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Le point sur les règles

Les règles marquent le début du cycle hormonal chez la femme. Souvent appréhendée par les jeunes filles, cette période est synonyme d'inconfort. Il existe aujourd'hui un large choix de traitements pour en réduire les effets. Mais parfois, des règles abondantes ou un dérèglement lié à la pratique intensive d'un sport deviennent problématiques.

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Qu'est-ce que les règles ?

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Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent le cycle des règles.

Douloureuses, abondantes, irrégulières... Les règles peuvent s'accompagner de maux de ventre, de fatigue ou d'irritabilité. De la puberté à la ménopause, les règles jalonnent, avec plus ou moins de facilité, la vie des femmes.

Dès la puberté, le cerveau déclenche le fonctionnement des ovaires pour produire des hormones sexuelles. Cette sécrétion suit un cycle qui dure en moyenne 28 jours. Au cours des treize premiers jours, le cerveau envoie des hormones qui vont stimuler dans les ovaires la croissance des futurs ovules. Les ovaires produisent alors des œstrogènes qui vont développer la muqueuse de la cavité utérine (elle s'épaissit) pour que le futur embryon puisse y faire son nid. Au quatorzième jour, une autre hormone du cerveau déclenche l'ovulation.

Un seul ovocyte est expulsé vers l'utérus. L'ovaire produit alors de la progestérone pour soutenir une éventuelle grossesse. Quand aucun spermatozoïde n'a fécondé d'ovule, l'ovaire diminue sa production d'hormones. C'est cette chute d'hormones qui déclenche la destruction des couches superficielles de la muqueuse utérine. Une destruction qui se traduit par des saignements que l'on appelle les règles.

Cette mécanique se déroule chez la plupart des femmes qui ont un cycle régulier d'environ 28 jours. Mais parfois cela ne se déroule pas de cette manière. Les cycles peuvent être irréguliers, plus rares, les saignements abondants, des douleurs peuvent aussi rendre cette période très difficile à vivre.

Serviettes, tampons, etc. : mode d'emploi

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L'utilisation du tampon n'est pas toujours facile pour les jeunes filles.

Toutes les jeunes filles qui lisent pour la première fois la notice d'utilisation d'un tampon sont forcément intriguées par le risque de syndrome du choc toxique. Cette maladie rare mais grave est provoquée par une bactérie, le staphylocoque doré. Vomissements, évanouissements, chute de tension ou signes de déshydratation apparaissent et ce choc toxique peut être fatal. Il doit être traité immédiatement.

Quand les règles sont douloureuses...

Contre les douleurs de règles, plusieurs solutions existent. Parmi elles, la fameuse bouillotte ou le bain chaud. La chaleur est très efficace en cas de règles douloureuses, elle permet notamment de détendre les muscles et donc l'utérus. Mais attention la chaleur peut intensifier le flux des règles dans les heures qui suivent.

Vous pouvez également trouver des objets comme des ceintures contre les douleurs de règles. Toutefois, l'efficacité de ces ceintures qui massent la zone douloureuse reste à démontrer...

L'hygiène et le pouvoir absorbant du tampon joueraient aussi un rôle. Mais le tampon n'est pas la seule cause de syndrome de choc toxique, puisqu'il touche aussi des femmes non réglées et même des hommes.

Seules 20% des femmes utilisent des tampons, le reste préfère les serviettes. Un marché imposant qui concerne, en France, 15 millions de femmes de 13 à 52 ans.

Les serviettes et les tampons jetables bio ont l'avantage d'être constitués de composants naturels, biodégradables, et leur composition est entièrement connue. Ils sont vendus, en France, dans les magasins bios ou sur Internet, et leurs prix sont 10% à 15% plus chers que ceux des trois principales marques de la grande distribution.

Les femmes reviennent aussi aux serviettes lavables, souvent après avoir découvert les couches lavables de leurs nouveaux-nés. Il faut les tremper dans une bassine avant de les laver à la main ou bien les passer à la machine. Le prix est de 15 euros la serviette. Mais certaines femmes n'ont pas envie de voir leur sang ni de le toucher et préfèrent donc l'option jetable.

Aloé vera, violette, fraîcheur mentholée… Les serviettes hygiéniques parfumées sont de plus en plus à la mode. Mais attention, les parfums contenus dans les protections intimes ont tendance à augmenter le risque d'allergies : irritations, brûlures au niveau de la vulve... Mieux vaut donc les éviter surtout si vous êtes sujettes aux irritations.

Contre les mycoses et autres irritations, les tampons probiotiques ont la cote. Ils sont très efficaces pour lutter contre les infections vaginales. Quand on souffre d'irritations à répétition, cela signifie que la flore vaginale est déstabilisée. C'est notamment le cas durant les règles. Généralement, on soigne cela avec des ovules. Mais les tampons probiotiques sont plus pratiques à utiliser. Des gynécologues recommandent même leur utilisation de façon préventive pendant les règles, à raison d'un ou deux tampons pendant trois jours maximum. Les probiotiques contenus à l'intérieur vont restaurer la flore vaginale et prévenir ainsi les irritations. Seul problème, son coût : comptez 11 euros pour une boîte de 22 tampons.

Il existe une alternative aux tampons et serviettes hygiéniques, directement héritée des produits utilisés par nos grands-mères : les éponges et la coupe menstruelle. Les premières s'utilisent comme un tampon. On peut leur coudre un petit cordon pour les retirer plus facilement. Elles doivent être désinfectées avant et après les règles et peuvent être utilisées entre six mois et un an.

Quant à la coupe menstruelle, on l'introduit dans le vagin pour qu'elle recueille le sang des règles. Pour l'insérer, on la plie en deux et on la dépose à l'entrée du vagin. On coupe la tige selon la longueur souhaitée. A base de silicone de grés, cette coupe est totalement naturelle et non allergène. On la vide, le matin et le soir, dans les toilettes ou dans le lavabo et on la rince à l'eau, éventuellement avec un désinfectant naturel, comme des extraits de pépins de pamplemousse. Une coupe se conserve plusieurs années et se vend 28 euros.

La composition des protections intimes pointée du doigt

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Des produits toxiques seraient contenus dans les protections périodiques.

Tampons, serviettes hygiéniques… En moyenne, une femme utilise 10.000 protections périodiques au cours de sa vie. Un geste qui ne serait pas sans danger pour la santé. En cause : leur composition.

Au cours de l'été 2015, une étudiante lance une pétition pour interpeller la marque Tampax. En mars 2016, le magazine 60 Millions de consommateurs suit le mouvement. Onze références sont ainsi analysées, avec des résultats pour le moins surprenants : "On a trouvé des résidus de dioxines dans deux références de tampons sur les trois. Dans la troisième référence, on a trouvé des résidus de dérivés halogénés, des dérivés de la famille chlore. Le chlore étant connu pour être un irritant. On a trouvé dans une référence de protège-slips du glyphosate qui est un pesticide, un herbicide bien connu. C'est la substance active du Roundup®. Mais on l'a trouvé dans une marque bio, ce qui est très surprenant", confie Victoire N'Sondé, journaliste.

Le magazine demande aux fabricants de donner la composition précise de leurs produits sur les emballages : "Pas une liste globale sur le site, mais une liste précise, référence par référence, pour que les femmes puissent choisir en connaissance de cause", précise Victoire N'Sondé. D'après les experts, même en concentrations faibles, dioxines et glyphosate ne sont pas pour autant inoffensifs comme le confirme le Dr Jean-Marc Bohbot, médecin infectiologue : "Il y en a certains qui sont des perturbateurs endocriniens bien connus, c'est-à-dire qu'ils vont provoquer des anomalies en particulier chez les femmes enceintes. Et il y a d'autres substances qui sont des facteurs carcinogènes, c'est-à-dire susceptibles de développer des cancers ou en tout cas d'être des facteurs qui accélèrent le développement de cancers. Mais on ne connaît pas le degré de perméabilité de la muqueuse vaginale face à ces substances. Le plus important maintenant, c'est de faire des études pour savoir quelle est la quantité de ces produits toxiques ou pseudo-toxiques que l'on va retrouver dans le sang à partir de ce foyer vaginal".

En attendant les résultats de ces études, les consommatrices sont de plus en plus nombreuses à trancher en optant par exemple pour la coupe menstruelle. Vendue 20 euros en moyenne, cette coupe en silicone est désormais disponible en grandes surfaces.

Troubles des règles : parlez-en à votre médecin

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Opération chirurgicale : résection de polypes responsables de règles hémorragiques

Les troubles des règles sont fréquents après 40 ans. Mais les femmes n'ont pas toujours l'idée d'en parler à leurs médecins. Pourtant une petite intervention peut parfois résoudre le problème.

Règles et sport intensif

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La pratique d'un sport de manière intensive peut avoir des conséquences sur le cycles des règles

On parle souvent de périodes d'aménorrhée, c'est-à-dire d'absence de règles, chez les gymnastes et autres pratiquantes de sports intensifs. Mais on parle moins souvent des difficultés pendant les règles...

Règles douloureuses : ce n'est pas une fatalité

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Léa, 19 ans, consulte une gynécologue pour tenter de trouver une solution à ses problèmes de règles douloureuses

Les douleurs de règles ne sont pas une fatalité. Il existe des solutions pour les soulager.

Pour proposer la solution la plus adaptée, la gynécologue pose tout d'abord une série de questions à la patiente : âge des premières règles, antécédents de cancer du sein dans la famille, antécédents de cancer de l'ovaire, de cancer du côlon, de cancer de la thyroïde, antécédents de phlébite"Les douleurs pendant les règles sont très fréquentes. Il est fréquent que les femmes se plaignent de douleurs de règles. Ce qui est très étonnant, c'est que beaucoup de femmes se plaignent de douleurs de règles et il y en a qui ont des franches douleurs de règles qui gênent leur vie quotidienne, mais elles n'en parlent pas du tout, elles ne s'en plaignent pas et ne savent même pas qu'il existe des solutions pour éviter de souffrir comme leur mère ou leur grand-mère", explique le Dr Hélène Borne, gynécologue.

Après l'interrogatoire, un examen clinique de la patiente est réalisé. Le but de cet examen est d'éliminer certaines pathologies pouvant être responsables des douleurs au moment des règles. Et en particulier, l'endométriose, une maladie qui touche le tissu de la paroi interne de l'utérus.

Aménorrhée : quand les règles se font attendre

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Les examens vont permettre de comprendre le fonctionnement et la stimulation des ovaires.

Beaucoup de femmes aimeraient se passer des règles. Mais quand elles disparaissent, ne faut-il pas s'inquiéter ?

C'est ce qui est arrivé à cette jeune patiente. Après une rupture sentimentale, elle arrête sa pilule contraceptive, et constate une absence de règles. Dès lors des examens vont être réalisés pour comprendre l'origine des troubles du cycle.