Cancer colorectal : faites le test, c'est facile !

PRÉVENTION - Nous voici en mars ! Mois des giboulées, du retour du printemps... et également celui de la mobilisation contre le cancer colorectal. C'est "Mars Bleu", le dispositif d'information proposé aux plus de cinquante ans par le ministère de la Santé, l'Institut national du cancer (INCa) et l'Assurance maladie. Troisième cancer le plus fréquent et deuxième cancer le plus meurtrier, le cancer colorectal se guérit dans neuf cas sur dix, s'il est détecté tôt. Or, le test est simple et gratuit !

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Cancer colorectal : faites le test, c'est facile !

Le dépistage du cancer du sein est entré dans les mœurs. Le taux de participation au dépistage organisé dépasse chaque année les 50%. Mais les Français sous-estiment le cancer colorectal.

En 2012, le cancer colorectal a touché plus de 42 000 nouvelles personnes en France (23 200 hommes et 18 900 femmes) et a été responsable de plus de 17 500 décès.

Dépistage du cancer colorectal : un test simple à faire chez soi

Une récente étude réalisée pour l'Institut National du Cancer (INCa), a montré que les personnes sous-estiment ou méconnaissent les chances de guérison de cette pathologie quand elle est détectée à un stade précoce. En effet, neuf fois sur dix, il se guérit quand il est dépisté à temps.

Dépister pour mieux traiter le cancer colorectal

La majorité de ces cancers colorectaux se développent à partir de petites tumeurs généralement bénignes : les polypes. Ce sont de petites excroissances qui se développent à la surface de la paroi interne du côlon et du rectum, au niveau de la muqueuse. Avec le temps, ces polypes peuvent se transformer en tumeurs cancéreuses. On parle de polypes adénomateux, ou adénomes. 10% de ces adénomes atteignent 1 cm de diamètre et parmi ceux-ci, un quart environ deviendront des cancers. Le tout évolue sur une dizaine d'années.

Il est possible de détecter ces polypes et de les retirer avant qu'ils ne deviennent malins. Mieux encore : dépister le cancer à un stade si précoce que les polypes mesurent moins d'un centimètre, et augmenter ainsi à 90% le taux de survie à 5 ans.

Depuis 4 ans, le cancer colorectal fait l'objet, tout comme le cancer du sein, d'un programme de dépistage organisé proposé par les pouvoirs publics. Il s'adresse aux femmes et aux hommes âgés de 50 à 74 ans.

Tout le problème est maintenant d'inciter les Français à y participer. 17 millions de Français sont concernés. Seuls 5 millions ont réalisé le test, soit un taux de participation de 31,7%. Pourtant, en 2009, il a permis de détecter plus de 5.400 cas de cancers colorectaux, et de prendre en charge près de 14.300 personnes ayant au moins un adénome avancé.

Inciter au dépistage

Pour la 6ème année, les pouvoirs publics consacrent le mois de mars à une campagne d'information, histoire d'inciter les personnes concernées par le dépistage. L'idée est de souligner un paradoxe : "le cancer colorectal se guérit dans neuf cas sur dix lorsqu'il est dépisté à temps, et pourtant il reste encore aujourd'hui le deuxième cancer le plus meurtrier en France".

Radio, télé, presse écrite… Tous les supports sont bons pour délivrer le message. Sur Internet, des dossiers d'information sont à consulter.

Et une ligne téléphonique Cancer Info (0810 810 821) est mise à disposition.

Le dépistage se fait avec son médecin traitant. S'il estime son patient éligible, il lui remet un test Hemoccult II® à faire chez soi. Sur les trois selles consécutives, le patient devra prélever, à l'aide de bâtonnets, deux échantillons de la taille d'un grain de riz et les déposer sur une plaquette. Puis envoyer le tout par courrier.

Dans 98% des cas, le test est négatif. La personne sera invitée à renouveler le test dans deux ans. Si le test est positif (2% à 3% des cas), la personne est orientée vers un gastroentérologue pour réaliser une coloscopie.

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