce retard n'est pas forcément très important et il faut surtout mettre en place toutes les aides nécessaires (orthophonie, ergothérapie..).
Voir les crises est le meilleur examen pour faire le diagnostic de cette maladie.
Cela peut poser problème, sauf si votre épilepsie est parfaitement controlée par les médicaments ou que les crises ne sont que nocturnes.
En dehors de cas très particuliers, il n'y a pas d'épilepsie sans crise.
Ce peut être une crise mais il peut aussi s'agir de phénomènes beaucoup plus bénins (attaque de panique par ex).
Cela est à discuter avec le médecin du travail, mais le fait d'avoir des crises qui persistent sans signal symptôme peut poser un problème pour une infirmière.
Impossible de répondre sans savoir de quelle épilepsie vous souffrez. Il faut en discuter avec votre médecin et surtout ne pas prendre seul la décision.
Oui dans certains cas (crise reflexe) sinon le stress occasionné peut éventuellement favoriser leur survenue.
Non, le traitement d'une épilepsie est du ressort du spécialiste neurologue.
Oui, excellente idée.
Oui, laissez-vous un peu de temps.
Cela est possible lors de circonstances particulières où survient une crise (natation, chute traumatisante...)
Pas nécessairement, certaines épilepsies notamment frontales s'expriment plutôt pendant le sommeil.
Il faut si possible donner le Vigabatrine le soir, et demander à votre médecin d'associer de la taurine.
Il faut attendre que la crise s'arrête toute seule, ce n'est que lorsqu'elles sont très prolongées (plus de 5 min) qu'il faut avoir recourt à des médicaments injectables pour l'arrêter.
Non.
Oui.
Oui, il faut impérativement le signaler à votre médecin.
Qu'il a probablement une épilepsie partielle occipitale, il faut surement faire une IRM.
Les terreurs nocturnes n'existent pas chez l'adulte, les comportements nocturnes bizarres peuvent être d'origine épileptique ou être lié à un trouble du sommeil.
Il en existe beaucoup à Paris, Lyon, Montpellier, Marseille, Bordeaux, Lille...
Synonyme de crise d'épilepsie.
Le lamotrigine en dessous de la dose de 200 mg/jour n'induit pas de risques malformatifs.
Ce syndrome s'exprime principalement chez le nourisson mais d'autres formes d'épilepsies peuvent apparaitre ensuite.
Il faut au moins faire un EEG et voir un neurologue.
Oui, ce peut être le cas, il serait bien de consulter.
Necker, Rothschild, St Anne.
La prégabaline est un anti-épileptique donc il n'est pas responsable de la crise.
Un électro-encéphalogramme.
Malheureusement oui, il existe des morts subites et inattendues chez les patients épileptiques pour lesquels il existe en France deux grandes études en cours.
Rechercher s'il existe une lésion du cerveau.
Pas évident.
Eviter surtout les abus mais la prise d'un peu de vin n'est pas contre-indiquée.
Non, cela peut varier
Non.
Il existe des formes très rares d'épilepsies sans crise mais avec beaucoup d'anomalies EEG qui peuvent retentir sur le développement.
Non, l'IRM peut être normale et il faudra peut être la contrôler à nouveau vers l'âge de 3 ans.
En discuter avec votre médecin après contrôle EEG, ne prenez pas de décision seule.
Généralement ca ne pose pas de problème sauf terrain allergique particulier.
Les réponses du Dr Laurent Vercueil, neurologue
Les médecins du SAMU sont impliqués dans la prise en charge et le traitement de certaines crises d'épilepsie, c'est à dire des symptômes d'une épilepsie (par exemple, lorsque les crises sont prolongées). Mais il est rare que ce soit eux qui aient à poser le diagnostic d'épilepsie, c'est à dire de la maladie causale. Pour discuter du diagnostic, il est préférable de se tourner vers le médecin référent, et le cas échéant, vers le neurologue.
Il s'agit probablement de la pose d'un stimulateur de nerf vague. Il s'agit d'une thérapeutique permettant, dans la moitié des cas opérés, d'améliorer significativement la fréquence des crises. Il s'agit d'une technique palliative, non sans risque, dont il faut évaluer sérieusement les bénéfices attendus.
Oui, dans certains cas où la cause est clairement identifiable (par exemple, ce qu'on appelle une dysplasie corticale focale, c'est à dire une anomalie limitée de la formation du cortex).
L'IRM est nécessaire lorsqu'on pense qu'elle va montrer une anomalie. Lorsqu'aucun argument ne plaide en faveur de la présence d'une anomalie, il est possible d'en faire l'économie.
On considère qu'après deux médicaments de première ligne (les plus efficaces), bien pris, sur une durée suffisante, les chances qu'un troisième antiépileptique puisse contrôler adéquatement une épilepsie sont très très faibles. On peut parler de pharmaco-résistance.
Désolé, je ne connais rien à la micro-nutrition, et ne suis pas en mesure de vous apporter une réponse satisfaisante.
Il s'agit d'une complication grave et irréversible qui a conduit à limiter très sérieusement cette prescription. Toutefois, il s'agit d'un produit permettant de contrôler une épilepsie très grave du nourrisson, pour lequel d'autres solutions ne sont pas efficaces. Il s'agit donc, dans ce cas, et dans ce cas seulement, d'une balance bénéfice-risque qui est considérée comme favorable.
Votre description est très évocatrice du type de crise qu'on voit souvent chez l'enfant de cet âge. Il m'est impossible bien entendu d'aller plus loin dans un diagnostic sur un chat, au risque de me tromper gravement, et vous recommande de rencontrer un neurologue ou un neuropédiatre qui vous expliquera l'origine de ces manifestations.
Très souvent (mais pas toujours) les crises épileptiques s'accompagnent d'une perte de conscience, c'est à dire une impossibilité pour le sujet de prendre connaissance de son environnement et de son propre état. Il lui est impossible de mémoriser cette période, qui va rester comme un "blanc" (ce qu'on appelle une "lacune mnésique", un trou) dans son histoire.
La plupart des épilepsies tardives, c'est à dire débutant chez la personne âgée, sont d'origine vasculaire cérébrale (environ 40% des épilepsies du sujet âgé). Mais dans un tiers des cas, les épilepsies débutent chez la personne âgée sans qu'on trouve leur origine, (compter aussi 10 % d'origine post-traumatique, 10 % tumorale, 10 % en lien avec un processus démentiel).
Tout dépend de la sévérité et de l'impact que vos crises ont sur votre qualité de vie. Si vous considérez que ces crises nuisent à votre qualité de vie, alors c'est que l'équilibre entre le traitement, la maladie et votre vie, n'est pas satisfaisant, et qu'il faut le reconsidérer pour éventuellement en changer.
C'est également mon souhait.
Certains filtres peuvent protéger, parfois seulement partiellement. Les lunettes à verre bleu semblent le plus efficaces.
Les situations qui associent un trouble du comportement, comme l'autisme, et une épilepsie souvent sévère et difficile à contrôler, sont souvent les plus difficiles à gérer, notamment du fait des interactions entre les médicaments antiépileptique et le comportement, ainsi que parfois, la difficulté qu'il y a, à déterminer avec certitude l'origine des manifestations (accès comportementaux, crises épileptiques...). Dans ces cas, l'objectif est souvent "raisonnable", c'est à dire un compromis entre un traitement qui soit le mieux toléré possible, et des crises qui puissent être les moins fréquentes possibles, les moins intenses possibles. Ce compromis peut faire l'objet d'une longue recherche, en essayant plusieurs molécules, jusqu'à ce qu'enfin, on trouve un équilibre qui convienne. Je vous le souhaite.
La réponse est oui. Il existe des épilepsies, particulièrement celles qui sont liées au développement du cerveau au cours de l'enfance et de l'adolescence, dont on sait parfaitement qu'elles vont guérir. On parle de guérison lorsqu'il n'y a plus de traitement, plus de crise (on parle de rémission s'il n'y a plus de crise, mais encore un traitement).
Non, elle n'est pas nécessaire. Le risque que votre deuxième enfant présente une épilepsie peut éventuellement dépendre de la cause de l'épilepsie de votre ainé, qui, dans de rare cas, peut effectivement jouer un rôle.
Dans l'épilepsie du nourrisson, un facteur important concernant le retentissement sur le développement est représenté par la cause de l'épilepsie. C'est souvent la cause de l'épilepsie qui conditionne l'évolution générale de l'enfant.
Non connu à ce jour.
C'est la question du traitement des enfants qui ne font que des absences. Il s'agit d'enfant en âge scolaire, à une période critique où ils sont en train d'acquérir la lecture, l'écriture, les bases du calcul. Un enfant qui fait des absences à l'école peut en faire plusieurs centaines par jour, et qui vont découper ses capacités d'attention et l'empêcher de suivre correctement l'enseignement. Lorsqu'on est face à ce risque, on juge généralement que les bénéfices liés au traitement antiépileptique l'emportent sur les inconvénients.
On recommande toujours une alimentation diversifiée. L'apport de taurine est parfois utilisé lorsqu'il y a prescription de vigabatrin. Vous pouvez en discuter avec votre médecin traitant ou avec le neurologue et neuropédiatre.
Un début précoce (avant 4 ans) d'une épilepsie absence est rare, mais on ne lui connait pas (en dehors de certaines formes liées à un problème de transporteur du glucose) d'évolution particulièrement favorable/défavorable. Le critère habituel est de 2 ans sans crise avant d'arrêter un traitement. On s'aide également des données de l'EEG (est-il normal ? ou présente-t-il encore des anomalies) et bien sûr du syndrome épileptique et de la cause.
Ce sont des difficultés qu'on rencontre parfois, malheureusement. On peut s'aider des témoignages de l'entourage qui a assisté aux évènements, et parfois, de documents vidéo réalisés par la famille qui assiste à l'évènement.
Je pense que vous devez le signaler rapidement à votre médecin traitant.
Une épilepsie peut débuter à tout âge. Il existe effectivement des périodes de la vie où la vulnérabilité est plus importante (l'enfant, la personne âge) mais dans le cas de votre amie, je ne crois pas qu'on puisse éliminer ce diagnostic.
On peut répondre rapidement qu'une épilepsie peut éventuellement s'opérer dans le but d'obtenir une guérison, aux trois conditions suivantes réunies :
1- L'épilepsie, en dépit de plusieurs essais de traitement antiépileptique bien conduit et bien pris, représente une gêne importante dans la vie quotidienne de la personne (cela, seule la personne peut en juger)
2- L'origine des crises se trouve dans un endroit très localisé, très précis, dans le cerveau (cela, c'est souvent l'interrogatoire et l'enregistrement des crises qui permet de l'établir)
3- L'ablation (le retrait chirurgical) de cette zone permettra de guérir l'épilepsie, sans créer de déficit neurologique supplémentaire (cela aussi, le bilan préchirurgical permet de s'en assurer).
Je soutiens tout à fait les démarches qui sont faites dans ce sens. A ce jour je n'ai pas de réponse à votre question.
La régulation fait normalement son travail d'orientation des moyens médicaux. Je ne sais pas mieux répondre à votre question.
Aucun lien démontré entre le tabac et le risque d'épilepsie ou de risque épileptique.
Clobazam est une benzodiazepines. Il s'agit d'une famille de médicament ayant de nombreuses propriétés, dont anxiolytique (tranquillisante), myorelaxante, et anti-épileptique.
Il s'agit d'une co-prescription qui est parfois utile, qu'il faut surveiller, mais qui n'est pas contre-indiquée.
Le facteur stress intervient fréquemment dans la survenue des crises, mais pas dans la cause de l'épilepsie. C'est la différence entre un facteur favorisant (manque de sommeil, stress, anxiété...) et un facteur étiologique (la cause véritable de l'épilepsie).
Dans une autre réponse j'ai énuméré les conditions de l'opérabilité d'une épilepsie. Dans le syndrome de Dravet, ces conditions ne sont pas toutes réunies, puisque l'origine des crises n'est pas localisée dans le cerveau, mais diffuse, du fait de la maladie.
Les crises nocturnes et les crises diurnes peuvent effectivement différer sur de nombreux points (cause, circonstances, etc...). Toutefois, il semble que les facteurs favorisants habituels (état de fatigue, manque de sommeil, stress) puissent également jouer un rôle pour les crises de nuit.
Bien sûr que non. Une épilepsie est une affection dynamique, qui va se modifier au cours du temps, et dans certains cas, évoluer spontanément vers la guérison.
C'est une éventualité, bien sûr, qu'il faut évoquer avec votre médecin traitant.
Il faut certainement discuter de ce qui nourrit votre angoisse avec votre médecin traitant et votre neurologue. A priori, la plupart des épilepsies sont bien contrôlées sous traitement, ce qui permet de conduire une vie tout à fait normale.
Le lien entre le climat hormonal et la survenue des crises a fait l'objet de nombreuses études. Il semble que les fluctuations de certaines hormones (en particulier de la progestérone) jouent un rôle important dans la vulnérabilité aux crises, ce qui explique, chez certaines femmes, un renforcement des crises au moment des règles.
Il existe de nombreux arguments expliquant qu'une épilepsie puisse changer dans ses manifestations au cours du temps : le cerveau change, la maladie évolue, le traitement change aussi.
La meilleure situation est l'enregistrement de crises spontanées, bien sûr. Parfois il est utile de stimuler les contacts des électrodes implantés, pour connaitre leur contribution exacte au foyer épileptique.
Tous les traitements médicaux sont malheureusement susceptibles de présenter des effets secondaires. L'important est toujours de pouvoir apprécier si la balance bénéfice/inconvénient justifie la poursuite du traitement.
C'est souvent un examen nécessaire, car il permet de préciser la cause de l'épilepsie et peut contribuer à apprécier la région qui pourrait être à l'origine des crises (qui n'est pas forcément strictement la même).
Il y a encore très peu de données fiables concernant le Lévétiracétam. Les quelques rares études disponibles n'ont pas montré de risque important.
Très difficilement. IL existe de très nombreux arguments permettant de distinguer de manière fiable les deux maladies.
Tout à fait, puisqu'elle signale que les aires du langage ont été transitoirement désorganisé par la survenue de la crise.
Habituellement non. D'une manière plus générale, l'exercice physique exerce plutôt un effet favorable et reste recommandé.
Non, s'il n'y a pas eu de complication sévère (entrainant par exemple une admission du nouveau né en réanimation néonatale).
Les réponses du Dr Emmanuel Raffo, neuropédiatre
L'évolution de l'épilepsie au long cours doit être déterminée au cas par cas en connaissant le patient. Souvent l'épilepsie peut être maîtrisée par un traitement médicamenteux, bien que dans certains cas elle puisse être résistante au traitement sans qu'on puisse à priori le déterminer.
Le régime cétogène est actuellement utilisé dans de nombreux centres d'épileptologie pédiatrique en France.
L'allaitement maternel doit être discuté avec votre neurologue et le pédiatre suivra votre enfant, dès la maternité. Dans de nombreux cas il peut être possible.
Il ne faut pas hésiter à parler de ces interrogations au médecin qui suit habituellement un patient. Il existe en France un réseau de centre de prise en charge des patients épileptiques.
Le jeune âge de l'enfant n'est pas une contre indication à envisager un traitement chirurgical lorsqu'une épilepsie est résistante au traitement. Cependant toutes les épilepsies résistantes au traitement ne sont pas accessibles à ce type de traitement.
Il s'agit "d’une façon de parler" pour décrire les anomalies électroencéphalographiques visibles lors d'une crise d'épilepsie.
Souvent on assimile perte de connaissance et crise d'épilepsie. Pourtant les signes de crises peuvent être très différents, et il n'est pas rare que devant des signes peut impressionnants le diagnostique soit plus difficile à porter.
Il existe en France une législation précise pour l'obtention du permis de conduire. Les patients épileptiques doivent se signaler à la commission du permis de conduire qui expertise le dossier en fonction des données communiquées par le neurologue qui suit le patient pour déterminer l'aptitude de la personne à conduire une voiture.
Lors de l'évolution d'une épilepsie il peut y avoir une modification de la symptomatologie des crises ou de leur fréquence sans que l'on puisse en déterminer la cause et sans facteur apparemment déclenchant.
Dans la plupart des cas d'absences typiques qui débutent dans l'enfance l'évolution est favorable à l'adolescence.
Dans certains cas le port de lunettes spéciales permet de diminuer la photosensibilité.
Beaucoup de femmes épileptiques mènent une grossesse sans difficulté. Dans tous les cas il est souhaitable de parler avec son neurologue et son gynécologue du projet de grossesse. Avec certains médicaments un traitement vitaminique est parfois débuté avant la grossesse.
Oui. Pour prendre un exemple, les absences de l'enfant sont une épilepsie généralisée qui guérit le plus souvent à l'adolescence.
Les troubles des apprentissages de l'enfant ne sont pas à l'origine de crises épileptiques en revanche lorsqu'un enfant épileptique présente des difficultés d'apprentissages il faut les signaler au neurologue ou au neuropédiatre qui le suit pour les évaluer et envisager leur prise en charge.
Au cours de la maturation du cerveau, les manifestations épileptiques peuvent changer. De même certains traitements peuvent avoir une efficacité différente chez un nourrisson et chez un grand enfant.
Parfois l'épilepsie peut être responsable de difficultés d'apprentissage. Il faut pourtant évaluer précisément ces difficultés et le type d'épilepsie avant d'en affirmer le lien.
Les manifestations d'auto bercement à l'endormissement sont souvent bénignes. Il faut en parler au médecin qui suit l'enfant. Le pédiatre par un interrogatoire précis et après l'examen de l'enfant saura déterminer s'il faut envisager des examens complémentaires.
Un bilan neuropsychologique évalue les performances d'un enfant dans les différents domaines des apprentissages. Il s'agit de différents tests sous forme de jeux qui lui sont proposés. L'objectif est de bien connaître un enfant pour lui proposer des aides adaptées s’il en a besoin.
Si la personne épileptique est d'accord, son conjoint peut l'accompagner au cours de la consultation avec le neurologue.
Après une crise d'épilepsie partielle, il est possible de présenter de façon transitoire une paralysie.
Dans de nombreux cas d'épilepsie, en particulier chez l'enfant, les crises d'épilepsie peuvent s'arrêter.
Il s'agit d'une intervention chirurgicale qui dans certains cas d'épilepsie résistante au traitement vise à "déconnecter" une partie d'un hémisphère cérébral responsable des crises.
En cas d'épilepsie bien équilibrée sous traitement il est possible après avis de son neurologue et après avis de la commission du permis de conduire d'obtenir le permis.
La stimulation du nerf vague est une technique proposée dans certaines épilepsies résistantes au traitement médicamenteux. Dans certains cas on peut observer une diminution de la fréquence des crises et une amélioration de la qualité de vie des patients.
La compliance au traitement est difficile chez les adolescents. Il faut aborder cela lors de la consultation avec le spécialiste qui le suit. Il faut souvent laisser les adolescents parler de leur maladie, comme les enfants. Les parents doivent essayer de donner ce temps de parole aux enfants pendant les consultations.
Chez le jeune enfant entre 1 et 5 ans, des convulsions peuvent survenir lors d'épisodes fébriles sans que pour autant l'enfant devienne épileptique. Il faut dans tous les cas consulter un médecin. Dans d'autres cas, certaines personnes épileptiques ont des crises plus fréquentes en cas de fièvre, mais cela n'est pas systématique.
L'épilepsie peut débuter à tout âge, chez le nourrisson comme chez la personne âgée.
Les réponses du Dr Jean-Marc Pinard, neuropédiatre
A ma connaissance, s'il s'agit d'un enfant faisant des crises épileptiques, il n'y a pas de lien. S'il s'agit d'un adulte, je laisse répondre les neurologues s'occupant d'adultes épileptiques.
Il s'agit d'une maladie d'un hémisphère cérébral donnant de très nombreuses crises, parfois en continu. Elle commence souvent dans l'enfance. La cause est mal connue. Des phénomènes inflammatoires sont très vraisemblables. Il n'existe pas de traitement spécifique de cette maladie et de sa (ou ses) cause(s). Divers anti-épileptiques peuvent être proposés, en particulier ceux pour les crises partielles. On peut aussi proposer les corticoïdes et les immunosuppresseurs. Des traitements chirurgicaux sont aussi possibles dans certaines indications dépendant du handicap associé aux crises.
Il faut s'assurer de la disparition des crises et des anomalies paroxystiques au cours du sommeil ET mettre en place une rééducation en orthophonie (ou autre selon les troubles associés aux difficultés de langage. Pour traiter des POCS (pointes continues pendant le sommeil), s'il y en a, divers traitements peuvent être proposés, voire des corticoïdes.
Cela dépend du type de lésion responsable du déficit moteur et de la fréquence des crises : cela est parfois possible. Dans tous les cas, il faut de la rééducation par kinésithérapie voire de l'ergothérapie, plusieurs fois par semaine. Il faut aussi s'assurer qu'il n'a pas de difficultés d'apprentissages associées qui peuvent nécessiter des rééducations spécifiques.
Oui, le Lamotrigine, l'Ethosuximide voire l'association de 2 médicaments efficaces sur les absences. En cas de résistance vraie avec des traitements bien prescrits et bien pris, la stimulation vagale peut être proposée s'il s'agit bien d'absences vraies et non d'absences atypiques ou de crises partielles : le traitement serait alors très différent.
Oui, le sommeil et le manque de sommeil favorisent les crises et les crises perturbent le sommeil entraînant un manque de sommeil. Il faut tenir compte de cela dans la prescription du traitement et le suivi d'une épilepsie. A l'évidence, votre fille doit avoir une optimisation de son traitement. La micropakine en une seule prise peut être une solution, mais il faut reprendre contact avec votre médecin ou votre neuropédiatre.
Se cacher la tête sous le sable n'améliorera pas sa situation. Il vous faut revoir votre médecin.
C'est une solution s'il s'agit bien d'absences typiques. Voir ci-dessus.
Il s'agit d'une sorte de pace maker cérébral qui diminue l'excitabilité cérébrale. Ce n'est pas une opération très lourde. Vous devriez consulter le centre qui vous a surement été proposé. Tout cela vous sera expliqué.
Oui peut-être. Un très important bilan doit être effectué avant de prendre une décision chirurgical : origine des crises ; risques fonctionnels cérébraux post-op ; type de chirurgie ... Plusieurs centres en France peuvent faire ce type de bilan et opérer mais vous devez déjà être suivi par une équipe de neuropédiatrie qui s'assurera de l'éventuelle possibilité d'une chirurgie de l'épilepsie.
Vers une équipe de neuropédiatrie si ce n'est déjà fait. Mais il existe de nombreuses causes d'épilepsies encore inconnues, ne permettant pas de faire un diagnostic précis. L'épilepsie n'est pas une maladie mais des maladies très différentes parfois les unes des autres. C'est (ce sont) plutôt un mode de souffrance ou de dysfonctionnement du cerveau qui peut révéler diverses maladies. Comme le mal de tête peut avoir diverses causes : migraine, tumeur cérébrale ou lendemain de cuite... de pronostics très différents. Certaines épilepsies sont bénignes, d'autres très sévères. Une équipe spécialisée peut faire au moins ce type de distinction, même si aucune cause précise n'est retrouvée.
En savoir plus
L'épilepsie n'est pas une maladie mais recouvre un ensemble de maladies se manifestant par des crises épileptiques. En France, on compte 500 000 épileptiques, dont la moitié a moins de vingt ans. Ce dysfonctionnement cérébral est, après la migraine, le premier motif de consultation d’un neurologue.
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* La réponse du Dr Philippe Kahane, responsable du pôle Epilepsie au CHU de Grenoble
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